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LPDP :: Contes fantastiques :: Les Mystérieuses 2: Qui était la femme du lac ??? Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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angelina23

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  Publié: 29 avr 2005 à 08:00
Modifié:  21 mars 2010 à 07:42 par Lunastrelle
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Autour de 1900, tout près de Fontainebleau, la police trouva le cadavre d’une jeune femme dans un lac dans une immense forêt. Personne n’avait pu l’identifier, et les seuls qui semblaient la connaître refusaient de dire quoique ce soit. Cette jeune fille morte portait à son cou, une chaîne en argent avec un pendentif, une sorte de gemme en quartz rose. Ce seul indice fut gardé précieusement dans un coffre au poste, au cas où un membre de sa famille, si elle en avait, viendrait réclamer cet effet. Mais un jour où plutôt une nuit, on se rendit compte qu’il avait disparu…

Ce soir là, de début d’automne, à Fontainebleau, une petite fille se trouvait cachée sous ses couvertures, apeurée par la tempête qui grondait au dehors balayant la ville.
On aurait dit une horde de démons qui se battaient contre les anges protecteurs des cieux, les uns lançant des éclairs, les autres esquivant de leur mieux les projectiles tout en défendant les habitations. La Lune n’avait que ses yeux pour pleurer et implorer la paix sur son royaume, et ses humbles sujets, les étoiles demeuraient derrière les nuages noirs. La petite fille tremblante récitait des prières espérant qu’elles se réaliseraient, elle serrait contre elle sa poupée de cire dont la robe en satin servait de cachette de ses secrets. On ne pouvait voir que ses cheveux sombres ondulant sur le bord du lit en bois d’ébène, et ses yeux noisette qui scrutaient par le trou d’une galerie de sa couverture, le feu brûlant dans la cheminée. Elle n’osait faire le moindre geste, et même de respirer trop fort, car elle sentait les esprits maléfiques présents dans sa chambre et même dans la maisonnée.
Ces esprits du mal se rassemblaient de plus en plus souvent dans la maison depuis la mort ou plutôt la disparition de sa mère, qui souvent lui avait conté l’histoire de la nymphe mystique (c’était ainsi que l’on appelait l’enchanteresse dans les environs). Depuis le décès de sa mère, le père de la petite fille de six ans, s’était trouvé une nouvelle « amie » qu’il comptait épouser. Personne n’avait jamais reproché à M. Saint-Ange, le fait qu’il logeait avec Melle Jade (c’était ainsi qu’on l’appelait), bien qu’ils ne soient pas encore mariés, chose étrange pour l’époque. Tous s’accordaient à dire que M. Saint-Ange était un homme respectable, or sous leurs robes de chrétiens, ils traitaient Melle Jade de sorcière venue des Enfers pour manipuler l’honnête Dr Saint-Ange.
En effet, l’homme ne semblait plus avoir toute sa tête quand Melle Jade se trouvait avec lui ; c’était comme si elle lui ôtait toutes « idées raisonnables ». L’expression du visage de l’homme changeait à tel point qu’il ressemblait à un adolescent ressentant les premiers émois de l’amour, et cela ne correspondait pas à cet homme fut-il une agréable compagnie, et un père affectueux, qui gardait toujours le contrôle de toutes les situations.
