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LPDP :: Nouvelles littéraires :: «illusions» vertical_align_bottom arrow_forward_ios

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Lograth
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L'ire du dragon vert, ivre de flammes et de rage...
   
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  Publié: 5 jan 2003 à 12:54
Modifié:  6 juin 2009 à 15:34 par Tilou8897
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Avis : Prière de prendre note que ce texte a écrit il y a fort longtemps (mai 1979), alors veuillez excuser les erreurs et la naïveté d'un très jeune homme à l'époque, mais malgré tout, j'avais le goût de vous le faire partager.

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Vivez si m'en croyez
N'attendez à demain,
Cueillez des aujourd'hui
les roses de la vie...
-Ronsard

«Ah! Elle apprend aux torches à briller avec éclat;
On dirait qu'elle est suspendue à la joue de la nuit...»
-Shakespeare.
(Roméo et Juliette, I, 5)

«D'ailleurs le meilleur de ton repos, c'est le sommeil,
Et tu le provoques souvent de toi-même;
Cependant, tu crains violemment la mort qui n'est rien de plus» («Thy best of rest is sleep
And that thou oft provok's; yet grossly fear'st
Thy death which is no more.»)
-Shakespeare (Mesure for mesure, III, 1)


ILLUSIONS


Il marche depuis des jours, pieds nus, dans la neige, sans souffrir, sans rien sentir, ni la faim, ni la fatigue.
Depuis combien de temps n'a-t-il plus mangé?
Point bleu perdu dans le blanc désert de neige. Aucun sentiment de désespoir ou de révolte ne l'envahit.

«Ici ou ailleurs, j'aurais pu atterrir. Le moment venu, j'appellerai la mort comme une délivrance.»

Son cœur est maintenant comme la pierre et l'indifférence gagne son esprit engourdi par le froid. Une vision tourbillonne dans sa tête...

«Perdu dans la ronde infernale de mes souvenirs d'adolescence, je suis pris au piège. Impossible de s'échapper. Condamné à errer de moments passés à des moments futurs de ma vie, je suis prisonnier du Temps.»

C'était, il y a une éternité! Richard était parti de chez ces parents un soir d'automne et il n'est jamais revenu.
Depuis ce temps, il erre de campagne en campagne, de village en village, à la recherche de la liberté.

C'est le long de la route qu'il s'était tracé qu'il fit la rencontre, par un beau matin ensoleillé, de Chantal McNewen, jeune fille de seize ans, assoiffée de liberté tout comme lui.
Ensemble, ils s'aimèrent. Cela dura l'espace d'un été et le moment venu de la séparation...

«Ce fut le bête accident. Là-bas, sur la plage... Je n'ai pas eu le temps, c'est arrivé trop vite! Je l'ai vu comme dans un rêve... Ça c'est passé il y a longtemps déjà! L'horloge de la mort sonne le glas du trépas et le sang de l'humanité bafouée hurle dans nos veines.»

Ses mains sont maintenant de glace et tout au fond de sa poche, ses doigts raidis se resserrent sur une fleur défraîchie.

Un tourbillon de neige et de glace. Néant de l'espace. Nulle part et ailleurs. Autre temps et autre mœurs.
La dernière nuit avant le drame. Près de la mer, sur une plage déserte:

«Tiens, Ric, je te fais un cadeau! Tâche de le conserver, il te rappellera une jeune fille de seize ans parmi tes souvenirs.»

Tandis que Richard regarde les yeux pétillants de malice et de tendresse de sa compagne, celle-ci lui glisse doucement dans le creux de ses mains une rose blanche fraîchement cueillie.

Un tourbillon de neige et de glace. Néant de l'espace. Nulle part et ailleurs. Autre temps et autres mœurs.

Plus tard, bien souvent, Richard était retourné sur les lieux du drame. Il aimait y rester quelques temps afin de réfléchir. Parfois, il s'endormait parmi les pissenlits de la place et se surprenait même à rêver.

C'était, il y a des années! Depuis ce temps, il erre de campagne en campagne, de village en village et d'illusions en illusions.

Un tourbillon de neige et de glace. Néant de l'espace. Nulle part et ailleurs. Autre temps et autres mœurs.

Il y a une éternité que Richard erre, en plein hiver, dans les montagnes blanches du New Hampshire sans avoir aperçu forme humaine.
Soudainement, à l'horizon, un point bleu s'avance vers lui. À mesure que le point se rapproche, Richard se rend compte qu'il s'agit d'un vieillard, un vieillard aux cheveux blancs et au visage ravagé par les rides du temps. D'une démarche lourde et hésitante, son corps raide et tordu avance péniblement. Ses yeux déjà vides de vie semblent sonder le lointain et, à chaque pas, sa peau de parchemin plissé se tend et craquelle sous l'effet de ce regard vitreux toujours fixe. Il passe devant Richard comme sans le voir et, sans mot dire, disparaît lentement dans le lointain.

Seul le sol témoigne encore du passage du vieillard en cet endroit... des empreintes de pas sur la neige ainsi qu'un mince filet de sang séché.

Dans la nuit noire de l'hiver, une cabane posée sur la neige molle. Un homme s'y dirige, fatigué, à bout de souffle, poussé par l'énergie du désespoir.

