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Joker


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  Publié: 9 févr 2017 à 20:04
Modifié:  10 févr 2017 à 03:59 par Maschoune
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QU’EST-CE QUE VOUS ME CACHEZ ?
Sixième partie (épilogue)

Le Roi (II ème)

Trois mois après le jour J

Quand les conditions de la réussite sont réunies, la réussite vient tout naturellement. Je fais preuve de rigueur dans mon travail en étant ponctuel et assidu. Je rassure ma patronne dans son inclination à vouloir m’aimer. C’est comme aux échecs. Après avoir réussi l’ouverture, un bon joueur attend les pièces adversaires, prêt à exploiter la moindre faiblesse.

Six mois après le jour J

Nous nous sommes installés à l’extérieur sous un parasol. Il faisait très chaud ce jour-là. Sur une table basse en osier, il y avait une bouteille de champagne et des petits fours. Très vite, la bouteille se vida. Au fil du temps, ses yeux me fixaient sans cligner. Le français est riche, mais il ignore le participe futur, une forme verbale qui existe en latin pour indiquer notamment l’imminence d’une action à venir. Nous n’étions plus dans l’instant, mais dans l’imminence. Elle s’est absentée brièvement pour revenir rafraichie, la bouche redessinée en rouge bordeaux. Sa peau basanée exhalait un parfum aux agrumes. Ses ongles longs, bombés, limés, étaient vernis d’un mauve foncé presque noir. Elle demanda à son domestique chargé des boissons de faire une course. La voie était libre pour m’introduire discrètement dans sa chambre. Elle était d’une souplesse remarquable. Je n’en dirai pas plus car je ne fus pas à la hauteur des événements. Il faut me comprendre. Je n’étais pas chez moi.

Elle s’est levée. Je suis resté seul allongé dans les draps froissés, le moral en berne. Moi, le chouchou de « Dame Nature », je ne pouvais évidemment pas accepter une prestation si médiocre, ni me contenter d’une simple saillie comme un vulgaire coq de basse-cour. Remotivé, tel un chasseur qui traque sa proie, je l’ai suivie dans la salle de bain. J’ai cherché et obtenu ma revanche. La foudre de mes ardeurs s’était abattue sur elle avec une force inouïe.

La nuit de la même journée

In the village the lion sleeps tonignt. Cette chanson des années ’60 joue dans mon casque. Enfin, le repos du guerrier vainqueur, je passe en revue mes exploits de la journée. Sa voix hésitante m’a remercié. C’était un moment de vérité très rare pour une personne qui joue en permanence, qui se prend pour une star. Depuis plusieurs mois, je rêvais de cet instant. Cette femme maniérée et raffinée, toujours affublée d’un sourire de convenance proche du mépris ou de la malice, m’a offert son corps de mannequin.

J’ai acquis les attributs du mari sans en voir le titre. Mais « Dame Nature » se fiche des appellations officielles et a horreur des rôles désuets. La passation des pouvoirs s’est opérée ce midi. Mon intronisation a lieu dans la salle de bain pendant qu’elle gisait au sol sous le lavabo. Je n’ai pas pris la peine de lui tendre la main car je voulais qu’elle ressente toute la lourdeur de son corps épuisé comme d’autres portent le poids de leurs péchés. A sa demande, je lui ai lancé un Kleenex, comme on jette un billet aux filles de joie. Par cette conquête féminine, le lion majestueux a triomphé du loup de Wall Street dans un combat loyal. Un homme bien « né » a pris la femme d’un opportuniste financier. Plus qu’un symbole, l’enjeu était le pouvoir. L’ordre jadis perturbé par la révolution est rétabli. Si nous vivions au sein d’une horde barbare ou dans un clan de gorilles, j’aurais ouvertement réclamé celle qui désormais m’appartient et ce soir elle aurait déménagé pour rejoindre mon abri afin de chauffer ma « paillasse » royale. Le mariage monogamique : encore une entrave moderne à mon règne. En réalité, je suis un roi privé de son harem. Comme mes victoires doivent être immortalisées pour la postérité, j’ai eu la bonne idée de mettre dans ma poche quelque chose de très personnel qu’elle ne donne jamais : son string rouge en dentelle.

