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LPDP :: Journal :: Rêve éveillé - Le discours Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Lachésis (Moirae)


"Dis maman, si je ris puis que je pleure, est-ce que ça fera un arc-en-ciel ?"
   
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  Publié: 28 oct 2013 à 17:03
Modifié:  7 sept 2020 à 12:40 par Lachésis (Moirae)
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Est-ce que vous connaissez la série scrubs ? Le héros JD se perd souvent dans son imagination, il s'invente une petite histoire, souvent absurde, ce sont ses "daydreams". Dans un sens, je le fais souvent également.
Je n'aime pas la réalité, je m'imagine peut-être une sorte de vie parallèle où les choses se passent un peu différemment.
Et puis à l'université, il y a une professeur que j'admire énormément. Nous avions en début d'année été attribué un professeur référent qui est supposé nous suivre durant nos cinq années d'études, jusqu'à l'obtention du master. Seulement voilà, je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer la mienne, celle-ci ayant été retenue le jour où j'avais été supposé la rencontrer. Et dans le fond je m'en fiche un peu. Par contre cette professeur dont j'ai parlé en premier, j'aurais voulu qu'elle soit mon professeur référent. Peut-être que de n'avoir jamais rencontré le miens m'aide à l'envisager. Je ne sais même pas si elle s'occupe d'élèves en fait.
Mais voilà, après y avoir songé, je me suis imaginé le temps de me rendre au métro comment est-ce que je pourrais éventuellement lui demander si c'était possible. Et rapidement, mon esprit étant tel qu'il est, j'avais déjà imaginé tout un monologue où je pars un peu dans tous les sens mais dans lequel je parviens finalement au point. Et tout le reste du trajet, je n'ai pas arrêté de repenser à cette tirade, et puis à la maison, et puis pendant le dîner, et jusqu'au lit. Et comme le sommeil ne venait pas, et comme cette idée ne voulait pas me quitter, j'ai décidé de taper mot pour mot ce qui me trottait dans le tête depuis quelques heures alors.
Le problème c'est que si j'avais été la voir immédiatement, c'est probablement à peu près exactement ce que je lui aurait dit. Mais maintenant que non content d'avoir déjà tout imaginé, j'ai carrément tout taper sur mon ordinateur et qu'en plus de cela je connais ce "discours" par cœur, je n'ose plus le clamer devant elle, parce qu'il fait trop préparé. Ce ne serait plus raconter ce que j'ai sur le cœur, je trouve que ça ne ferait pas honnête. Et pourtant, c'est exactement moi, exactement ma manière d'être, de parler...
Et pour plusieurs raisons je ne sais plus si je dois lui demander, et encore moins avec ces mots.
Combien ridicule suis-je ? Mais j'ai besoin de me confronter à ce genre de problèmes un peu plus anodin, pour oublier tous les autres trop grave que je suis fatigué de subir. Et puis c'est facile à raconter, comme une anecdote, quand on ne sait pas quoi dire. Même si je ne parle plus tellement de toute manière.

Le "discours" tel que je l'ai immédiatement imaginé :

