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Chaule aime Aaron
   

Avraham

Poèmes : 11
Commentaires : 3
Connexions : 3364
Pages consultées : 23438

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 17 juin 2020
Dernière connexion : il y a 12 heures

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Sexe : Masculin
Lieu : Besançon (Doubs)
Profession : Diplomate à la retraite



Autres informations

Style musical préféré : Mélodies juives - Yaacov Shwekey est mon chanteur favori
Écrivain ou poète préféré : François Coppée




Passe-temps

Le temps ne passe pas ; c'est le vivant qui passe à travers le temps



Son histoire

Trouvère troublant trous verts et trous blancs
--------------------
Ma tanche m’entend en vers chanter et m’apprend
Que poète plus grand je suis de tout l’étang
Et en m’écoutant ma salamandre comprend
Que poète plus grand je suis de tous les temps
------------------------
Je sais gré aux dizaines de milliers de lecteurs m’écrivant en me complimentant auxquels je réponds à tous et à chacun mon ravissement



Projets futurs

Je suis d'accord avec Georges Perros



Autre

La liberté que le Bon Dieu accorde
Est dans la longueur qu'il donne à la corde
--------------------------------------------
Né avec son nez, on est comme on naît
--------------------------------------------
Ma citation du jour :

Le courage est de vaincre sa peur
René Char

---------------------------
Ma sélection du jour :

https://www.youtube.com/watch?v=qNl4aAoFRL0
------------------------------------
Tu es toute la vie

Tu es toute la vie et toute la vie t’aime
Après t’avoir choisi comme essentiel thème
En sachant qu’elle ne peut pas faire autrement
Que de te conserver quand un cher autre ment.

C’est elle seule qui est ta bonne compagne
A la montagne, en ville, à la mer, en campagne
Et tu n’es pas déçu que cet ange gardien
Te suive à la suite de ton pas quotidien.

La vie habite avec toi : tu es sa demeure ;
Sous ton toit tu fais tout pour ne pas qu’elle meure ;
Si elle s’affaiblit, tu es aux petits soins
Et te rends attentif à ses moindres besoins.

De son côté, elle te pousse vers l’avant
D’autant que par moments, manque un souffle de vent
Et quand tu dois aller à la neige en Norvège
Tu lui demandes : « dis, resté-je ou bien y vais-je ? »

Je vous regarde, je vous suis et je souris
A l’idée d’être une minuscule souris
Qui épierait vos joies, vos pleurs, vos doux mensonges
Dès le lever du jour jusqu’aux nuits dans vos songes.

Un jour, ta vie ne se sentit ni bien ni mal
Après avoir croisé un drôle d’animal ;
Elle s’est confiée le soir dans votre chambre :
« J’ai le sentiment qu’un loup viendra en décembre. »

Mais, c’est un mois plus tôt que la bête eut son corps
Et que tu es parti dans le même décor.
Depuis, je vous ai mis au centre de mon ventre
Afin que mon cœur vous aime et que rien n’y entre.

Jean-Michel Bollet
Dit l'Inouï
----------------------
(suite)

18 juin
De son calme nouveau mon âme est étonnée.
Jadis, quand revenait le printemps, chaque année,
J'étais triste, et songeais : Encore un de perdu !
Sachant que le bonheur à personne n'est dû,
Résigné, mais cachant une intime souffrance,
Aux matins décevants qui parlent d'espérance
Je m'attachais, j'aurais voulu les ralentir.
Eh bien ! cette fois-ci, printemps, tu peux partir.
J'attends le lendemain sans regret de la veille ;
A tous les jours je trouve une douceur pareille
Et ne désire plus en suspendre le cours.
Il me semble que c'est au bonheur que je cours
Et vers un horizon tout rose de promesse.
Hier Suzanne m'a dit, en sortant de la messe,
Qu'elle ne se sent pas de curiosité,
Qu'elle aime ce pays natal, jamais quitté,
Qu'elle y voudrait enfin passer toute sa vie,
Qu'elle n'a jamais eu la plus légère envie
De Paris ni d'aucun des plaisirs qu'il y a
Et qu'elle y souffrirait comme un camélia
Transporté sous le froid soleil de la Norvège.
Je puis bien vivre ici toujours... - A quoi rêvé-je ?

26 juin
C'est elle ! oui, c'est elle ! Ah ! c'est bien celle-là !
Oui, ce fut hier soir, quand elle me parla ;
Soudain je fus troublé d'une émotion telle
Que tout de suite j'ai senti que c'était elle !
Et mes lèvres, mes yeux, mon cœur, tout disait : Oui !
Ah ! mon passé n'est plus et s'est évanoui
Comme au premier soleil fond la dernière neige.
Ai-je espéré, joui, souffert, aimé ? Que sais-je ?
Je n'ai ni souvenir, ni regret, ni dégoût ;
Car je n'ai pas vécu. J'attendais, voilà tout !
Qu'importe au voyageur rendu sa longue course,
Au fleuve le torrent qu'il franchit à sa source,
Au soleil du midi l'orage du matin ?
Et que m'importe à moi tout ce passé lointain,
La douleur, le travail, l'ambition, la lutte,
Puisque je ne vivais que pour cette minute,
Puisque mon cœur n'avait - quoique sans s'en douter -
Pas une autre raison de battre et d'exister,
Et puisque enfin j'ai fait ta rencontre imprévue,
Toi que je reconnais sans t'avoir jamais vue ?

