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  Publié: 25 mars 2009 à 20:25
Modifié:  26 mars 2009 à 18:56 par Mencita Monoï Angel
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VI

« Eh tu fais quoi là ? Tu vas tout briser. »

Et on s’en foutait. Le temps était stupide et il nous énervait. Il n’y avait pas d’heure, pas de minutes, rien. C’était que des barrières tout ça, des foutues limites. Cette nuit, il n’y avait pas le temps, pas l’âge, pas les mots. Il n’y avait que le moment. Que les clopes. Que nous et nos cerveaux déglingués. Et moi j’avais mal au mien à force d’essayer de le comprendre. Il m’avait arraché ma montre et avait déréglé son mécanisme, sous prétexte qu’ « il ne sert à rien de passer son temps à regarder le temps passer, si ce n’est que pour le perdre à le compter. »

« Les gens ici ne comprennent rien à la Liberté. Le temps, c’est un radeau pour les naufragés, pour ceux qui ont peur de la grande mer. La Liberté – la vraie, c’est juste de vivre. C’est tout. Les gens d’ici devraient apprendre, justement, à vivre comme le vrai mot au lieu d’en inventer toujours de nouveaux. »

Je me tus un moment, stupéfaite et confuse, comme s’il venait de m’annoncer qu’il était l’antéchrist.
« Tu ne regardes jamais l’heure, toi ?
- À quoi bon ?
- Je ne sais pas moi, comme référence. Pour prendre l’autobus, disons.
- Non, jamais. »

Il prit ma montre suisse et la jeta en bas. Elle irait sûrement se fracasser contre une roche, ou couler directement au fond, tiens. Et d’ailleurs, ça coulait, une montre ? La question me parut trop stupide pour que je daigne formuler ne serait-ce qu’un début de réponse, quelque chose comme une hypothèse. Je me concentrai plutôt sur la chute de l’appareil en question, une petite montre tout argentée, avec un joli bracelet, pas trop gros mais pas trop mince non plus. Juste parfait. Bref, le genre de truc assez fashion pour te ruiner pour plusieurs semaines. Le genre de truc qu’on ne regarde pas tomber en bas d’une passerelle sans s’énerver. Je ne fis pas de scène.


***


Plus tôt cette nuit-là, on s’était retrouvés perdus dans une ville qu’aucun de nous deux ne connaissait, pas même de nom. Bref, le néant. On avait fait de l’auto-stop pour revenir. Le mec qui nous avait embarqués était un vieux dans la quarantaine, qui nous laissait fumer dans sa voiture, et nous on ne s’en plaignait pas et avec raison, en plus. C’était bien. Oui, tout ça, c’était bien. Le vieux nous dévisageait carrément. Même que je craignais pas ma vie, à cause de la route, bien sûr, et aussi de ses yeux qui ne regardaient pas où ils auraient dû.

« Conduis, bordel ! »
Qu’il avait dit. Putain qu’il était classe, ce mec.


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