"Madame, s’il-vous-plait, est-ce que je peux vous parler deux minutes ? Merci.
Oui, donc, l’autre jour après la colle, vous m’avez parlé à propos de mon état de santé. Vous aviez senti que je n’allais pas bien, particulièrement ce jour-là. Le truc c’est que sur le coup vous étiez pressée, ou bien c’était moi, et puis il y avait peut-être un peu trop de monde, et vous m’aviez juste demandé rapidement d’un signe de tête si ça allait en début de cours. Mais voilà, ça vous avait marqué. Et je suppose que vous l’avez ressassé un minimum puisque vous m’avez reposé la question après la colle, alors que j’allais mieux que j’avais bien réussi la colle enfin bref. Et la manière dont vous l’avez demandé, la manière que vous avez eu de dire que je vous avais presque fait peur, et votre regard inquiet, enfin pour vous dire que ça m’a vraiment touché. D’autres professeurs, ont remarqué que j’étais au moins fatigué sinon que je n’allais pas très bien. Et puis ils avaient parfois l’air inquiets également, mais ils en faisaient des blagues et ils me souhaitaient d’aller mieux, enfin, ils ont agi comme il fallait. Mais vous, vous aviez plus l’air que juste inquiète, vous aviez l’ai de faire plus que ce qu’il fallait, vous vous aviez l’air en fait concernée. Et je me suis dit, c’est ça un professeur. Tout simplement.
Vous voyez, je n’ai pas une vie très facile, et par la force des choses durant ces dernières années, on m’a conseillé à plusieurs reprises de parler à des psychiatres ou des psychologues, pour m’aider. Mais je n’ai pas envie que l’on m’aide, j’ai juste envie que l’on m’écoute. Et je ne dis pas qu’ils seraient incapables d’écouter, mais voilà, un psychiatre n’a pas la même oreille qu’un professeur. Et puis par rapport à mes problèmes, ils sont bien trop ancrés dans le réel pour qu’un quelconque professionnel puisse m’aider. Et je ne prendrais jamais d’anxiolytiques. En fait pour être tout fait franc je ne me sens pas de parler de tout çà à un professeur, s’il y a une personne à qui je voudrais me confier, ce serait à quelqu’un d’important pour moi, sans vous offenser, quelqu’un que j’aime et qui m’aime. Parce que c’est ce que je recherche, quelqu’un qui m’écoute, sans me voir comme un patient ou quelqu’un qui a besoin d’aide ou de n’importe quel point qu’un professionnel peut emprunter. Je veux juste quelqu’un qui m’écoute pour le simple fait de m’écouter, parce qu’il s’en fait pour moi, et qu’il me voit comme moi, Michaël Laurent, et que ce soit la seule raison pour laquelle il m’écoute. Et dans mon entourage qui correspond à cette description. Mes sœurs, ce n’est franchement pas la peine, et puis tout en m’aimant, elles un avis bien tranché sur tout, et elle n’écoute jamais, ce que ne vas pas dans le même sens que leur conviction. Elle n’entende même pas. Mon père, en fait je ne reconnais même pas l’existence de mon père. Si je vais mal d’ailleurs, c’est entièrement à cause de lui et je n’ai pas envie d’en parler. Il reste donc ma mère. Ah ma mère. Je l’aime plus que tout, et c’est quelqu’un d’exceptionnel. Mais ce doit être dans ma manière de l’aimer. Je fais toujours de mon mieux pour être le meilleur fils possible, mais parallèlement, je suis super protecteur envers elle, presque un peu parfois comme si elle était mon enfant. Comme si c’était mon devoir de m’occuper d’elle. Et dans un sens, il est de notre devoir de nous occuper de nos parents. Mais comme je le fais, peut-être pas. Ma manière de m’inquiéter pour elle, ça va raiment dans le détail, dans le moindre mouvement, dans le moindre geste. Par exemple, parfois elle me demande de lui masser les pieds. Je le fais. Et parfois je me surprends à jouer un peu avec son gros orteil, parfois presque pour l’embêter gentiment, pour la taquiner. Mais parfois, par exemple, elle me le demande lorsqu’elle devant la télé, et donc entre guillemets, elle ne se rend même pas compte que je la masse, et puis elle est facilement dans la Lune. Et il arrive que sans s’en rendre compte, elle cherche à relever le gros orteil. Et je stoppe alors la pression de mes doigts, et je laisse son orteil libre. On pourrait croire que c’est naturel, je ne vais pas retenir son orteil. Mais en fait, d’instinct, je le retiendrais, pour la taquiner. Et si elle en est consciente, c’est en fait ce que je fais. Mais si elle relève son orteil sans y penser, pourquoi est-ce que je le laisse toujours aller alors ? Parce que je m’inquiète beaucoup trop pour elle, et laissez-moi vous expliquer comment ça se passe dans ma tête. Je me dis que si je retiens son orteil alors qu’elle le relève inconsciemment, elle sentirait dans son inconscient une résistance par rapport à sa volonté. Et je redoute alors à ce moment qu’à cause de moi elle se sente inconsciemment oppressée, et je m’efforce rapidement de faire en sorte que son orteil ne rencontre aucune résistance, qu’elle se sente libre de faire ses choix. Je suis plutôt torturé comme garçon, pas vrai ? Pour tout vous dire, enfin sans tout vous dire, je sais pourquoi je suis hyper protecteur, jusqu’à ce point ridicule, sans entrer dans les détails, parce que qui a le temps pour ça ? et puis de toute