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Huslium

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  Publié: 21 sept 2011 à 09:08
Modifié:  21 sept 2011 à 13:44 par Huslium
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"I don't feel really good this morning...
Like if something has fallen down in my life...
falling again...
falling nowhere...
in a constant fall
and I am waiting for the moment, it will hit the ground.*
"



Parfois, je souhaiterais n'avoir jamais appris de mots. N'avoir jamais appris à écrire, peut-être même n'avoir jamais appris à prononcer un mot.
D'avoir été vidée jusqu'à la moelle, vidée de mots, de sons, de tout ce qui peut conduire à un enchaînement logique de pensées dans un crâne humain. D'avoir été vidée, vidée dès le "début." Peu importe de quel début, il s'agit.

"I don't really feel good this morning..."

Comment se défaire de ce qu'on est déjà ? Se "refaire"** ? Il ne s'agit pas là d'une reconstruction de son être, mais d'un état d'être flottant entre conscience et inconscience, un corps qui serait à la fois solide et vapeur. Un corps représenté et à la fois illusoire. En somme, un corps insaisissable, un corps sur lequel l'attraction n'a plus aucun effet. Oui, un corps flottant.

Un être-deux êtres.

"Like if something has fallen down in my life..."

J'ai toujours trouvé difficile de m'exprimer. De donner une réponse rationnelle aux questions que l'on me posait. Car les pensées, les mots, les lettres n'émanent pas de mon cerveau de manière logique.
Là, dans mon cerveau, des champs de bataille se répandent sur des hectares ; ce sont des lettres, d'un côté, des pensées de l'autre, des mots au milieu. Des mots au milieu se noyant dans des tranchées de sang.
Et des tranchées, des centaines de tranchées, des milliers de tranchées, où endoloris, mes mots agonisent gentiment... estropiés, mes mots s'endorment au son des balles. Mutilés, mes mots rendent leur dernier souffle. Ici, dans les tranchées de sang.

On passe parfois le temps d'une vie à attendre que la guerre se finisse.
On passe parfois le temps d'une vie à attendre que "ça touche le sol."
Que ça touche le sol, enfin.

Et la Guerre n'a jamais fini de hurler dans nos têtes.
Les mots n'ont jamais fini leur danse vertigineuse, les pensées n'ont jamais fini de se faire violence entre elles, les lettres n'ont jamais fini de ne rien signifier.

"in a constant fall
and I am waiting for the moment, it will hit the ground.
"

Parfois, je souhaiterais n'avoir jamais appris de mots. N'avoir jamais appris à écrire, peut-être même n'avoir jamais appris à prononcer une parole.
Parfois, je souhaiterais me confondre avec Chaos.
Parfois, il n'est rien de plus beau que le Chaos.


* Je ne me sens pas très bien ce matin...
Comme si quelque chose était tombé dans ma vie...
Tombant encore...
Tombant nulle part...
Une chute continue...
Et j'attends le moment où ça touchera le sol.



** : Si l'on pouvait seulement goûter son néant, si l'on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d'être mais ne soit pas la mort tout à fait.

Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n'est certainement pas une souffrance.

J'en suis au point où je ne touchhe plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et la titillation insistante de l'être. Je n'ai plus qu'un occupation, me refaire.




Antonin Artaud, L'ombilic des Limbes suivi de Le Pèse-nerfs, Gallimard, nrf, 1954, p. 103.

 
Marcel42


Le poète est un collectionneur de mots. Dans son album, chacun devient une fleur imaginaire.
   
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  Publié: 21 sept 2011 à 10:41 Citer     Aller en bas de page

Les mots, il faut les sortir du carcan des dictionnaires, leurs tordre le cou aux mots et les mettre enfin aux pas de nos rêves.
Cordialement,
Marcel.

  Marcel
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