Sa fille Nina Saint-Ange aussi en souffrait, tel qu’elle poussa un cri strident, car les démons de l’extrême peur l’atteignirent. Soudain, elle bondit de son lit détruisant d’un coup la « galerie », et se précipita vers la fenêtre se cachant derrière les rideaux en voile blanc fin. Dans le couloir, elle entendit des pas précipités se rapprocher. Brusquement, la porte s’ouvrit entraînant du même coup la fenêtre de la chambre qui céda au vent violent. Nina tenait sa poupée encore plus fermement, pendant que la pluie l’aspergeait, elle se tourna vers la nuit noire vers les ombres basses de la ville. Là, elle aperçut son père qui dérapait sur les pavés et se dirigeait chez une de leur voisine Mme Lutelli, une vieille femme dont la fin approchait, qui conseillait souvent à Nina de se méfier de Melle Jade. Elle lui répétait aussi : « depuis que cette jeune femme est ici, les gens sont malades de corps et de cœur, mon enfant. Attention, elle pourrait t’infecter de la maladie optimale !». Nina ne comprenait pas ce que signifiait la maladie « optimale », car on sait bien que les enfants et les jeunes ne conçoivent pas qu’un jour surviendra le décès, et encore moins une petite fille de six ans.
Près de l’âtre de la cheminée, elle aperçut la silhouette tant détestée, une jolie jeune fille, brune, mince comme une danseuse de classique qui la regardait sévèrement :
_Qu’est-ce que vous faites près de cette fenêtre à cette heure avancée de la nuit Melle Nina ? Questionna-t-elle martelant sur les consonnes. Retournez vous coucher immédiatement !
_Oui, mademoiselle, répondit Nina tête baissée, mais mon père est parti et je…
_Taisez-vous ! En voilà des manières, votre père doit être chez Mme Lutelli, et il y est en sécurité. C’est tout ce qui importe pour l’instant.
Melle Jade ne se préoccupa même pas du fait que Nina était trempée. La petite fille voulut soutenir le regard menaçant de la demoiselle, mais cette dernière lui donna un soufflet froid lui coupant le souffle, et ajouta méchamment :
_ Vos manières insolentes me portent à dire que votre père est plus en sécurité avec la Lutelli, que vous avec moi. Obéissez à ce que l’on vous dit, sinon…
Plus tard, les angoisses de Nina ressurgirent après un bref temps de repos. Elle fixait dans la cheminée, le feu qui mourrait peu à peu en même temps que la tempête au dehors. Les anges protecteurs avaient-ils gagné la bataille ? Ou à moins que les démons décident de se replier dans la noirceur des rues complotant une nouvelle attaque poignante ? Nina eut alors l’idée de rejoindre l’ange qui était sensé protéger sa maison, mais pour cela elle devrait passer par la chambre de sa mère, dont Melle Jade lui avait interdit d’accès. Or, elle se limita d’abord à son envie de visiter la chambre de sa mère, car elle ne se souvenait plus très bien la prière d’invocation pour ce genre d’esprit complexe, que sa mère lui avait fait apprendre par cœur, quelques mois plus tôt.
Dans l’âtre le feu était maintenant très faible, l’enfant s’assit soulevant la « galerie ». De toute façon, elle savait que certains démons se cachaient chez elle fuyant la guerre pour se réfugier dans une maison à l’atmosphère emplie de courants négatifs, seule manière pour eux d’exister, à ce moment. Elle chercha de son pouce et son index gauche, la clé que sa mère lui avait donnée en lui disant : « voici la clé de mon cœur ».
Lorsqu’elle l’eut trouvé, elle sortit de sa chambre, traversant, collée contre le mur pour détecter le moindre son, le couloir du premier. Elle passa dans un halo de lumière de lune, semblable à un projecteur. Elle pressa le pas à cet endroit, angoissée par le silence soudain de la maison, comme si toute la maison retenait un souffle traître.
Tout à coup, l’enfant entendit une porte s’ouvrir au rez-de-chaussée, certainement la porte d’entrée, donc son père se trouvait être de retour ? Elle se décida à jeter un coup d’œil, or, elle ne vit personne. Pourquoi tout était si tranquille ? Les démons voulaient alors la surprendre ? C’était un jeu si sadique qu’ils menaient, pour la rendre folle tout comme ils cherchaient à le faire pour sa mère à elle, mais qui résistait à leur influence démoniaque, et les combattait. C’était alors pour cela que les démons l’avaient prise, à moins que les démons n’y fussent pour rien et que c’était plutôt cette nymphe (l’enchanteresse) dont lui parlait sa mère si souvent, comme si elle était un membre de sa famille. L’enfant secoua la tête, on lui avait tellement empli l’esprit de choses dont les plus âgés discutaient généralement entre eux.