manière ce n’est ni le moment ni l’endroit, jusqu’à environ l’âge de mes dix ans, j’ai vu presque quotidiennement, ou en tout cas c’est comme ça que ma mémoire d’enfant s’en souviens, et c’était très régulier, je voyais presque quotidiennement ma mère pleurer. Je ne savais rien de pourquoi, à l’époque. Et je sais en plus de ça, que même avant ma naissance, même avant de rencontrer mon père, elle n’a jamais eu la vie facile. Vous voyez, elle est vietnamienne. Et quand elle était jeune, elle a connu la guerre. Elle a vu les cadavres de ses amis. Elle a parfois été trainée de famille d’accueils en famille d’accueil. Elle allait à l’école dans des caves pour éviter les bombes. Et sa famille n’avait pas beaucoup d’argent. Et d’ailleurs, la manière dont elle a rencontré mon père, c’est tellement l’ironie de la vie, le genre d’histoire qui me rend parfois si désabusé mais bon. Ma mère est quelqu’un d’exceptionnel, et je suis peut-être trop protecteur envers elle, mais je n’y peux rien, et je n’ai pas envie de le changer en fait. Et Je lui dis tout en fait, dans la limite du raisonnable qu’un fils va partager avec sa mère. Mais voilà parfois lorsque j’ai peut-être besoin de parler, de relâcher la pression à ma manière, j’ai peur de lui dire, par peur de l’inquiéter plus qu’il n’en faut. Elle a déjà tellement de soucis, et elle connait ma situation, psychique et physique, et ça la fait souffrir, et je n’ai pas envie de l’embêter avec mes histoires stupides où elle n’aurait même pas à répondre, mais j’ai tellement peur d’en rajouter à quelque chose de déjà tellement important, sa souffrance, je ne peux pas. Et à chaque que je lui parle presque, c’est toujours sur un ton enjoué, et je fais de mon mieux pour éviter au maximum les moments où je suis plus sérieux avec elle, même si parfois ils sont inévitables, et même dans ces moments, je ne lui parle pas de mes entre guillemets petits soucis, de mes appréhensions de la vie enfin tout çà quoi.
D’ailleurs quand je dis que je fais tout pour être un bon fils, il ne faut pas se méprendre, je suis loin d’être un fils parfait. J’ai toujours la volonté de l’écouter, mais il arrive qu’au final je ne l’écoute pas, même avec cette sincère volonté. Enfin vous savez ce que je pense de la volonté. En fait non vous ne savez pas. La volonté, pour moi, s’il y a un résultat, c’est l’intention. Et s’il y a un résultat sans volonté, c’est d’ailleurs qu’il n’y avait pas d’intention. On dit toujours que c’est l’intention qui compte, mais je dis que l’intention ne compte que s’il y a au moins un début de résultat. Par exemple si on offre un cadeau, oui, il y a le résultat que l’on a offert un cadeau, et si on avait la véritable volonté de l’offrir, oui il y a une intention et oui elle compte. Mais s’il n’y a rien c’est le résultat qui compte. L’intention c’est la sublimation de la volonté, la volonté transformé en réalité par la présence d’un quelconque résultat. L’intention ne compte qu’à partir du moment où elle existe, et pour moi elle n’existe que s’il y a quelque chose. C’est pour ça que pour moi, il est difficile de mentir sur ses intentions. Et donc, pour moi, qu’est-ce que la volonté s’il n’y a pas le début d’un résultat ? Parce que ça arrive, que l’on ait la volonté ô combien sincère de faire quelque chose et puis qu’au final on le la fait pas. On a tous connu ça. Et bien pour moi dans ce cas-là, la volonté ce n’est rien de plus qu’une jolie histoire. Parce que lorsque l’on a vraiment la volonté de faire quelque chose, on s’imagine en train de la faire et on s’imagine les résultats. Même si ça ne dure qu’une fraction de seconde. C’est en partie une caractéristique d’être un Homme. On envisage le futur. Par exemple si on envisage de faire la vaisselle, on se visualise à quoi ressemblera la cuisine une fois qu’elle sera terminé, même si c’est une image qui ne dure qu’un quart de seconde. Envisager les conséquences. Donc si on la volonté véritable de faire quelque chose, on s’est imaginé la faire. Mais si au final dans les faits malgré cette volonté sincère on n’a rien fait, ça ne reste que cette visualisation mentale que l’on s’est faite de cette volonté, de ce qu’elle aurait entraîné, de ce qu’elle serait devenu si nous l’avions transformé en réalité, mais on ne l’a pas fait, c’est resté une fiction, une jolie histoire. Et puis c’est une jolie histoire, mais inutile. Aussi inutile que… que des ions Na+ dans le calcul d’un pH. Je veux dire ils sont bien là, tout comme la volonté est bien réelle, mais au final dans le but que l’on s’est fixé, ils n’ont servi à rien. Et que ce but soit le calcul d’un pH ou bien faire la vaisselle, oui la volonté est là, mais les résultats non. Inutile. C’est pour ça. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Et bien c’est ça, l’enfer est pavé de jolies histoires. Mais jamais de réalité. Ou alors de mauvaises réalités, mais c’est encore autre chose. Enfin bref, tout ça pour dire que je ne suis pas du tout un enfant parfait, mais je fais des efforts. Et les efforts ce sont des résultats en soi, donc il y a une intention. Et d’ailleurs je fais la vaisselle sans problèmes, c’est sur d’autres choses que j’ai malgré moi plus de mal à écouter. Mais je fais des efforts et je m’améliore petit à petit, les intentions sont là. Ce que je fais ce ne sont pas des ions Na+ mais de l’acide chlorhydrique, ça compte, et pas qu’un peu ^^
