Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles & Formes courtes
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 0
Invités : 28
Invisible : 0
Total : 28
13323 membres inscrits

Montréal: 26 févr 13:40:33
Paris: 26 févr 19:40:33
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Nouvelles littéraires :: Merci ma Kro ! Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège


Il suffit d'oser
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
242 poèmes Liste
5845 commentaires
Membre depuis
22 octobre 2014
Dernière connexion
22 février
  Publié: 18 déc 2018 à 06:58
Modifié:  19 déc 2018 à 14:06 par In PoésieBonne Fête!!!
Citer     Aller en bas de page

Merci ma Kro !

Il fait chaud, lourd, vibrant… La plaine d’Alsace, endormie sous le soleil d’août, n’en finit plus d’étouffer. Allongé dans les joncs, près du Canal du Rhin, j’entends le ronron pénétrant des pousseurs hollandais ou suisses, crevant l’onde plane en vagues circonflexes. Que du normal, du simple, du rassurant. Rien ne bouge ! Dans cet état d’assoupissement salvateur, des senteurs de cuisine d’ailleurs viennent taquiner mes narines tétanisées par la platitude de ma pitance du jour, à savoir : concombres crus, pain, jambon - sans beurre, et canette chambrée à 32° C. « Que sens-je, que vais-je goûter », me dis-je ?

Mais non, le frichti inquiétant quelque part se concocte sans que j’aie reçu la moindre invitation. À l’image du renard de la fable, je m’approche de la source des délices, non sans me tremper quelque peu les genoux et les coudes dans ma quête en tapinois. Diable, mais c’est une colonie que je découvre, qui campe, qui cuisine, qui n’est pas d’ici, qui est immatriculée Milano, Torino, Napoli, Ragusa et tutti quanti. Ah ! Que nenni ! Il ne sera pas dit, que je quitterai ce lieu sans savoir de quelle magie cette tambouille relève.

De souvenirs de vacances transalpines, je gardais en mémoire des plats pour touristes, des bolognese falsifiées aux Tiramisu d’occasion. Mais là, devant moi, sous mon nez épaté, s’étalait la promesse de la succulence même, faite pâtes. Car je les voyais de mon poste d’affût les spaghetti prêts à sauter dans le bouillonnement humidificateur. Une matrone, à califourchon sur un tabouret de toile trop étroit pour son ample séant, maltraitait au rouleau à pâtisserie de la mie de pain rassis, destination panure. Un minuscule décrépi écrabouillait des anchois à l’huile dans une large poêle où de dodues gousses d’ail se prélassaient, très motivées. Un petit, tout petit – neuf ans à peine, s’exerçait à hacher menu menu du persil qui finit dans le voisinage de l’alliacée. Sa sœur, ou sa cousine, toute proche, se râpait les doigts en même temps que du pecorino. C’était à croquer ! Tout à coup, voila que la panure est jetée dans une autre poêle où s’échauffe une huile d’olive extra vierge, conférant à l’œuvre collective une soudaine odeur de biscuit doré. J’étais tout près de craquer !

Il était écrit que ma douleur ne s’arrêterait pas là. Sous l’effet d’une brusque alchimie, tous les ingrédients se retrouvèrent en belle mêlée saupoudrée de râpé, avec, tout autour, quinze arbitres affairés à s’asseoir pendant qu’il était temps, la pasta al dente ne supportant pas de délai d’attente. Je voyais bien les nez pointés vers le plat de service : image donnant plus de texture à ma frustration « spaghétifiée »… Soudain, un des quinze se lève précipitamment, dirige ses pas vers la glacière, antre des délices où repose, en mon imagination gourmande, je ne sais quelle cassate. Mais non, cela est moins subtil et c’est en quête de bière que le brun sicilien s’égayait. Mais de bière, point ! (Et là, je traduis).
- Il n’y a plus de bière ?! Et comment je vais les manger, moi, les spaghetti aux anchois et à la mie de pain, s’écria-t-il ?
- Bois donc comme tout le monde de cet excellent Cerasuolo di Vittoria ! fut la répartie unanime de la cohorte latine.