Enfin, arrivée au deuxième étage, elle lança des coups d’œil frénétiques en direction d’un coin très sombre du couloir où il lui semblait avoir entendu un frémissement. Elle introduisit, précipitamment la clé dans la serrure, le son du cliquetis parut se répercuter dans tous les murs de la maison, comme si l’habitation était parcourue d’une sueur glacée. Elle entra en claquant presque la porte. Néanmoins, elle fut prise d’une grande panique lorsqu’elle s’aperçut, qu’elle avait fait plus de bruit qu’il était possible dans faire sans être entendue. L’enfant ferma la porte de l’intérieur à clé. Elle avait les larmes aux yeux, Melle Jade irait certainement dans sa chambre pour s’assurer qu’elle dormait, puis ne la voyant, elle la chercherait dans toute la maison à l’aide des démons qui lui souffleraient à l’oreille ensemble : « elle est au deuxième, dans la chambre interdite ! ». Il fallait faire vite, il fallait trouver le parchemin que gardait sa mère pour l’invocation de l’ange de sa maison, elle le brandirait en direction de la Lune pour que celle-ci le lise et appelle l’ange pour elle, car l’enfant ne savait pas bien lire, et sa mémoire devenait de plus en plus trouble.
Perdue au milieu de la grande chambre, Nina tata d’abord une table basse où il y avait un petit tiroir secret, elle souleva le vase poussiéreux qui contenait trois tiges de roses noires dont les pétales étaient éparpillés tout autour. L’enfant se piqua à une épine étouffant un petit cri, et suça son doigt en prenant soin de ne pas lâcher sa poupée, son seul réconfort, la seule chose qui pouvait la rapprocher de sa mère. Nina pivota sur ses talons puis ouvrit l’armoire continuant à passer ses doigts tremblants, sur les étagères les plus basses. Son cœur commençait à s’emballer, elle ne trouvait pas, elle tira seulement un coffret dont il sortait une curieuse mélodie qui ne la rassura pas. Elle avait du mal à respirer, elle fit tomber une chaise où étaient posées des vieilles ballerines. L’enfant se figea net en entendant la voix terrible de Melle Jade qui l’appelait : « Melle Nina, vous êtes priée de vous montrer tout de suite ! Allez, sortez de votre cachette ! ».
Soudain, derrière elle, Nina aperçut sur la coiffeuse un miroir rond au contour en argent massif. Elle attrapa sa poignée fraîche et aperçut un reflet qui n’était pas le sien. Elle crut d’abord perdre la raison, puis reprenant du mieux qu’elle pouvait ses esprits, elle réfléchit et là vit le visage dépourvu d’expression de sa mère, or Melle Jade n’était plus très loin, elle montait déjà certainement les marches du deuxième.
Depuis ce constat, l’enfant faisait de plus en plus de bruit, elle se savait perdue, une houle de vent fracassa la vitre qui se brisa en mille morceaux, elle avait provoqué les démons, et la Lune recommençait à pleurer de nouveau ; la calme cédait à la colère des entités. Un vent glacé balaya la chambre tout tombait, les objets s’entrechoquaient et vibraient. La curieuse mélodie qui sortait du coffret mystérieux accélérait de rythme. Elle pouvait presque sentir les démons devançant Melle Jade pour la guider. La voix de la jeune femme résonna de plus belle dans sa tête : « Ninaaaaaa, Je sais que vous êtes là mademoiselle, allez ouvre la porte, grinça-t-elle d’une voix pire que douce, une voix froide comme la mort ». Nina tenait toujours le miroir dans une main et la poupée qui devenait de plus en plus lourde tellement que l’enfant était à bout de force. Elle plongea encore son regard noisette dans celui de sa mère, et se sentit enveloppée dans un froid mordant qui taquinait diaboliquement son âme d’enfant. Sa mère donnait l’air de chanter une prière, comme elle put la lire sur ses lèvres, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Nina essayait de répéter mais il en était de même pour elle. La curieuse mélodie accéléra de nouveau la mesure, les cheveux de l’enfant se hérissèrent.
