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3 septembre
  Publié: 3 juil 2018 à 10:59
Modifié:  3 juil 2018 à 11:21 par Maschoune
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Le réveil sonne
le train entre en gare
elle prend un bain sur le pouce
une tasse de café posée sur le bord de la baignoire
une cigarette se glisse entre ses doigts
car elle essaye d'arrêter
la télévision mime un monde rectangulaire et débridé
dans la salle à manger
il est six heures du matin
elle a faim
est en retard
amoureuse dans pas longtemps
prête à tout
ne doute de rien
une ampoule grillée sur la guirlande
donne sa langue au chat
la réponse qui sort de l'ombre
est un rébus éteint,

Le réveil sonne
il est debout avec un marteau à la main
la vie c'est des clous à enfoncer
dans l'aube molle
pour y faire tenir bien accroché
le cœur des hommes
il prend le morceau de pain de la veille
dont quelques miettes suffisent
pour grincer sous son coude
tandis qu'il passe son couteau sur sa langue
comme les ceinturons passent dans la boucle
le miel sent la fin d'une saison
avec des éclats de verre il rassemble des morceaux de son visage
dans la paume de sa main
se trouve irrégulièrement beau
c'est un peu plus tard qu'hier
mais cette ponctuation ne lui permet pas de reprendre son souffle,

Dans son registre des conséquences
elle admet l'ironie
d'être la vengeance d'une autre,

Dans son club de maraudeurs
il tient la comptabilité des impostures
en net recul,

la rue
ne gaspille pas plus que ce qui est nécessaire
pour joindre les deux bouts d'elle même,

Elle descend côté impair
lui remonte vers elle en posant des questions à la solitude
dont le siège passager est un courant d'air
elle a mis des sandales et une robe d'été et se regarde dans la vitrine du boulanger
avec une petite moue parfaite
et une autre agacée
lui un costume de serrure et une cravate en forme de clé
il ne sait pas à quoi il ressemble
sans doute à un champion du porte à porte,

Ils se croisent devant l'arrêt de bus numéro 8 de la rue des compléments d'objets directs
elle lui sourit comme la veille
mais sans le petit côté nerveux de la courtoisie
et lui improvise un treuille lyrique sans le superflu d'une connerie,



Elle pense que
C'est comme un crâne de chevreuil rempli de feuilles mortes
avec une hirondelle posée à la pointe d'une corne
dans une carte postale envoyée par la minute qui vient
à celle qui se termine à la seconde
Lui voit des cerf-volants en peau de lapin
tirés par un automate enfoncé dans un terrier
dans le ciel kaléidoscope du coup de foudre.

Un klaxon retentit
comme une poule chromée
une berline équipée d'un abruti tourne au coin de la rue
un vieil homme passe sa main dans le col de sa chemise
une petite fille sort de l'école avec une pomme de pin de toute les couleurs dans les bras
la nuit prendra son élan
tombera bien
son velours mélodieux et le marchand de sable sur la même longueur d'onde
sur le rôle des interrupteurs dans les chambres à coucher.

 
Maschoune

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Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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18 septembre
  Publié: 3 juil 2018 à 11:22
Modifié:  3 juil 2018 à 11:22 par Maschoune
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J'avoue que j'adore la "rue des compléments d'objets directs"

  ISABELLE
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3 septembre
  Publié: 3 juil 2018 à 11:28 Citer     Aller en bas de page

Citation de Maschoune
J'avoue que j'adore la "rue des compléments d'objets directs"




Alors c'est notre COD secret !

 
ode3117

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31 août
  Publié: 3 juil 2018 à 11:55 Citer     Aller en bas de page

Des instants de la vie bien narrés.
J'adore les descriptions telles que " Un crâne de chevreuil rempli de feuilles mortes..." etc. Cela m'a faite rire.
Merci pour cet écrit qui sort de l'ordinaire et que j'ai apprécié
Bien amicalement ODE 31 - 17

  OM
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3 septembre
  Publié: 4 juil 2018 à 04:41 Citer     Aller en bas de page

Citation de ode3117
Des instants de la vie bien narrés.
J'adore les descriptions telles que " Un crâne de chevreuil rempli de feuilles mortes..." etc. Cela m'a faite rire.
Merci pour cet écrit qui sort de l'ordinaire et que j'ai apprécié
Bien amicalement ODE 31 - 17



L'objectif est de donner du relief à la personnalité des protagonistes et d'associer cet impératif au plaisir du lecteur. Ainsi l'affectif peut agir entre le fictif et le réel.
C'est ma manière de procéder pour "conter". Avec beaucoup d'intuition et de...vin aussi !!!
Jérôme

 
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