Mais non ! L’autre, très alsacien par sa détermination, aussi bien que par l’affirmation de ses goûts, ne voulait que de la bière car il était sacrilège, disait-il, de boire du rouge avec du poisson, référence faite, sans doute, à la présence de quelque anchois dans le plat. Le nom de ce mets me revenait encore à l’oreille : spaghetti, anchois, mie de pain… Et moi, j’avais la bière salvatrice. Je sors de ma planque, canette de Kro 33cl à la main, et la propose, débonnaire, arguant que cela valait mieux que rien. L’italien est partageur et je me retrouvai dare-dare face à une assiette copieusement garnie de pâtes étonnamment croustillantes, entouré de bons vivants, un verre d’un excellent vin de Sicile à fleur des lèvres.

Je me promis, en cet instant béni, de ne plus jamais sortir sans bière.

Gerstheim, août 2006


Bolognese, sauce bolognaise
Spaghetti, des spaghettis si vous préférez
Pasta al dente, pâtes cuites à point (sinon c'est la mort du rital)
Cerasuolo di Vittoria, excellent vin rouge corsé, de la région de Raguse.
 
 

  La vie commence à chaque instant.
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
736 poèmes Liste
15702 commentaires
Membre depuis
6 décembre 2009
Dernière connexion
25 février
  Publié: 18 déc 2018 à 07:34 Citer     Aller en bas de page



Saporito !



  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Adamantine  Cet utilisateur est un membre privilège

Administratrice


Ne m'approchez pas, je pique.
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
451 poèmes Liste
14826 commentaires
Membre depuis
18 novembre 2012
Dernière connexion
25 février
  Publié: 18 déc 2018 à 14:06 Citer     Aller en bas de page

Merci pour cette tranche de vie

  Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l'endroit, à l'envers, parce que la vie c'est souvent comme ça
Sybilla

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
94 poèmes Liste
14985 commentaires
Membre depuis
28 août 2012
Dernière connexion
10 février
  Publié: 18 déc 2018 à 16:39 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir In poésie ,

Très beau texte !



Bonne soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
Pichardin


Rien n’est impossible à l’homme surtout s’il a décidé de ne rien faire
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
419 poèmes Liste
4694 commentaires
Membre depuis
26 octobre 2013
Dernière connexion
26 février
  Publié: 19 déc 2018 à 00:48 Citer     Aller en bas de page

Bonjour JB,
ça donne faim tout ça, avec un bon verre de tutti chianti !
Amicalement
Pichardin

  Pichardin
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
237 poèmes Liste
3016 commentaires
Membre depuis
13 novembre 2018
Dernière connexion
23 janvier
  Publié: 19 déc 2018 à 17:45
Modifié:  19 déc 2018 à 17:48 par Mawringhe
Citer     Aller en bas de page

Le titre m'a fait peur.... Merci Ma Kro N !!! Ouff, la suite est meilleure...
Donc,JB, si "quelque part" ça chauffe dans les chaumières....chez toi, c'est la tambouille à l'air !
C'est inhumain, 23h38 tu m'as mis l'eau à la bouche avec tes spaghettis à la bolognaise....je m'y suis cru tant l'odeur me parvenait aux narines derrière mon écran.
Malheureusement pour moi, je n'ai pas de Kro, donc, je n'ai eu droit à rien ! Je suis restée sur mes crocs
Bisous pique assiette!
Se vieni qui mangeremo la pasta !

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège


Il suffit d'oser
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
242 poèmes Liste
5845 commentaires
Membre depuis
22 octobre 2014
Dernière connexion
22 février
  Publié: 20 déc 2018 à 15:07 Citer     Aller en bas de page

@ Galatea belga, Adamantine, Sybilla, Mawringhe, Pichardin, merci d'avoir décapsulé avec moi ce texte qui sent un peu trop la bibine.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
33 poèmes Liste
1415 commentaires
Membre depuis
5 novembre 2016
Dernière connexion
23 décembre 2019
  Publié: 30 déc 2018 à 04:36 Citer     Aller en bas de page

Bonjour JB

J'ai tellement adoré la lecture de ton texte que dare-dare j'ai préparé des penne rigate sauce arabiata... et (fait rare) une bière pour les accompagner...

Merci pour ce délicieux partage

Bises

Valérie

 
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège


Il suffit d'oser
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
242 poèmes Liste
5845 commentaires
Membre depuis
22 octobre 2014
Dernière connexion
22 février
  Publié: 30 déc 2018 à 04:43 Citer     Aller en bas de page

Chère Varh, merci.
Heureux que ma prose soit culinairement inspiratrice.

Bizzz, JB

  La vie commence à chaque instant.
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 801
Réponses: 8
Réponses uniques: 7
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0264] secondes.
 © 2000 - 2021 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.