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Cαlliσpee


«La porcelaine, le soleil et l'azur qui s'échappent d'entre vos lèvres.»
   
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7 juin 2013
  Publié: 16 oct 2010 à 10:54
Modifié:  16 oct 2010 à 10:54 par Cαlliσpee
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**

Les portes du métro se refermèrent derrière nous et le râle du wagon laissa échapper des lueurs jaunâtres avant d’enfoncer son visage sous les décombres de la terre. Montréal tressaillait sous le battement de nos cœurs, le ciel se dessinait d’azurs bleus et les pluies florales du soleil asséchaient la feuille des arbres. Nous frôlions les parcelles d’un rêve et nos semelles laissaient fleurissantes les avenues de la ville.

La station de métro s’effaçait derrière l’horizon et nous étions tous deux balancés du vent. Nos êtres se déposaient d’une saison empreinte de rayons clairs, feuillus et ensoleillés. Tes doigts contre les miens caressaient ma paume et ton regard rêveur embaumait mon cœur d’échevelée. Je n’étais qu’une émotion, les voltiges de mon âme s’accaparaient d’un relent de peine : ta vive réalité, une certitude inévitable. Ton jeune corps se fanait, il était trop gonflé d’une poésie infectée d’un dernier souffle.

Tu voulais me laisser t’aimer avant ton départ, tu avais les yeux en sourire pour me rappeler qu’il fallait rester, en songes, dans notre petit monde pour s’aimer. Au moment où je voulais consentir à ce supplice, mon cœur s’emplissait des beautés du monde et la journée retrouvait son éclat et ma gaieté.

La couleur des arbres s’imprégnait alors à nouveau de nous, les feuilles brodées d’un automne cascadaient sur les plis de nos vêtements. Nous avions arrêté le temps, gonflés les bleus du firmament de nos nuits à faire l’amour ailleurs.

Nous avions décidé de nous étendre sous l’érable d’un parc. Nous embrassions les feuilles de nos yeux et nous nous sommes embrasés sous la pupille du monde. Les ombrages déposés du soleil brûlaient nos épaules frêles. Nos pieds plongèrent dans les herbes et les nuages du ciel, un flot étincelant des cieux, zigzaguaient entre nos orteils. Nous faisions presque partie des étoiles et elles se déployaient sous les battements de nos pieds.

Nos visages étaient rivés vers l’ouest et tu pointais les pétales d’un Montréal déployé sur la sphère de notre planète. Les gratte-ciels et les boutiques étaient découpés de têtes qui pullulaient dans les rues.

« Et nous restions là. Nous aimions les contempler, tous identiques, les observer alors qu’ils étouffaient les autoroutes et les ruelles. Pour nous, la journée était unique, extraordinaire, magique. Nous errions dans les cieux comme deux jeunes spectres épris du passé. »

Ils étaient étendus, tous les deux, serrés contre la terre et l’humidité de l’herbe. Son corps à lui, décharné, gisait sous terre près d'elle alors qu’elle le voyait briller de ses souvenirs. Elle se recueillit tendrement, la poitrine tremblante, les joues imbibées de larmes, comme à chaque année, le même jour, depuis sa mort.

  Cαlliσpe℮. Irréєlle, vαgabonde.
bulle_d'oxygène


Le poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clé (S.Mallarmé)
   
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2 janvier 2016
  Publié: 18 oct 2010 à 08:09 Citer     Aller en bas de page

Une jolie nouvelle que j'ai beaucoup aimé lire avec une fin qui nous ramène à la dure réalité de la vie, de l'instant présent. Existe t'il vraiment un repos de l'âme ??? on peut en douter...
Bulle d'oxygène

 
angel_18


la poèsie est un refuge où je me sens revivre...
   
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12 novembre 2012
  Publié: 18 oct 2010 à 12:26 Citer     Aller en bas de page

La fin est poignante, elle nous fait retombé, et alors on comprend le sens du poème, le début qui n'est en faite que songe ...

Magnifique,

Amicalement Angel_18

  Que ma plume vous apprenne ce que ma bouche ne peut vous dire et que mon coeur voudrait signer de son sang. Alfred de MUSSET
Cαlliσpee


«La porcelaine, le soleil et l'azur qui s'échappent d'entre vos lèvres.»
   
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7 juin 2013
  Publié: 23 oct 2010 à 10:44 Citer     Aller en bas de page


Merci à tous les deux...
Je l'ai fait pour un de mes cours à l'Université.
Je devais analyser mon processus d'écriture et le
sens du texte importait peu. Je n'écris pas beaucoup
de nouvelles alors j'ai préféré faire quelque chose de
signifiant!

Je suis parfois trop sévère avec moi-même et je juge
un peu trop vite la qualité des textes narratifs que je fais.
Finalement, j'aime beaucoup cette nouvelle

  Cαlliσpe℮. Irréєlle, vαgabonde.
Cαlliσpee


«La porcelaine, le soleil et l'azur qui s'échappent d'entre vos lèvres.»
   
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8 mai 2008
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7 juin 2013
  Publié: 3 nov 2010 à 14:11 Citer     Aller en bas de page

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ^^

  Cαlliσpe℮. Irréєlle, vαgabonde.
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