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LPDP :: Poèmes d'amour :: Et, encore une fois, j'ai fait tomber mon cœur Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Romuald Augustin

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Modifié:  12 jan à 06:13 par Bestiole
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Et, encore une fois, j'ai fait tomber mon cœur.
Pris dans la mer du temps, le roulis de l'erreur
Le suçait vers le fond, du carcan de sa houle.
Sa coque de cristal, baladée des courants,
Luttait tant bien que mal, contre les vents puissants.
Qui formaient les barreaux de cette prison saoule !

Dans cette nuit sans yeux, les étoiles du ciel,
Silencieusement, penchées comme un autel
Religieusement, jetaient un froid sourire:
"Si tu dois couler, coule enfant des noirs minuits
Que tu vives ou meurs, est-ce l'un de nos soucis?
Depuis nos univers, nous, ne savons que rire"

Alors, abandonné, même par la mort, seul
Dans cette nuit sans voix, je dis à mon linceul:
"Alors je disparais, vous n´en avez que faire
Eh bien donc je vivrai pour vous montrer vos torts,
Je ne suis pas qu´un souffle où l´haleine des sorts,
Inspire comme un cierge au bout de sa prière!"

 
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

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Pourrait-on rêver mieux comme ultime lecture Que le livre infini de tes lèvres qui tremblent ? (@Chimay)
   
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16 janvier
  Publié: 12 jan à 06:13 Citer     Aller en bas de page

Très beau texte, en particulier la première strophe

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
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