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KYRICE
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  Publié: 4 mai 2015 à 13:16
Modifié:  5 mai 2015 à 03:58 par Catwoman
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Et si les Cosmiques
Vous étaient Contés


Voici une quinzaine d’années à l’occasion d’un de nos multiples voyages en Inde, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance d’André Soulié, dans un petit restaurant du vieux Delhi. Sa profession : Aspirant guide de Haute Montagne. Un garçon charmant, jeune et dynamique, avec qui j’ai longuement bavardé. J’étais à l’époque enthousiasmé par ses récits de randonnées et d’alpinisme. Je me projetais déjà dans un « Futur Proche », m’imaginant déjà réaliser un rêve illusoire. D’emblée nous avons échangé nos adresses téléphoniques, au cas où une envie subite de réaliser une course dans les Alpes, me prendrait, et pourquoi pas, si mon âge, me le permettait encore, de monter au sommet mythique du Mont Blanc. Mais alors, cela est une autre histoire.

Ce vœu pieux se réalise enfin, un an après cette rencontre. Après, nous être mis d’accord sur les modalités de financement de cette course, je me retrouve chez lui, à Chamonix, où avec sa compagne, ils habitent un agréable petit chalet très sympa, en dehors de l’agglomération survoltée. Je vais y séjourner une première fois, trois jours. Je dis cela, parce qu’il y aura une seconde fois.

Avant de partir pour cette « Grande marche » vers le Mont Blanc, André veut s’assurer que mes capacités physiques et surtout que mon aptitude à l’endurance en dénivelée importante est satisfaisante. Le lendemain de mon arrivée, nous partons avec sa compagne, pour un test à 3300 mètres d’altitude. Mon principal handicap est bien évidemment mon âge, qui avait déjà dépassé à l’époque, alertement… les 70 ans.

Le temps se dégrade très rapidement en montagne. André, mon guide est devenu soucieux et à quelques appréhensions sur la date de notre ascension. Nous nous rendons à plusieurs reprises à la Maison des guides de Chamonix, pour nous informer sur les prévisions météorologiques à venir qui ne sont pas séduisantes. Celles-ci sont très pessimistes, car aucune amélioration n’est à envisager dans l’immédiat.
La seule solution, pour moi, me dit-il, est de retourner chez moi, en région parisienne et d’attendre des jours meilleurs, plus cléments. C’est très dommageable, mon organisme s’était déjà bien habitué à l’altitude, durant ces quelques jours passés à Chamonix.

Pendant une semaine, claustré dans mon appart, avec mon épouse, je dois prendre mon mal en patience, et attendre tranquillement un éventuel coup de fil d’André, qui devrait m’annoncer une amélioration du temps.

Il est 20 heures lorsque le téléphone sonne… j’entends mon interlocuteur m’annoncer « La bonne nouvelle ». Dès le lendemain matin, le TGV me dépose à Chamonix.

André m’attend. Il a déposé dans sa voiture, tout le matériel destiné à l’ascension, chaussures, crampons, mousquetons, lampes frontales, cordes etc… je comprends qu’il désire m’emmener directement, en sortant du train, au sommet de l’Aiguille du Midi. C’est je pense, une faute assez sérieuse de sa part. Mes craintes vont se justifier par la suite.

Pour information, il faut savoir que l’arrivée du second tronçon du téléphérique se trouve à une altitude de 3776 mètres. Et que le sommet de l’Aiguille du Midi est à 3842 m.

Arrivés au sommet, après avoir traversé le tunnel de glace qui nous mène au belvédère, nous découvrons, les regards curieux, et intrigués d’une dizaine de touristes japonais qui n’hésitent pas à nous photographier. André fait de son mieux pour m’aider à m’harnacher, m’équiper et me donner les derniers conseils indispensables concernant la position des pieds, avant d’aborder la descente de l’impressionnante et vertigineuse arête neigeuse, large seulement d’un mètre cinquante, parfois moins. J’ai appris que cette arête des « Cosmiques » a été l’année dernière, en 2014, sécurisée par une corde de chaque côté, ce qui ne l’était pas quand j’ai effectué cette périlleuse descente. Mille six cents mètres de vide sur la gauche et plus de quatre cents mètres sur le coté droit. Inutile de préciser que : effectuer cette partie si dangereuse avec « Les Grandes Jorasses » comme toile de fond, est très impressionnant.