Quelque part dans la forêt, un loup hurle à la mort, un coup de feu éclate, un cri fend l'air. L'homme s'affaisse, tache bleue immobile, île perdue au milieu d'un océan blanc. Difficilement, l'homme se redresse. Un instant d'hésitation et dans le silence de la nuit, la mort s'approche.
Le vent se lève et siffle dans les branches. Les bourrasques de neige se suivent de plus en plus vite.

Puis, comme pris d'une frayeur subite, l'homme s'élance en titubant. À chaque enjambée, il s'éloigne de ce lieu maudit, mais à chaque pas, il s'enfonce de plus en plus dans la pénombre nocturne de la forêt.

Cet homme en déroute, fuyant dans la tempête, c'est Richard-M. Adams accourant vers son destin! Des traces de pas à l'horizon, un mince filet de sang séché sur la neige... Plus loin, un corps étendu gelé par le froid et le vent.


Le soleil matinal perce les nuages de ses rayons ardents. Le vent souffle doucement dans les verts feuillages et les oiseaux voltigent joyeusement dans un ciel d'été.

Dans la chambre peu à peu ensoleillée par l'astre du jour, un adolescent repose sur un lit, paupières closes. Pieds nus, vêtu d'un «jean», d'une chemise blanche et d'un veston bleu, il semble dormir d'un profond sommeil. Cependant, son cœur bat lentement... faiblement.

Le brouillard du souvenir imprègne son être et dans le silence nostalgique d'une pièce qui, maintenant, s'obscurcit, le temps égrène paisiblement les derniers instants d'une vie qui s'achève.
Fantômes d'espérance, lueurs de souvenance tombent dans l'oubli. Dans ce visage d'adolescent, vieilli, couvert de rides et de souffrances, pâleur se lit. Sensations funestes, joies éphémères, impressions fugaces, naïve innocence, s'avancent vers la mort.

Le temps d'un regret et le corps de l'adolescent se comprime dans un spasme de délivrance et de sa bouche s'exhale un dernier soupir.
Ses mains, dorénavant, crispées dans une attitude de rigidité éternelle tiennent, contre sa poitrine, une rose fanée... et le long d'un des noirs pétales, glisse une larme de sang!


Épilogue :

--Ombre noire,
Rasant les murs sombres de la ville...
Silhouette étrange,
Avançant le long de l'étroit corridor de la vie,
Être prisonnier du labyrinthe des Temps Immuables
Et dont le nom évoque le premier homme sur terre*,
Que cherches-tu?
--Je cherche la Voie, le Chemin.
--Âme errante dans les dédales de l'Éternité,
Tu n'es que le reflet de ton destin,
Miroir de ta propre existence,
Parsemée de mirages, nourrie d'illusions,
Victime et Fantôme de tes propres espérances...
Adieu!

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
*Adam(s), Richard-M

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
PAPEMICH


Dans le regard du poète, se consument les mots de l'âme
   
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4 avril 2011
  Publié: 5 jan 2003 à 06:47 Citer vertical_align_bottom

ah !! ah !! cher ami
voilà donc la preuve indéniable !!!
irréfutable !!!
que tu possèdes ce talent
depuis fort longtemps...

Tu sais jouer des mots comme la plume se joue du papier
et le résultat en est un texte captivant et riche.

bravo !!!

  http://papemich.free.fr/
Marine

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23 mars 2015
  Publié: 5 jan 2003 à 07:44 Citer vertical_align_bottom

Et bien Lograth, je n'ai ressenti ni naïveté ..ni erreurs
J'ai été captivé par l'errance de Richard..
Ta nouvelle m'entraîne dans son monde...

Marie

Ton texte n'a pris aucune ride...pas comme nous

 
Lograth
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L'ire du dragon vert, ivre de flammes et de rage...
   
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23 mai 2011
  Publié: 5 jan 2003 à 11:18
Modifié:  Il y a 0 minute par Lograth
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Merci, mes ami(e)s, chère poètes et poétesses...
Que de dire devant de tels commentaires venant
de vous!? Je les apprécie autant que j'aime moi-même vous commenter et vous lire à mon tour!

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
ISOLA
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on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible à l'oeil
   
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23 juin 2020
  Publié: 5 jan 2003 à 13:51 Citer vertical_align_bottom

Très triste il nous entraine dans ses illusions ... comme tu sais nous le décrire avec brio.

 
Lograth
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23 mai 2011
  Publié: 5 jan 2003 à 13:53 Citer vertical_align_bottom

Merci Isola!

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
Magik_Rune


Il est toujours possible d'espérer, et c'est justement cela qui est désespérant.
   
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11 avril 2013
  Publié: 7 jan 2003 à 07:07 Citer vertical_align_bottom



Il a de ces textes qui ne vieillissent pas...

Guillaume

  À force de brûler de désir, l'être se carbonise, et les cendres viennent assécher les larmes...
Lograth
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23 mai 2011
  Publié: 7 jan 2003 à 08:43 Citer vertical_align_bottom

Merci, Magik_Rune...
Ton commentaire est toujours apprécié!

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
Lograth
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23 mai 2011
  Publié: 7 jan 2003 à 08:43 Citer vertical_align_bottom

Merci, Magik_Rune...
Ton commentaire est toujours apprécié!

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
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