Le lendemain matin

Visiblement mal à l’aise, elle n’ose plus me regarder dans les yeux. C’est fini. L’époque de mes petits cadeaux est terminée. Nous rentrons dans une nouvelle ère où dorénavant c’est elle qui devra me combler, céder à mes désirs. La situation s’est inversée, c’est moi qui règne à présent. Toutefois je dois garder les pieds sur terre et ne pas trop m’emballer, dans l’entreprise c’est toujours elle qui gouverne. De plus elle a une expérience dans les affaires que je ne possède pas.

10 ans plus tard

Je ne suis plus le même homme grâce à son façon particulière de renforcer les plus forts et d’écraser les plus faibles. J’ai atteint le grade de directeur général. Notre tandem béni par « Dame Nature » a fait des merveilles et en quelques années l’entreprise a démultiplié son chiffre d’affaires. J’ai épousé sa secrétaire. Une très jolie femme qui lui ressemble à bien des égards. Bientôt, j’aurai ma propre entreprise et plus rien ne me résistera.

Épilogue

J’ai retrouvé ma place au sommet de la pyramide sociale. C’est le destin qui m’a guidé. Je n’ai jamais eu confiance en tout ce qui est artificiel. Je me méfie des œuvres humaines. Je suis royaliste comme vous le savez, et aujourd’hui le monde entier découvre stupéfait les limites de la démocratie. D’ailleurs, si vous donnez le droit de vote à chaque partie de votre corps, ce n’est pas certain que votre cerveau sera élu. Imaginez un instant la pagaille que créerait ce mode de gouvernance dans la jungle. Le lion majestueux perdrait sa couronne, peut-être au profit d’un canard démagogue comme un certain Donald bien connu.

J’ai commencé ma carrière par un stage d’une année. J’ai dû travailler dur pour gravir les échelons. Personne ne m’a fait de cadeaux. La société moderne bourgeoise n’a pas reconnu mes privilèges. Bien qu’héritier d’une longue lignée de souverains, sans royaume, seules certaines femmes ont respecté mes prérogatives. Mon ex-patronne m’a aidé dans mon ascension. Elle reconnaissait en moi quelque chose de différent. Elle était élitiste et sélective. En cela, elle ressemblait à une louve alpha qui n’a aucune pitié quand il s’agit de défendre ses intérêts, qui se réserve le droit exclusif de jouir en écartant ses rivales, qui ne s’incline que devant un mâle dominant. Or les mâles dominants sont rares. Ces chouchous de « Dame Nature » naissent tous les vingt-cinq ans dans une communauté : un par génération. Les hommes, aveugles aux signes de la nature, m’ont combattu dans leur quête illusoire d’une société égalitaire. Heureusement, j’ai gagné tous mes combats. J’avais la foi et suis détenteur de certaines vérités cachées au grand public. N’oubliez jamais, Darwin est plus fort que Marx.


  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
Varh


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  Publié: 10 févr 2017 à 01:20 Citer     Aller en bas de page

Waouhhhhhhhh...... Joker, merci beaucoup ... j'ai adoré ce dernier acte...

Je suis vraiment heureuse d'avoir posé mes yeux sur ce scénario... Je regrette le peu de lecteurs.

Sachez que vous m'avez tenue à haleine depuis le premier acte... J'imagine aisément l'ensemble de vos textes définissant les contours d'un livre ou d'un film ou d'une pièce de théâtre ou les trois à la fois.
Votre écriture est superbe...

Merci beaucoup de ces cadeaux

Avec toute mon Amitié

V

 
Joker


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  Publié: 10 févr 2017 à 07:05 Citer     Aller en bas de page

Merci Varh.

Tes compliments me vont droit au cœur. En fait, la saga n'est pas finie, mais je ne veux pas monopoliser la parole sur ce site. Il y a encore quatre ou cinq articles : l'évolution de la patronne, l'épilogue du mari, la version de la secrétaire de la patronne, et la conclusion générale. Je veux bien publier la suite "à la carte" selon la demande de mes lecteurs. Juste pour toi (en message direct), je te promets l'épilogue du mari la semaine prochaine.

J.

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  Publié: 10 févr 2017 à 07:16 Citer     Aller en bas de page

Merci beaucoup. ...
J'apprécie beaucoup ce cadeau...

Avec ma sincère amitié

Varh

 
Joker


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  Publié: 1er juin 2017 à 07:55 Citer     Aller en bas de page

Merci Varh

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