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Tizen

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  Publié: 2 août à 07:15 Citer vertical_align_bottom

"Je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu'on est libre, que le bonheur se décide, que c'est un choix moral. Les professeurs d'allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de paresse, la mélancolie un péché. Je suis d'accord, c'est un péché, c'est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pécheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n'arracheront pas à leur condition. Entre les gens qui ont un noyau fissuré et les autres, c'est comme entre les pauvres et les riches, c'est comme la lutte des classes, on sait qu'il y a des pauvres qui s'en sortent mais la plupart, non, ne s'en sortent pas, et dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c'est comme dire à un affamé qu'il n'a qu'à manger de la brioche."
(Emmanuel Carrère - D'autres vies que la mienne)

C'est donc à ça que servent les livres. Exprimer simplement les nuances.

Si seulement "ils" pouvaient tous lire ça.
Oh c'est trop long de toute façon. Ça se résume mal. Difficile d'en faire un slogan.

Et pourtant, nous étions si semblables avant d'être forcés de se ressembler.

 
Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
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  Publié: 2 août à 11:51 Citer vertical_align_bottom

Les livres, non didactiques, servent aussi à apprendre...

Amicalement...

Hubix.

 
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Correctrice


Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre un morceau de ta chair reste dans l'encrier. Léon Tolstoï
   
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23 septembre
  Publié: 3 août à 02:25
Modifié:  3 août à 04:10 par AllantVers
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Emmanuel Carrère fait sans doute référence ici à sa propre condition de bipolaire, qui fait de lui un candidat à la dépression chronique contre laquelle la meilleure volonté du monde ne peut rien.
Il est vrai, certains naissent avec un noyau fissuré, malades, et dire à ces derniers qu'ils commettent une faute de goût en n'étant pas heureux, est d'une violence inouïe, et surtout une marque d'ignorance.
Cependant je reste persuadée que nombreux sont ceux, que leur noyau soit intact ou fissuré, qui se complaisent dans une certaine forme de souffrance, peut-être pour manipuler plus ou moins consciemment leur entourage afin d'en obtenir ce qu'on appelle des bénéfices secondaires, ou faute de savoir qu'ils ne sont pas condamnés au statut de victimes.
Je pense que l'aptitude au bonheur, exception faite de la dépression qui fissure le noyau et contre laquelle la volonté est impuissante, peut s'apprendre et se cultiver, pour peu que l'on décide de se prendre en main, de ne pas rester résigné et passif, et surtout, surtout.... que l'on cesse de s'identifier à sa souffrance.
Et puis...la souffrance, aussi incontournable et insoutenable puisse-t-elle être, ne saurait à elle seule altérer l'aptitude au bonheur.
La souffrance est universelle quel que soit l'état du noyau, pourtant le bonheur existe.
Je suis bipolaire, mon noyau est fissuré, mais cette condition n'aura pas raison de mon "droit" au bonheur, aussi tributaire soit-il de mes médicaments je n'y renoncerai pas.
Bien sûr la dépression est un état incompatible avec le bonheur, c'est même l'expérience d'un véritable supplice de chaque instant. Et ceux qui sont dans le péché sont alors ceux qui enjoignent le malade à faire preuve d'un peu de (bonne) volonté. Mais elle reste un état passager, et ne jamais l'oublier aide à sortir de ce cauchemar avant d'avoir commis l'irréparable, à endurer le supplice le temps nécessaire pour en voir la fin. Le noyau fissuré ne l'est que pour un temps.

  Photo de profil : Alvaro Dominguez
Cyrille

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  Publié: 30 août à 14:02 Citer vertical_align_bottom

Citation de Tizen
" dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c'est comme dire à un affamé qu'il n'a qu'à manger de la brioche."
(Emmanuel Carrère - D'autres vies que la mienne)

C'est donc à ça que servent les livres. Exprimer simplement les nuances.

Si seulement "ils" pouvaient tous lire ça.
Oh c'est trop long de toute façon. Ça se résume mal. Difficile d'en faire un slogan.

Et pourtant, nous étions si semblables avant d'être forcés de se ressembler.


Je garde ces citations pas trop loin. Aimer l'ancolie, tant de manières différentes d'être semblables.
Merci pour cette sagesse nécessaire.

 
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