Finalement, Melle Jade réussit à ouvrir la porte accompagnée de ses terribles démons. Son regard était un couteau tranchant, il traduisait une haine surnaturelle, une haine qu’aucun être humain ne pourrait ressentir s’il n’y était pas aidé par plus fort que lui. Melle Jade leva une main vers la Lune qui se voila de nuages aussitôt. Un éclair déchira le firmament. L’enfant ne put que pleurer et se mettre à genoux pour implorer le pardon. Par la fenêtre, elle vit son père revenant vers la maison, en se débattant dans la brume qui avait recouvert la rue où quelques lanternes avaient été fauchées par la guerre.
_Nina, tu vas regretter tes actes, tu l’as trouvée, et c’était ce que j’attendais, je l’avoue, déclara Melle Jade toute vêtue de noir comme une sorcière envoyée du diable.
C’était la première fois que Melle Jade tutoyait l’enfant, qui n’avait jamais fait l’erreur de prendre le vouvoiement de Melle Jade pour elle comme une marque de respect, mais plutôt de mépris. Peut-être la jeune femme voyait cet enfant comme une autre personne que Nina ignorait à présent ?
_Melle Jade, je… vous en supplie, laissez-moi… partir, je ne le referai… plus, promis, haleta Nina sur le point de s’évanouir à la vue de l’aura noirâtre qui entourait Melle Jade.
Vite, il fallait gagner du temps, mais le temps lui n’obéissait pas, donc elle ne pouvait rien y faire, se rendit compte Nina en se découvrant que sa propre pensée trahissait son désespoir. Elle voulait en même temps que les choses s’accélèrent pour connaître enfin son destin et espérer que son père arrive et arrête tout cela, néanmoins elle voulait pouvoir regarder pour toujours sa mère chanter, car c’était la plus jolie poupée qu’elle n’avait jamais vue de sa vie.
Tout à coup, sa poupée devint trop lourde dans ses bras et elle assista à une scène qui dépassait le rationnel : l’objet se transforma, il devint de plus en plus grand, ses traits dessinés s’emplirent de vie, il se dégageait une chaleur sous sa chair, ses habits de jouets se déchirèrent et tous les secrets que gardait Nina depuis longtemps dans la poupée se déversèrent sur le plancher avec une résonance cristalline ; de la taille d’un adulte, l’apparition déploya ses ailes blanches et argentées. Dans un rayon timide de Lune qui avait réussi à percer les nuages, Nina paralysée et Melle Jade furieuse découvrirent que l’apparition avait une expression angélique teintée d’une envie de défendre. L’apparition était un homme imberbe, aux traits fragiles et si puissants, il tenait le secret principal de l’enfant : une chaîne en argent portant une gemme en quartz rose. Nina n’avait jamais montré cela à personne et lança un regard illuminé vers l’objet, puis vers Melle Jade qui n’avait rien dit depuis l’apparition de cet être masculin très peu vêtu commença à s’exprimer dans une langue mystérieuse vers l’être, puis elle reprit en français d’un ton rude de pierre.
_ Que fais tu là, Aglar ? On raconte que tu t’es enfui de là haut pour te mêler de l’affaire des « Grandes Influences ». Donne-la moi et je te laisserai la vie sauve, donne moi la gemme être indigne.
_Il n’en est pas question, tu sais ce que représente cet ensemble de la chaîne et la gemme de quartz rose, tu le sais bien mieux que moi d’ailleurs. Hors de mon chemin !!!
Nina tenta de ramper vers la porte mais Melle Jade qui connaissait apparemment cet être la retint par les cheveux. Le temps ralentissait et son père ne pourrait la sauver. Elle hurla, mordit l’ignoble femme en se débattant, frappant partout où elle pouvait. L’être inconnu intervint et par une force étrange et terrifiante, il sépara la femme et l’enfant qui atterrit sur le lit de sa mère. Son nez saignait, c’était Melle Jade qui l’avait blessée.
_Je ne te le dirai pas une deuxième fois, hors de mon chemin !