Blague de chimiste, bon. Mais oui, les efforts ça compte.
Vous voyez parfois lorsque je me confie, un peu comme maintenant en fait, je peux faire de légères allusions. Et c’est ma manière à moi de me défouler, de crier, de taper dans un mur. Je suis beaucoup trop calme, et je ne crie jamais. Et quand je parle, si je considère que l’interlocuteur fait partie de ces oreilles auxquelles je veux parler, je fais ces allusions sensibles sur ce qui me gêne. Il faut vraiment les percevoir parfois, et plus elles sont sensibles, plus j’ai envie qu’on les remarque, mais plus il est difficile de s’en rendre compte, ce qui non seulement leur donne leur importance, mais rend compte de leur importance. C’est un cercle vicieux. Bon parfois c’est resté trop longtemps sur le cœur, et ça en devient évident. Mais la plupart du temps quand c’est trop évident, je n’ai besoin que d’un phrase à ce propos et je vais de l’avant, j’ai envie que l’on le remarque, mais une fois que c’est fait, ça n’a plus d’importance. Mais si j’ai vraiment besoin qu’on le remarque, je ne vais jamais le dire, je ne vais jamais m’en plaindre. Et donc j’en parle, mais sans en parler vraiment. Et si on ne le voit pas tant pis, mais si on le voit, j’ai envie d’en parle, d’aller au fond des choses, de l’exorciser. Et si on s’en rend, ô combien ça me soulage. C’est ma manière à moi de me défouler. Qu’on remarque sans que j’aie vraiment besoin d’en parler ce qui me travaille. Je m’imagine dans mes rêves les plus fous, que si j’ai la chance d’avoir une femme un jour elle saurait à chaque fois ce qui me tracasse, qu’elle me comprenne profondément d’un seul regard. C’est ce genre de choses qui me fait me sentir mieux. Et si je peux trouver ça de façon constante et consistance…
Mais vous voyez, avec vous j’ai eu le sentiment que vous écoutiez. Et pas forcément les mots, mais aussi le langage du corps par exemple, du regard, et surtout que vous vous en faites, que vous êtes concernée. En fait, c’est tellement rare pour moi, mais j’ai senti que si je devais m’ouvrir un peu, notamment pour des choses que j’aurais besoin de dire, et que je n’arrive pas à dire à ma mère, ou simplement pour le plaisir de parler, j’ai senti que si je devais m’ouvrir ne serait-ce qu’un tout petit peu, que ce serait plus facile avec vous. Et puis c’est à chaque fois que je vous vois, vous avez à mes yeux ce sentiment presque maternelle que je recherche. Vous vous en fait vous voyez. Et cette humanité profonde que j’ai l’impression de ressentir chez vous, c’est ce qui m’a amené à vous parler maintenant. En fait d’habitude ça n’arrive jamais, et souvent je vais vers des gens, lorsque j’en suis forcé avec beaucoup de choses en tête que j’ai envie de renverser, parfois même juste pour attaquer, selon la personne. Et puis au final je ne dis jamais rien. Parce que je n’ai même pas envie qu’ils m’écoutent. Je sens que ça ne m’apporterait rien. Mais avec vous j’ai vraiment senti que si je devais m’ouvrir ce serait possible. Et d’ailleurs j’ai déjà réussi à dire tout ça, et vous avez écouté, et tout n’est pas sorti exactement comme je l’avais en tête, mais je suis content de ne pas avoir vraiment perdu le fil. Parce que là où je veux en venir, c’est que j’aimerais que vous soyez mon professeur référent. Normalement c’est supposé être madame Dominique Aubert, mais je ne sais même pas qui c’est. Le jour où nous étions supposés rencontrer nos professeurs référents, elle n’avait pas pu être là. Et c’est sûrement quelqu’un de très bien, et elle ne me gênerait probablement pas en tant que professeur référent, mais vous j’ai envie que vous soyez le mien. Et puis il y a une différence entre quelque chose que l’on veut, et quelque chose qui ne nous gêne pas, surtout dans mon cas, je suis tellement conciliant, que peu de choses me gênent et j’ai rarement voire jamais ce genre d’audace en fait. J’ai rarement ce genre de souhait, dans le sens où je prends ce qui arrive comme ils arrivent. J’ai tellement de problèmes plus important à côtés, que rien ne me gêne vraiment. Rien de matériel en tout cas. Et désolé hein, quand je dis je veux, je pense je voudrais, je ne suis pas présomptueux, orgueilleux, c’est juste que j’aimerais tellement. Et puis votre attention envers les élèves ce n’était pas qu’avec moi, je l’ai sentie à chaque fois que vous parliez avec quelqu’un, lorsque vous aviez l’ai tellement désolé dans votre voix et dans votre regard lorsque vous avez appris qu’il avait dû se débrouiller avec son employeur. Et donc voilà, je voulais savoir s’il était possible d’une quelconque manière que vous deveniez mon professeur référent à la place de madame Aubert. Parce que pour moi, vous êtes le professeur référent parfait. Vous êtes ce que je n’attendais même pas chez quelqu’un que ce soit un professeur ou autre, alors si vous pouviez le devenir, ça fait bizarre de dire ça, mais ça me ferait plaisir, et j’en serais presque honoré."

