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· jeromenardi
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  Publié: 19 mai 2013 à 13:29
Modifié:  19 mai 2013 à 17:18 par Nitrox
Citer vertical_align_bottom

C'était encore un peu l'été indien,

un immense viking cajùn,
nommé Caz
(poilu comme la serpe des moissons psychédéliques)
et un chef de gang hippie
qui avait des tas d'oiseaux dans les cheveux
(et un sobriquet à pétrole),
jouaient à la roulette russe
assis face à face sur un tonneau
qui flottait au milieu du fleuve.

Des badauds s'étaient rassemblés sur la berge
suspendant leur promenade
et sur le pont des saisons.

Une paire de seins
complétant un corps parfait
auquel la nature avec associé un joli minois
passa dans les rangs subrepticement
encaissant le prix du spectacle
avec une petite boite en fer forgé
astucieusement fendue.

Les badauds hurlaient de joie et de stupeur
à chaque fois que le chien claquait dans le vide
et puis le silence retombait
et le flingue changeait de main
et seul le grincement d'une poussette
nerveusement agitée
troublait la mélodie fluette de l'angoisse
hormis les mouettes
qui n'aiment pas trop les histoires de tonneau.

Lorsque cette scène se fut reproduite six fois
signifiant que le barillet venait de dire son dernier mot
la foule incrédule, de concert, se gratta la tête
avant de constater la flagrante supercherie.
De part et d'autre du tonneau
chaque tête comportait encore intacte sa cervelle
et la foule commença à comprendre, puis à gronder.
Sans doute restait elle sur sa faim,
tandis que le fleuve emportait avec langueur
les deux imposteurs
et que la fille à forte poitrine disparaissait
enroulée consciencieusement dans un courant d'air.

Puis les plus furieux
commencèrent à courir le long des berges en trébuchant
et pour les plus adroits d'entre eux
leur lancer des pierres
en inventant des noms faciles à dire en courant
mais très imposants quand on y pense vraiment.

mais le fleuve fut le plus perspicace.

Ensuite,
la plupart sont rentrés chez eux
oubliant même une poussette grincheuse derrière eux,
furieux et affamés
continuant à se comporter en homme
diront les mouettes.

Parmi ceux-ci
quinze tuèrent leurs femmes de leurs mains
(d'autres femmes leur demandèrent cette main quand même,
plus tard)
huit en firent autant avec leurs chiens
un autre rentra dans un bar
ce qui n'était pas la première fois
puisqu'il appela tout les tabourets vides par leurs prénoms
"mirador à pochtron, canne blanche de la soif, celui du beau gosse en embuscade, serrure lunatique du décolleté de la serveuse ou copain du juke-box".

Les autres rescapés de cette grande escroquerie
finirent tous par faire de leur mieux
en moins bien.

Et lorsque le tramway bleu jaillit
du ventre de la terre
et se transforma en hiver,
un grand Viking relax,
Pénélope Monroe,
et un petit truand de Bâton rouge
se posaient sur le tarmac de Rio
avec une grosse valise en croco.

Partout ailleurs
la camarde continuait à fermer des villes
de son regard froid.

Mais cette histoire est déjà arrivée
au moins une fois, m'sieur,
au moins une fois, madame,
avec un type qui s'appelait Dieu
et l'autre Diable.

 
Ludothum.


A ceux qui ont tout entendu en me lisant, que plus rien ne soit dit en silence...
   
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  Publié: 19 mai 2013 à 13:48 Citer vertical_align_bottom

Cette originalité qui a quelque chose d'abstrait pour moi, lecteur, n'est pas là pour me déplaire bien au contraire....
Merci pour ce moment que je qualifierais de pure poésie...
Amitiés,
Ludo.

  Ludothum.
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15 octobre 2021
  Publié: 19 mai 2013 à 14:34 Citer vertical_align_bottom

Une fable se doit de réponde a votre morale.En se démultipliant, parfois.

Mandrinmodern

 
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