On pouvait apercevoir nettement le reflet de la gemme dans ses yeux clairs. Ceux-ci devinrent d’une couleur indéfinissable, la femme récita une formule que l’ange ne put contrer à temps. Celui-ci se protégea grâce à une de ses ailes dont quelques plumes d’argent se répandirent au sol. La jeune femme fut repoussée contre la porte.
_Je sais que tu ne peux quitter cette maison par la fenêtre, Aglar. Tu as passé tellement de temps caché dans un jouet et tu ne pouvais te transformer à cause du fait que tu étais recherché par tous pour cet élément déterminant des Influences.
L’être plongea sur la femme pour forcer le passage, or celle-ci lui planta un poignard dans le cœur. Nina se boucha la vue tout en pleurant encore. C’en était trop. Melle Jade cherchait la gemme sur le corps de l’être couvert de sang et qui haletait. Soudain, l’enfant se rendit compte qu’elle possédait la gemme, la jeune femme leva la tête vers l’enfant. Et dans toute sa haine, elle prononça encore des mots en langue ancienne. La petite fille tomba du lit avec le miroir et une partie d’elle-même se détacha de son corps physique. L’enfant sanglotait pendant que son âme prenait le chemin du miroir :
_Non, je ne veux pas être morte.
Brusquement son corps sans vie à terre disparut, sous les yeux de Melle jade qui s’aperçut trop tard que Nina possédait la gemme. La jeune femme courut, or l’âme et son corps glissèrent juste à ce moment, de manière à ce Melle Jade saisit une minuscule mèche de ses cheveux. Nina avait réussi à échapper à la mort mais se retrouvait perdue de l’autre côté du miroir où elle avait l’impression d’évoluer dans l’eau tout en pouvant respirer normalement.
Melle Jade qui tenait le miroir tremblait à son tour mais de rage. Elle fit mine de cracher par terre puis lança le miroir de toutes ses forces au sol, celui-ci se fracassant dès qu’il toucha le plancher. Une voix inquiète la surprit :
_Melle Jade que faites-vous ici ? Que s’est-il passé, amour ? Où est Nina, je ne l’ai pas vue dans son lit ?
A cet instant, l’enfant entendit les mots de son père mais elle ne pouvait que nager dans cette pièce miroir allant de l’avant vers la fenêtre en tenant la gemme.
Melle Jade l’embrassa et répondit en souriant :
_Mais qu’est-ce que vous racontez ? M. Saint-Ange, vous n’avez jamais eu de fille. Croyez-moi, faites-moi confiance.
_Bien sûr, je n’ai jamais eu de fille, suis-je bête, affirma M. Saint-Ange ensorcelé.
A cet instant précis, l’univers où se trouvait enfermé l’enfant qui nageait poussa un long soupir ; L’ « eau » se mit à bouillonner et soudain, Nina en ressortit en prenant une longue inspiration, le collier d’argent et sa gemme de quartz rose à son cou, l’eau parfumée de la source devenue lac depuis peu. Elle entendit des voix se dirigeant vers le lac et sortit précipitamment de l’eau et courut vite, très vite vers la forêt…

La mort n’est que le début d’une nouvelle vie…






  Le poème le plus pur est celui qui vient d'émerger de notre imaginaire. Le modifier à l'escès revient à vouloir défiger un instant d'extase qui pourtant est unique.
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  Publié: 30 avr 2005 à 14:58 Citer     Aller en bas de page

Ce texte est la suite de L'enchanteresse, origine des mystérieuses.
Pour répondre à la question du titre de cette histoire, il faut lire L'enchanteresse,origine des mystérieuses.
Que pensez-vous de cette histoire???

  Le poème le plus pur est celui qui vient d'émerger de notre imaginaire. Le modifier à l'escès revient à vouloir défiger un instant d'extase qui pourtant est unique.
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  Publié: 30 juil 2008 à 04:04 Citer     Aller en bas de page

J'ai adoré moi, complètement aspirée par ton récit, je vais voir si y a une suite!


Amitiés


Justine

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
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