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mourad


nul n'a écrit, peint ou sculpté que pour sortir de l'enfer (artaud)
   
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  Publié: 13 jan 2010 à 11:23
Modifié:  15 jan 2010 à 09:03 par Lunastrelle
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cher Mourad,

je ne sais pas pourquoi toutes mes phrases spontanées commencent et finissent par un dissimulé ou expressif "je ne sais pas"! peut être oui, parce que ma vie jusqu'à aujourd'hui fut la scène d'évènements desquels une même impression de bas-fond redonde: qu'ils échappent à toute logique partagée entre les hommes, et même de leur compréhension de la nature; certes, de leur nature propre.

Cette si petite phrase "je ne sais pas" fait du "savoir" un état antérieur et intransitif de la pensée ; et d'une intuition qui s'impose à nous quotidiennement dans la clarté immédiate de l'instant crûment sensible et passivement subi, une sorte de sentiment d'un noumène manqué et Dieu sait combien est-il vorace pour envahir notre réflexion sur le passé et l'assimilation anticipée de l'avenir.

Ajouté à cet état de l'absurde qui naît selon Camus de l'affrontement entre l'appel angoissé de l'homme et le silence du monde, cette phrase (je ne sais pas) fait de moi une négation, une noirceur sur laquelle il est dangereux de s'attarder; en l'esquivant, ou mieux en l'isolant dans l'anormal, l'excessif, l'exceptionnelle, l'idiosyncrasique, l'idiopathique ou dans une de ces métaphores existentielles, le génie du langage comme par un répétitif et constant hasard multiplie les signes et les symboles pour ce qui se rebelle à la perception claire et au limpide entendement.

Ce choc a posteriori, d'une manière plus explicite, cette compréhension tardive succédant à la moindre salve d'écriture qu'elle soit purement automatique ou simplement élaborée, paralyse tout le bloc de ma conscience qui dans un "toujours il y a un millième de seconde" fut pleinement polarisée par une intention occulte dont je n'arrive au mieux à déchiffrer que les produits finaux, lettres sur papier, sens éternellement dynamique dans une suspension métaphorique entre le là et le horlà et que le Verbe essaie d'en saisir l'ombre d'un reflet. Et c'est là, c'est la question fatidique; qui écrit ? "oui c'est bien moi", on va répondre en "aérosolant" cette air trompeur d'une aisance remplie. en effet, à cette instant tu frôles avec les yeux bandés que par tes propres mains, l'autre que tu cherches pour te sauver de la désolation, l'autre qui te réfléchis plus que parfaitement l'image que tu veux donner, car, si ton air gardait encore des traits bigarrés, encore rebelles au mensonge toujours en semi-apnée sous ta conscience , l'autre lui, est bien doté des mêmes sédiments et des même fossiles qui font de tes impressions encore douteuses sur toi-même, encore flouées par maintes vérités manquées, une toile parfaite et dans le meilleur des mondes. Hélas c'est une toile qui ne sera jamais Art, car la banalité, dans le meilleur des mondes n'est admirée qu'en public; comme si elle cherchait la foule et ses ombres pour dissimuler ses imperfections, ses ratures, un sein trop petit ou des oreilles mal ourlés. finalement, c'est en retrait du monde, seul avec tes pensées, avec des fantômes et tout en paroles silencieuses et qui chutent en une hélice sans repères, que parfois elles atterrissent dans un blanc absolu sur un point. c'est cette fois que tout abandonné à moi entre une pensée et une autre pensée, que mon propre moi m'abandonne. Alors qui écrit ?

  un jour tu vies, un jour tu meurs, un jour tu ries, un jour tu pleurs, c'est ça la vie...c'est ça l'amour
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