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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Un séchoir Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Joker


Trouvons ce qu'il nous manque dans ce que nous avons et dans ce que nous sommes.
   
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  Publié: 10 juin 2017 à 11:39
Modifié:  10 juin 2017 à 11:42 par Joker
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Un séchoir

J’habite sur le boulevard du 30 juin, l’artère principale de la ville de Kinshasa. L’équivalent des Champs-Elysées à Paris. Mon appartement se situe au cinquième étage d’un immeuble vieilli. A partir de la rue, il est facile à reconnaître, c’est le seul appartement où aucun vêtement ne pend au balcon, car j’ai récemment investi dans un séchoir.

Je suis contre la torture, je n’ai donc pas offert mes pinces à linge obsolètes à la police de Kinshasa, ni au club sadomaso de Barumbu. Je les ai données à Jean. Il pourra les partager avec ses voisins. Trente pinces à linge, c’est trop pour sa seule garde-robe.

Il y a des inventions qui ont bouleversé le monde, comme le transistor ou les microprocesseurs. Mon séchoir a profondément changé la vie bien réglée de Jean. La routine a été brisée. Lundi, c’était la lessive. Mardi, les vêtements pendaient au soleil. Et mercredi, il procédait au repassage. Mes sous-vêtements mauves aux couleurs d’Anderlecht étaient exposés à la ville et au monde. Le temps s’écoulait ainsi dans la lenteur du fleuve Congo qui longe la capitale en ne dépassant pas 3 km/h. Mes habits dégoulinaient goutte après goutte. Les jours de pluie tout était trempé, une sorte de rinçage supplémentaire qui créait un décalage dans le programme de Jean. Aujourd’hui, tout s’est accéléré à la vitesse de la lumière. Jean a fait un bond dans le futur. Le lundi matin, c’est toujours la lessive. Mais deux heures après, les habits passent au séchoir et à quatorze heures ils sont prêts pour le repassage. Le pauvre, il a perdu ses repères. Je sens qu’il lui faudrait un psychologue du travail. Je le surveille. Il serait capable de vandaliser mon séchoir.

Les malheurs de Jean me rappellent l’électrification du village natal de mon père à 300 km de Mbandaka dans la forêt équatoriale. Le progrès a parfois des conséquences inattendues. L’installation de la lumière avait fait baisser la natalité. Nous sommes revenus au village quatre ans plus tard, la natalité avait repris mais les réverbères du village étaient tous hors d’usage bien que le réseau électrique fonctionnait parfaitement. Un Pygmée, co-auteur de la destruction de l’éclairage public, s’est confié à moi en me disant qu’il était incapable de s’approcher de sa femme la nuit en regardant son visage. Sa femme pygmée avait probablement le même blocage. J’ai trouvé cela logique. Depuis vingt mille ans, cela s’est toujours passé dans l’obscurité absolue. Les nuits de pleine lune, ils peuvent deviner les traits du partenaire, mais le visage dans son ensemble reste flou. Pourquoi avons-nous changé les codes de ces rencontres nuptiales ? Qui sommes-nous pour bouleverser leur mode de vie ? J’ai donc demandé avec toute mon autorité au responsable technique - en usurpant les pouvoirs de mon père - qu’aucun réverbère ne soit réparé. Ainsi, j’ai pu maintenir la libido dans le village.

  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
suri
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  Publié: 10 juin 2017 à 13:59 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Joker,

N'ayant pas pour habitude de m'attarder sur de la prose sur ce site, je suis contente d'avoir pris le temps de lire ta nouvelle.

Je trouve ta narration originale et j'aime définitivement ce que tu racontes. J'espère revenir sur d'autres textes, après avoir rattrapé le retard de lecture dû à mon abscence ^_^

A bientôt !

 
Joker


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20 juillet
  Publié: 10 juin 2017 à 14:23 Citer     Aller en bas de page

Merci Suri pour ton commentaire qui me fait plaisir.

J.

  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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17 juillet
  Publié: 10 juin 2017 à 16:47 Citer     Aller en bas de page

Pauvre Jean, tes initiatives bouleversent sa vie. Les pygmées me sont très sympathiques malgré leurs dents taillées en pointe. Toi tu es à la pointe de l'électroménager.

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Joker


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20 juillet
  Publié: 10 juin 2017 à 18:15
Modifié:  10 juin 2017 à 18:22 par Joker
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Citation de Varh
Toujours magique...
Je dévore tes textes comme les "car en sac" de mon enfance.. Non seulement, je souris mais toujours ces interrogations sur les progrès de la technologies qui surpasent à ceux de la spiritualité et ceux de l'humanisme..

Merci Joker A
Ma sincère amitié
Varh.T



Merci Varh. Les Pygmées sont nus toute la journée, donc le soir il faut tout éteindre. Pour les occidentaux , je crois que c'est l'inverse.

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Joker


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20 juillet
  Publié: 10 juin 2017 à 18:18 Citer     Aller en bas de page

Citation de Aude Doiderose
Pauvre Jean, tes initiatives bouleversent sa vie. Les pygmées me sont très sympathiques malgré leurs dents taillées en pointe. Toi tu es à la pointe de l'électroménager.



Ils embrassent très bien !

  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
Joker


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20 juillet
  Publié: 10 juin 2017 à 18:39 Citer     Aller en bas de page

Aude. En primeur, je te donne le titre de mon prochain texte. "Les aventures d'un lave vaisselle ".

J.

  Une insurrection des vulnérables face aux infaillibles
samamuse
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l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
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30 juillet
  Publié: 13 juin 2017 à 07:36 Citer     Aller en bas de page

y aura-t-il encore de la place dans ce lave aisselles ?

 
Joker


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20 juillet
  Publié: 13 juin 2017 à 10:58 Citer     Aller en bas de page

Tu risques d'avoir la tête qui tourne. N'y rentre pas.

SAM, je parle de toi dans un texte fantastique. Tu devrais le lire. " Le brochet".

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