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LPDP :: Poèmes collectifs :: Mustang Ashimati - Feu Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Nitrox

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19 juillet
  Publié: 5 nov 2020 à 08:33
Modifié:  5 nov 2020 à 13:42 par Maschoune
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Mustang


C'était un motel pourri, planté comme un cactus sur le bord d'une route qui ne menait nulle part, où les reflets d'argent formés par la chaleur, n'avaient rien à promettre jusqu'au prochain jour, peut-être.

Ça sentait la graisse et le pétrole, jusqu'au fond de sa tasse où nageait un café froid.

Il avait dormi là car le prochain bus pour l'ouest, ne passerait pas avant des jours. Le patron du motel était pompiste aussi, son bleu de chauffe était zébré de traces dont il ne voulait même pas connaître l'origine...
Il se disait juste qu'un café/gasoil, ça allait être dur tous les matins.
Malgré tout, le motel était une sorte d'oasis, planté au milieu du désert où seuls les tumbleweeds donnaient encore un semblant de vie à ce paysage désolé, défiguré par l'U.S. Highway 666.

Pourquoi, s'était-il barré aussi vite, pour fuir les flics, la pègre ou elle?

Faut dire que le dernier braquage, avait laissé pas mal de monde sur le carreau, rien ne s'était passé comme prévu, les mafiosos avaient morflé, les condés aussi et elle...

Elle l'avait embrassé au milieu des cadavres et du sang, dardant sa langue aussi loin que possible, pour qu'il n'oublie jamais et elle était partie par la porte arrière du clandé qu'il venait de dévaliser, avec l'unique espoir de vivre encore quelques heures.

Il alla s'asseoir à l'arrière de la baraque, à l'abri d'hypothétiques regards et s'alluma une clope. Il se doutait qu'il aurait tous les flics du comté aux fesses, très vite.
Et les autres aussi...
Il se repassait le film des derniers instants du braquage : le fric, le carnage et Elle... Il sentait encore l'odeur de son parfum qui transperçait l'air ambiant. Il l'avait déjà vue trainer au clandé, les fois où il y était passé. Tu parles, le ronron de sa Shelby 58 quand elle se garait ne passait pas inaperçu. Le genre de bruit qui t'envahit de la tête aux pieds, avec en prime le claquement des cylindres qui remplace les battements de ton cœur.

Mais au final, la seule chose qui importait, c'était elle.

Elle avait déboulé dans sa vie, aussi vite que des talbins dans les mains d'un braqueur. Une tornade de parfum dans un blouson de cuir, sans rien dessous et elle avait tout fait disparaitre : les angoisses, les doutes et l'avenir, rien ne comptait plus que le moment présent.
Et cette image sans cesse qui revient, cette clope coincée entre ses lèvres carminées, pendant qu'elle chargeait son 45 sur un rythme cubain - Putain, qu'elle était sexy, non, juste belle, belle et dangereuse, finalement, elle était comme lui et si la vie se résumait à quelques heures de bonheur, alors, il l'avait vécu, rien d'autre n'avait d'importance.

Highway 666, surnommée la route du diable ; c’était sur ce bitume là qu'il misait pour, peut-être, la retrouver.
Elle, connaissant son caractère, l’idée du diable devrait lui plaire et après le braquage sanglant, il ne leur restait plus que cette issue.
Il ne se passait toujours rien autour du motel.

Soleil cru.
Quelques rapaces.
Et les rattlesnakes.

Les flics sur les dents partout dans le comté à la poursuite d'un homme armé et dangereux plein de fric volé et d’une femme en cavale au volant d’une Mustang. Il fallait se tirer de là vite fait.

Il repensait à un poème d'Alfred Tennyson, La charge de la brigade légère, « Il n'y a pas à discuter - Il n'y a pas à s'interroger - Il n'y a qu'à agir et mourir », et dans le lointain, il entendit le rugissement des 500 chevaux de la liberté.

Elle arriva dans un nuage de poussière, souriante, ses yeux brillaient d’une rage de vivre encore plus intense qu’auparavant. Le bruit du moteur remplissait l’espace, autant que la vision l’un de l’autre leur remplissait le cœur d’un souffle nouveau.

