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Tirons-les d'abord vers le haut ; la compréhension suivra plus tard... ou pas... — Salt And. Pepper (1832-1972)
   

Xuyozi Cet utilisateur est un membre privilège

Poèmes : 142
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Type de compte : Privilège
Membre depuis : 17 mai 2021
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Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Nom : Xuyozi Y. Zayaxa
Lieu : Sous le vent des mots et les baleines de mon parapluie...
Profession : Maître Zen à la retraite et Maître du Monde à temps partiel...



Autres informations

Film préféré : Mu ! Tu n'as rien compris, stupide disciple !...
Style musical préféré : La Sphumique des Mères...
Écrivain ou poète préféré : Celle qui rêve dans les Nuages de s'éveiller au Soleil...
Personnage de bande dessiné préféré : Boubou et Ddhaddha...




Passe-temps

Tordre le cou du Temps, ce salaud !...



Son histoire

Mon histoire est une histoire sans histoires...



Projets futurs

Bouffer le Futur, le Passé et le Présent, dans l'ordre et bien mélangés avant le petit déjeuner... ou après ? et dans le désordre ? j'hésite tout le temps...



Autre

Autreautre, facile à dire !...



Dernière entrée au journal

Publiée : 9 août à 15:22
Titre : Se voir ou ne pas se voir... - 2 commentaires sur cette entrée

Xuyozi remercie André : Merci André, très joli, j'ai bien aimé ma lecture...

X.



Le Paradis n’était pas grand ; parfaite, chaque forme ne s’y épanouissait qu’une fois ; un jardin les contenait toutes. – S’il était, ou s’il n’était pas, que nous importe ? mais il était tel, s’il était. Tout s’y cristallisait en une floraison nécessaire, et tout était parfaitement ainsi que cela devait être. – Tout demeurait immobile, car rien ne souhaitait d’être mieux. La calme gravitation opérait seule lentement la révolution de l’ensemble.

Et comme aucun élan ne cesse, dans le Passé ni dans l’Avenir, le Paradis n’était pas devenu, – il était simplement depuis toujours.

Chaste Éden ! Jardin des Idées ! où les formes, rythmiques et sûres, révélaient sans effort leur nombre ; où chaque chose était ce qu’elle paraissait ; où prouver était inutile.

Éden ! où les brises mélodieuses ondulaient en courbes prévues ; où le ciel étalait l’azur sur la pelouse symétrique ; où les oiseaux étaient couleur du temps et les papillons sur les fleurs faisaient des harmonies providentielles ; où la rose était rose parce que la cétoine était verte, qui venait c’est pourquoi s’y poser. Tout était parfait comme un nombre et se scandait normalement ; un accord émanait du rapport des lignes ; sur le jardin planait une constante symphonie.

Au centre de l’Éden, Ygdrasil, l’arbre logarithmique, plongeait dans le sol ses racines de vie, et promenait sur la pelouse autour, l’ombre épaisse de son feuillage où s’éployait la seule Nuit. Dans l’ombre, contre son tronc, s’appuyait le livre du Mystère – où se lisait la vérité qu’il faut connaître. Et le vent, soufflant dans les feuilles de l’arbre, en épelait, le long du jour, les hiéroglyphes nécessaires.

Adam, religieux, écoutait. Unique, encore insexué, il demeurait assis à l’ombre du grand arbre. L’homme ! Hypostase de l’Élohim, suppôt de la Divinité ! pour lui, par lui, les formes apparaissent. Immobile et central parmi toute cette féerie, il la regarde qui se déroule.

Mais, spectateur obligé, toujours, d’un spectacle où il n’a d’autre rôle que celui de regarder toujours, il se lasse. – Tout se joue pour lui, il le sait, – mais lui-même… – mais lui-même il ne se voit pas. Que lui fait dès lors tout le reste ? ah ! se voir ! – Certes il est puissant, puisqu’il crée et que le monde entier se suspend après son regard, – mais que sait-il de sa puissance, tant qu’elle reste inaffirmée ? – À force de les contempler, il ne se distingue plus de ces choses : ne pas savoir où l’on s’arrête – ne pas savoir jusqu’où l’on va ! Car c’est un esclavage enfin, si l’on n’ose risquer un geste, sans crever toute l’harmonie. – Et puis, tant pis ! cette harmonie m’agace, et son accord toujours parfait. Un geste ! un petit geste, pour savoir, – une dissonance, que diable ! – Eh ! va donc ! un peu d’imprévu.

Ah ! saisir ! saisir un rameau d’Ygdrasil entre ses doigts infatués, et qu’il le brise…

C’est fait.


André Gide, Le traité du Narcisse – Théorie du symbole

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