30 juin

Par son secret divin mon cœur est parfumé.
Oui, j'aime ! et je suis sûr, tôt ou tard, d'être aimé.
L'Angelus dit, ayant fermé la sacristie,
Le soir, le curé vient pour faire la partie.
C'est un bonhomme avec un doux rire indulgent,
Laissant voir ses souliers et leurs boucles d'argent ;
Car sa soutane est courte et l'abbé prend du ventre.
Respectueusement Suzanne, quand il entre,
Vient le débarrasser de son large chapeau,
Prépare l'échiquier, allume le flambeau
Dont un abat-jour vert tamise la lumière ;
Et les deux vieux, quittant leur gaîté coutumière,
Deviennent des joueurs d'échecs de pied en cap.
- Suzanne arrose alors ses bruyères du Cap,
Dans les vases de Chine, auprès de la fenêtre.
Et cette intimité, ce calme, ce bien-être,
Ce silence profond seulement traversé
Par le bruit peu fréquent d'un pion déplacé
Ou par le froissement de la robe de soie,
Me mettent dans le cœur une si douce joie,
Un si délicieux espoir d'avoir trouvé
La fiancée exquise et le bonheur rêvé,
Qu'assis dans un coin sombre et cachant mon ivresse,
Sans qu'elle en sache rien, je pleure de tendresse !

2 juillet

Ce serait sur les bords de la Seine. Je vois
Notre chalet, voilé par un bouquet de bois.
Un hamac au jardin, un bateau sur le fleuve.
Pas d'autre compagnon qu'un chien de Terre-Neuve
Qu'elle aimerait et dont je serais bien jaloux.
Des faïences à fleurs pendraient après des clous ;
Puis beaucoup de chapeaux de paille et des ombrelles.
Sous leurs papiers chinois les murs seraient si frêles
Que même, en travaillant, à travers la cloison
Je l'entendrais toujours errer par la maison
Et traîner dans l'étroit escalier sa pantoufle.
Les miroirs de ma chambre auraient senti son souffle
Et souvent réfléchi son visage, charmés.
Elle aurait effleuré tout de ses doigts aimés.
Et ces bruits, ces reflets, ces parfums, venant d'elle,
Ne me permettraient pas d'être une heure infidèle.
Enfin, quand, poursuivant un vers capricieux,
Je serais là, pensif et la main sur les yeux,
Elle viendrait, sachant pourtant que c'est un crime,
Pour lire mon poème et me souffler ma rime,
Derrière moi, sans bruit, sur la pointe des pieds.
Moi, qui ne veux pas voir mes secrets épiés,
Je me retournerais avec un air farouche ;
Mais son gentil baiser me fermerait la bouche.
- Et dans les bois voisins, inondés de rayons,
Précédés du gros chien, nous nous promènerions,
Moi, vêtu de coutil, elle, en toilette blanche
Et j'envelopperais sa taille et sous sa manche
Ma main caresserait la rondeur de son bras.
On ferait des bouquets et, quand nous serions las,
On rejoindrait, suivis toujours du chien qui jappe,
La table mise, avec des roses sur la nappe,
Près du bosquet criblé par le soleil couchant ;
Et, tout en s'envoyant des baisers en mangeant,
Tout en s'interrompant pour se dire : Je t'aime !
On assaisonnerait des fraises à la crème
Et l'on bavarderait comme des étourdis
Jusqu'à ce que la nuit descende... - O Paradis !

7 juillet

Faudra-t-il aujourd'hui lui dire que je l'aime ?
- Pas encore. L'aveu doit venir de lui-même,
Sans que nous y songions et naturellement.
J'attendrai jusque-là. Jusque-là seulement.
Je veux vivre en extase auprès d'elle et lui faire
Du feu de mes soupirs une chaude atmosphère ;
Je veux que mon regard, tendre encor plus qu'ardent,
Lui paraisse toujours doux en la regardant ;
Je veux que dans mon cher silence elle comprenne
Que je l'adore, ainsi qu'un page aime une reine,
Sans oser l'effleurer même par un désir
Et que je mourrais bien pour lui faire plaisir ;
Qu'elle est toute ma joie et présente et future ;
Que les enchantements de la belle nature,
Les diamants de l'aube ou l'or d'un soir d'été,
Ne sont pour moi qu'un cadre où fleurit sa beauté ;
Que l'air qui vient toucher sa personne adorable
Est le seul aujourd'hui qui me soit respirable
Et que même l'éclat magnifique des cieux
M'est bien égal, s'il n'est reflété par ses yeux !
Enfin, - je ne vis plus que parce que j'espère
Cet instant, - nous serons tous deux, loin de son père,
Une nuit, au jardin, et tu t'apercevras,
Olivier, que sa main a tremblé sur ton bras.
Comme un enfant qui tient captives des mésanges,
Tu lui prendras les mains. Le langage des anges
Pour lui parler d'amour te sera révélé.
Et, marchant lentement sous le ciel étoilé,
Les doigts unis, tes yeux fixés sur ses prunelles,
Vous vous direz tout bas des choses éternelles
Et ton premier baiser effleurera son front
Sous les astres du ciel qui se réjouiront !

Sur ces pages, qui sont aujourd'hui déchirées,
Le poète passait de bien douces soirées.
- On le voit par ces vers écrits au jour le jour. -
Il croyait, au foyer de son nouvel amour,
Avoir purifié sa coupable jeunesse.
La débauche, invoquant son triste droit d'aînesse,
N'était pas une fois venue encor ternir
Par un désir honteux, par un vil souvenir,
Cet amour qui naissait comme monte une aurore.
Pas une seule fois, pas une fois encore
Il n'avait vu surgir entre Suzanne et lui
Le spectre d'un passé mauvais évanoui ;
Et, laissant s'écouler les jours et les semaines,
Il espérait. Hélas! Illusions humaines!
.../...
(A demain pour la suite)

François Coppée
1 842 - 1 908
De l'académie française



 

 



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