A peine était-il monté dans la bagnole qu’elle l’attira vers elle pour coller ses lèvres contre les siennes : baiser fougueux, sauvage, no limit, l’espoir de recommencer à zéro, c’était droit devant que surviendrait le meilleur.

Et elle démarra en trombe, laissant sur l'asphalte la trace éphémère de leur passage.


FeudAsh
Novembre 2020





Un virevoltant ou tumbleweed : plante qui une fois sèche roule sur le sol au gré du vent
l'U.S. Highway ou U.S. Route est une route ou une autoroute américaine numérotée
La Shelby 58 est une Ford mustang
Rattlesnake- Crotal
no limit - sans limite


  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
Maschoune

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Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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22 juillet
  Publié: 5 nov 2020 à 13:42 Citer     Aller en bas de page

L'ambiance y est... Y a pas à dire, vous avez du talent tous les deux

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
Lucie Granville Cet utilisateur est un membre privilège

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15 juillet
  Publié: 6 nov 2020 à 02:38
Modifié:  7 nov 2020 à 11:41 par Lucie Granville
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Le décor est planté dès les premiers mots, l'atmosphère est palpable et imprègne l'esprit au fil de la lecture. On voit, on sent (les relents, puis les parfums), on est happé par cette histoire façon film noir genre polar américain sur fond de passion qui se déroule sous nos yeux, avec des retours en arrière et des arrêts sur images pour nous maintenir en haleine, jusqu'à la chute. J'aime toujours autant vous lire tous les deux... Lucie

 
ode3117

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23 juillet
  Publié: 6 nov 2020 à 14:15 Citer     Aller en bas de page

Et voilà, je vis le déroulement d'un film où les voitures américaines, les motos et cette ambiance que j'apprécie intensément, vous devriez tous deux vous présenter à un scénariste, faire un roman, parce que j'ai l'impression d'une suite mouvementée.
Purée ! que vous avez du talent.
Bises amicales ODE 31 - 17

  OM
Lacase Cet utilisateur est un membre privilège

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Si Eve n'avait pas pensé qu'à sa pomme...
   
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4 juillet
  Publié: 7 nov 2020 à 01:08 Citer     Aller en bas de page

J'ai adoré ma lecture.
Beau chapitre d'un polar us. Très visuel : je vois un paysage de désert, j'entends la voix off. Tout l’imaginaire et les clichés sont là : Motel ou station service; scènes sanglantes, bagnole mythique, flingues, fric, sexe, and rock 'n' roll. Bravo a tous les deux

  Si le berger a le Mans qui a les rillettes?
Nitrox

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19 juillet
  Publié: 9 nov 2020 à 03:45 Citer     Aller en bas de page

Maschoune, Lucie G, Ode, L'oncle, Tychillios, Adria :

Merci à vous d'avoir laissé vos empreintes sous nos mots ainsi que vos ressentis.
Chacun leur fera vivre une suite selon son imaginaire.. et peut être qu'un jour nous les referons vivre!

Amitiés à tous.

Feu

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
rimarien
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6 janvier
  Publié: 11 nov 2020 à 01:07 Citer     Aller en bas de page

Fort Mustang tout ça
Pour ma part dès le début j’étais sur la 66 dans Bagdad café
Bises à vous 2

 
Nitrox

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19 juillet
  Publié: 11 nov 2020 à 02:29 Citer     Aller en bas de page

Citation de rimarien
Fort Mustang tout ça
Pour ma part dès le début j’étais sur la 66 dans Bagdad café
Bises à vous 2



Merci d’être passé par ici JC
Bises à toi
Feu

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
Alphonse BLAISE.

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23 juillet
  Publié: 17 nov 2020 à 16:29 Citer     Aller en bas de page

merci à vous deux pour ce texte passionnant....j'étais comme devant ma télé

bisous à vous deux Alex

 
Nitrox

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19 juillet
  Publié: 18 nov 2020 à 01:22 Citer     Aller en bas de page

Citation de Alphonse BLAISE.
merci à vous deux pour ce texte passionnant....j'étais comme devant ma télé

bisous à vous deux Alex



Alex ! Très contente de te revoir sur le site
Et si ces mots t’ont permis de t’evader quelques instants, alors Nous En sommes heureux.
Bises Alex

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
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