En fin d’après midi, cette première partie du parcours, se termine au Refuge des Cosmiques, construit sur le sommet d’une arête qui porte ce même nom. Nous y passons la nuit. C’est un refuge, de la taille d’un hôtel, situé à 3613 mètres d’altitude face au « Tacul ». Demain, les choses devraient devenir plus sérieuses, lorsque nous aborderons le Mont Maudit et l’ascension du Mont Blanc.

Nous nous installons pour passer la nuit dans un dortoir collectif, avec tous les lits alignés comme au cimetière. Mon sommeil est léger, si léger, que je n’arrive pas à fermer l’œil de la nuit. Mes pensées en vrac vagabondent et s’enchevêtrent…

Puis d’agressifs maux de tête et de violentes nausées dues à l’altitude se sont invités et sont venus perturber cette nuit abrégée, puisqu'à une heure du matin, le gardien du Refuge a bruyamment fait irruption dans notre dortoir pour nous réveiller.

Les tempes serrées, j’ai une forte envie de vomir. J’évite d’en parler à André, car j’ai peur qu’il annule ce périple, mais j’avoue maintenant que j’ai certainement eu tort de ne pas le faire.

Après nous être restaurés et préparés, nous décidons, vers trois heures du mat, la lampe frontale allumée de « Prendre la Route ». Nous sommes la première cordée à prendre le départ, cinq autres suivront, mais finiront sans aucun mal, par nous rattraper. Au mois de Juin, nous ne sommes pas très nombreux à effectuer cette ascension, et c’est très bien comme ça.

Notre progression est lente, la pente est abrupte. Nous traversons des séracs, immenses blocs de glace, gros comme des immeubles de plusieurs étages. Mon mal de tête non seulement ne s’est pas éclipsé, mais s’amplifie de minutes en minutes, cela devient atroce. La souffrance et la fatigue dues à l’altitude altèrent mon jugement… Ce qui inquiète singulièrement mon guide.

[b]Je ne vis plus dans un rêve, mais dans le cauchemar.
Et c’est… Avec mon regard fixe et hagard
Que je confie à André, lui chuchotant
A l’oreille ces propos délirants :

« je désire dormir »

C'est à mourir de rire…
Rire, oui ! Mourir, non !


A vrai dire…
je n’ ai aucune envie, ni de l’un, ni de l’autre.


Cette fois, André est inquiet sur mon sort. Une idée germe désormais dans son esprit… Doit-il poursuivre l’ascension ou la stopper ?

Vu mon état de santé mental qui se détériore rapidement, craignant un œdème cérébral, André prend une sage décision : celle d’écourter notre progression, en supprimant de notre programme, l’ascension du Mont Blanc… et de continuer plus modestement vers une autre direction.

Nous nous contenterons simplement de faire l’ascension du « Tacul » à 4300 mètres d’altitude. Dommage que mon état de santé ne m’ai pas permis d’apprécier la fabuleuse splendeur des paysages à leur juste valeur !


Je suis de retour le soir même, au sommet
De l’Aiguille du Midi, bien fatigué, mais soulagé, d’être arrivé.

De retour chez moi, je suis tout de même ravi d’avoir réalisé cette petite expérience qui m’a permis de jauger ma condition physique et d’apprendre qu’elle était encore, malgré tout… satisfaisante. Mais surtout heureux, de savoir que malgré mon âge, ce rêve d’alors, n’était pas une utopie.


~

Mais un mois plus tard,

Une lettre envoyée par sa compagne à tous ses clients me parvient, m’informant que André Soulié, aspirant guide de haute montagne a trouvé la mort lors d’un accident de cordée, alors qu’il effectuait l’ascension du Mont blanc, entraîné par deux de ses clients.


Inutile de préciser, qu’à l’annonce de ce drame, j’ai été particulièrement consterné et affecté…


Kyrice

  jb
Sybilla

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  Publié: 4 mai 2015 à 18:00 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir KYRICE,

Merci pour ce très bel et émouvant partage de cette ascension de Chamonix et cet hommage à André Soulier !


Mes amitiés

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
KYRICE
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15 août 2017
  Publié: 6 mai 2015 à 12:33 Citer     Aller en bas de page


Sybilla

Merci chère amie. En effet, en écrivant ces lignes, j'ai voulu rendre en quelque sorte hommage à ce garçon charmant, en ayant aussi une pensée pour sa compagne. C'est évident, que revenant de la région parisienne, il avait commis une faute majeure, lorsqu'il a décidé aussitôt sorti du train de m'emmener faire l'ascension.


Amicalement
jac

  jb
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