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Au Nom de la Rose


Une fleur de sang, pour tous les maux de la Terre
   
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  Publié: 2 oct 2010 à 00:14
Modifié:  2 oct 2010 à 16:28 par Mencita Monoï Angel
Citer vertical_align_bottom

L'homme entra dans le resto bar à moitié plein.

Au deuxième étage du bâtiment, la place du restaurateur était localisée dans l'aile nord et rassemblait les ventres vides, les assoiffés et les fêtards.

Des gens de toutes sortes se toisaient du regard, ou sympathisaient verbalement. Au comptoir, une jeune femme blonde aux traits encore juvéniles servait les clients.

C'était une bière noire pour celui-ci, une bière rousse pour celui-là et quatre verres de whisky pour la table ovale, juste à côté.

Il observa l'environnement. Les moulures boisées à la teinture noisette qui étaient, avec son hôtesse, l'offrande visuelle du bar. Les murs aux tapisseries couleur crème. Au haut de la salle se balançaient des néons suspendus et rejoignant un plafond fondu dans l'ombre.

Lui, il était habillé de façon un peu dépareillée, mais à une époque où tous les genres se peuvent, on ne lui accordait guère plus qu'un regard. Il portait des jeans noirs délavés, des bottes de cuir mi-mollet un chandail de marque qui avait été lavé cent fois. Sur sa tête, son chapeau de cowboy. Dieu sait qu'il adorait ce chapeau qu'il portait été comme hiver.

S’asseyant à une table une serveuse vint lui poser une question à laquelle il répondit d'un seul mot. La serveuse revint rapidement portant une choppe pleine et durant cette minute, l'homme assis sans bouger, respira à peine, ne cligna-t-il même pas des yeux.

Il s'était incorporé à l'atmosphère d'un monde homogène et n'avait dérangé en rien le momentum de la soirée.

Ses mains restant sous la table à tout moment, sauf lorsque la main gauche prenait l'anse de verre et portait le liquide doré à ses lèvres.

L'homme terminant la première choppe, la serveuse revint poser une question qui la ramena inévitablement à parcourir le même chemin et à rapporter une choppe pareille à la première sur la table.

Le cycle se poursuivit longtemps.

Plus le temps avançait et plus ses mains s'agitaient sous la table. Il tissait des fils invisibles en arcanes vertigineux.

La Terre tournait et lui ne semblait même pas remuer. Lorsque le vent soufflait de la fenêtre, ses cheveux imitaient la direction du souffle tiède.

L'immobilisme dans un monde en mouvement retient l'attention, il lui fallait demeurer mobile, comme le caméléon qui devient branche ou feuille d'arbre.

Et ses mains, sous la table, complotaient encore et toujours en usant de mots sournois, sans bruit, gesticulant comme d'immondes vers de terre s'ingéniant à dévorer un corps pourrissant qui n'existe pas.

Complexe, mystifiant. Il devait être supérieur, confiant.

Ses mains se refermèrent l'une sur l'autre dans une inertie fulgurante. L'homme se balança vers l'avant d'un iota et se leva comme un corps atterré par l'effort.

D'une voix plus forte et plus grave que la musique et que toutes les conversations de la place, il attira l'attention d'un auditoire partiellement ivre. Le resto bar ne comptait plus maintenant que quelques places libres, tout le monde se rassemblant en îlots cacophoniques.

Ses mots n'étaient pas compris, soit ! Il en avait marre des gens, marre de tout.

De ses mains habiles et fortes de l'expérience, couplées à sa maladresse alcoolisée, se manifesta une feuille de papier qu'il plia et replia en tous sens, de tous côtés pour en faire un étrange ballon blanc.

Il mit cette rapide démonstration d'origami au centre de sa main qu'il éleva au dessus de sa tête, la fixant des yeux, et souffla doucement.

Le feu engloba rapidement l'objet dans sa main, qu'il tenait toujours aussi haut dans les airs, et le papier se contorsionna dans les flammes. Puis, sa main baissa, faisant apparaître que le défunt ballon de papier qui devait disparaître se transformait plutôt en masse d'un rouge intense semblable à du métal en fusion et qui demeurait en lévitation au même endroit.

Première pulsation, le diamètre du globe de magma passa de 10 à 12 centimètres. La deuxième et la troisième pulsation gonflèrent le phénomène à 18 centimètres et la quatrième la porta à 25 centimètres.

Chaque pulsation accélérait le rythme et produisait un son semblable à un cœur qui bat.

L'homme riait, il riait de plus en plus. Comme un dément, un démon, il s'esclaffait comme le diable, carrément. Il se nourrissait autant des airs ébahis que de ceux qui s'horrifiaient du morceau incandescent.

Il riait à la manière de celui qui ne sent pas la douleur sur son visage. Tout près de la sphère bouillonnante, sa peau passa du rouge au noir calciné en quelques secondes, des cloques naquirent sur tout son épiderme dues à la chaleur déployée par sa création, et ses yeux se révulsèrent.

Son cerveau cuisait, son sang bouillait, son corps entier se déformait sous les attaques insensées d'une œuvre que lui seul pouvait comprendre.

Le feu se propagea aux boiseries et au plafond, des milliers de degrés firent s'enflammer la salle en entier.

Les gens les plus près du sinistre, qui grossissait toujours, expérimentaient déjà les mêmes souffrances que le créateur de l'objet infernal. Calciné, debout sur place, un rictus maléfique aux lèvres, ses yeux explosés étaient tombés à ses pieds et frétillaient à la façon d'œufs dans une poêle. Les cris de tous les autres s’amplifièrent à la faveur des flammes ensorcelées.

-De Si Tristes Yeux-

  La culture et la science ne nous aident pas à aimer.
Solitas


The fire on my skin Burning all my sins
   
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  Publié: 2 oct 2010 à 09:36 Citer vertical_align_bottom

Je te l'ai déjà dit, mais... j'adore.

J'aime énormément l’atmosphère, même si je ne saurais pas forcément la définir.


  Be more, or be no more.
Au Nom de la Rose


Une fleur de sang, pour tous les maux de la Terre
   
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10 déc 2022 à 16:56
  Publié: 22 oct 2010 à 02:30 Citer vertical_align_bottom

En tout cas, la haine est chaude et la vengeance se touche pleinement, je crois.

Merci du passage, Solitas



David

  La culture et la science ne nous aident pas à aimer.
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