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Huslium

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  Publié: 29 mars 2008 à 16:52
Modifié:  4 avr 2008 à 08:49 par Huslium
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Le 29 mars, à quelques kilomètres de l'internat.




Mon G.,



Hier soir, j'ai écouté tes mains battre entre mes doigts. Je les ai écoutées longtemps, pourtant longtemps j'avais cru ne jamais les tenir.

- J'ai toujours rêvé de cela, et maintenant que ça se réalise...
- Tu connais Dire Straits ?
- Non...
- Dans leur chanson Romeo and Juliet, ils disent : "It was just that the time was wrong..." Ca doit être ça pour nous...
- Non pas vraiment.



Silence.

Mes mains sont trop froides. Trop froides. Et mon cœur brûle, comme on dit dans ces cas-là. Je les frotte un peu l'une contre l'autre...

- Donne-moi ces mains.

Timides mes mains avancent vers les siennes. Echange de chaleur. Mais rien à faire : mes mains restent froides... dans le creux de ses mains. Elles restent froides... comme je l'ai toujours été. Malheureusement. Froides comme les chemins de retour... Ces chemins si froids même quand il fait soleil sur la Tour Eiffel. Encore plus quand le cœur brûle.

- Ne t'en va pas...

Timide ?
Pourquoi mes joues se sont-elles peintes en rouge ? Rouge aux joues ? Je pensais que le rouge était pour les lèvres. L'as-tu remarqué, Guillaume ? Que mes joues se sont amusées à se maquiller...

Les rails. Je veux les tracer dans ma mémoire à jamais. Et tu sais, j'en ai parlé ce matin. J'ai conclu sur des voies ferrées. Sur un bruit de ferraille. T'as si bien su te construire, Guillaume, reconstruis-moi. Apprends-moi à me construire. Et je t'apprendrai... à exploser. (D'orange ?) A exploser dans les couleurs. A exploser en couleur.

Les rails sont écrits sur mes paupières. Et dessinent mes cils. Je m'en souviendrai... ce désir qui tremblait autour de mes doigts... Le désir de mes doigts de dessiner tes cils. Mes doigts voulaient embrasser tes cils. Ils étaient amoureux mes doigts, tu sais. Et mes yeux étaient amoureux. Et mes mains étaient amoureuses. Tout mon corps, sauf mon cœur. Parce que ça aurait été trop facile...

Mardi, nous irons au parc. Nous regarderons Paris se fatiguer au loin. Et j'entendrai tes sourires crier au fond de tes yeux... Paris, tu ne l'aimes pas, Paris, dis ? Tu ne l'aimes pas... Et Paris t'aime.
Nous irons au parc, Mardi (avec un grand 'aime'.) Nous irons voir Paris qui se fatigue à rester debout. Paris qui se perd entre les ruelles de tes yeux... Paris qui se perd entre les rides de mes mains. Et je l'aimerai tellement à ce moment-là. Elle coulera en moi... Elle glissera comme du verre brisé.
Mardi, nous irons au parc de Saint-Germain-en-Laye. Nous regarderons les tombes élevées près de la Seine. Nous cracherons sur le symbole de l'absolutisme dans ce parc-là. Les Saint-Germinois... Et zut ! Encore des préjugés, encore et toujours ! Et pourtant non ! Tu le sais et je le sais, Guillaume. Je le vois.

Mardi nous irons tout au fond du château de Saint-Germain-en-Laye, à la lisière de la forêt, d'où nous verrons la Seine couler (et nos amours, faut-il qu'il m'en souvienne ?)... La Seine couler sous nos pieds. La scène soumise à notre amour. La Seine mise en scène pour une pièce en or.

Guillaume, mardi, nous irons au parc du château de Saint-Germain-en-Laye. Et nous nous (re)garderons. Nous garderons entre nos lèvres le goût des papillons qui meurent le long de mon ventre. Et entre mes cuisses.

 
Huslium

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  Publié: 29 mars 2008 à 17:37 Citer     Aller en bas de page

Merci à toi.

Et surtout merci à lui, je pense...

 
xebeche


please send me more, yellow birds...
   
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24 juin 2009
  Publié: 30 mars 2008 à 06:54 Citer     Aller en bas de page

quel texte!
j'adore tout.
les mots
les images


je suis si heureuse pour toi ma belle...

 
Huslium

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27 février 2021
  Publié: 1er févr 2009 à 13:43 Citer     Aller en bas de page

Vortex : merci d'être passé. Ça m'a fait plaisir de te relire.

Dominique : je ne sais quoi dire, je pense que ces mots sont "grands" par rapport à un texte pareil... en tout cas, à l'écriture, le cœur y était... tout mon être y était...

 
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