  "Le petit chaperon rouge a été mon premier amour. Je crois que, si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur." Charles Dickens
Aude Doiderose


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  Publié: 28 oct 2013 à 17:26 Citer     Aller en bas de page

hou quelle tartine

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 29 oct 2013 à 01:17 Citer     Aller en bas de page

peut être tu es unique et ton besoin d' attention assez particulier, mais combien de parents sont des enfants ?

Je te souhaite bonne chance et des amis, des amis vrais...

galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Lachésis (Moirae)


"Dis maman, si je ris puis que je pleure, est-ce que ça fera un arc-en-ciel ?"
   
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  Publié: 29 oct 2013 à 17:34 Citer     Aller en bas de page

La tartine ? Oui, parfois, je ne fais pas les choses à moitié ^^'
Et puis je pense trop parfois, et ça perturbe même mon sommeil, je ne sais pas ne pas penser. J'avais jeter toutes ces lignes comme pour les exorciser, puisque je n'arrivais pas à les oublier, et puis je me suis dit, pourquoi pas les publier.

Suis-je si unique ? Peut-être. Par contre ce "besoin d'attention" est-il si particulier ?
Quant aux amis, je ne leur parle plus tellement à vrai dire, je ne suis même pas sûr du pourquoi exactement.

Mais merci, tes intentions sont touchantes.

  "Le petit chaperon rouge a été mon premier amour. Je crois que, si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur." Charles Dickens
Celle qui rêve


"Poésie, Ô danger des mots à la dérive..." Aragon
   
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11 novembre 2017
  Publié: 29 nov 2013 à 11:50
Modifié:  29 nov 2013 à 11:55 par Celle qui rêve
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Moi aussi ça m'arrive très très souvent (tous le temps en fait) de penser à quelque chose et dans l'instant qui suit d'être déjà en train de m'imaginer des tonnes de situations, de dialogues, et de choses que je n'oserais jamais faire en vrai, pour la raison que comme je les ai imaginées avant, je ne serais pas spontanée...

J'aime beaucoup ce que tu as dit sur les mères...

Peut-être que si tu lui envoie un mail, ça seras plus simple?

  Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. (Michel Audiard)
Lachésis (Moirae)


"Dis maman, si je ris puis que je pleure, est-ce que ça fera un arc-en-ciel ?"
   
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4 janvier
  Publié: 24 jan 2014 à 15:49 Citer     Aller en bas de page

Merci de ce message, même si je tombe dessus un peu tard.
"Content" de rencontrer quelqu'un qui connait ce sentiment >;
Ta réponse me touche

  "Le petit chaperon rouge a été mon premier amour. Je crois que, si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur." Charles Dickens
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