Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles & Formes courtes
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 2
Invités : 70
Invisible : 0
Total : 72
· Avraham
Équipe de gestion
· Catwoman
13327 membres inscrits

Montréal: 1er mars 11:35:41
Paris: 1er mars 17:35:41
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Poèmes tristes :: Pro Domo ou l'exilé Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
JEV Nouveau membre!

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
3 poèmes Liste
0 commentaires
Membre depuis
16 février
Dernière connexion
23 février
  Publié: 21 févr à 08:04
Modifié:  21 févr à 15:43 par Bestiole
Citer     Aller en bas de page

Pro Domo, ou l’exilé

Hideuse pauvreté, lumière de l’immonde,
Est plus belle à mes yeux que la blanche colombe,
Qui s’étant transformée en félin sanguinaire
A été accusée: pour crime de misère…

Ne laissant derrière eux que traces indélébiles,
D’un passage trop long de dirigeants débiles…
Alors sans hésiter, et sans l’ombre d’un doute,
J’ai quitté ma patrie, et, poursuivant ma route,

Je me suis retrouvé au détour d’un chemin
Mes seuls biens: mes haillons, mes peines, mon chagrin,
Mon unique dessein, dans cette désertion:
Défier le destin, sans haine ni passion,

A celui qui parfois, nous écoute et protège,
Malgré nos mots amers, d’insultes ou sacrilège,
Nos péchés capitaux qui offensent la bible,
Et atteignent son cœur, comme flèche la cible…

Dans la nuit étoilée, le froid comme prison,
Je réchauffe mon cœur sur un fond d’oraison,
Sentant monter en moi, une angoisse, un prodrome…
La maladie d’amour, un mystérieux syndrome…

C’est le mal de l’exil, cette fuite en avant,
Pour ne plus regarder derrière, mais devant,
Oublier ce que fût, cette âcre poudrière,
Où certaines pensées, gisent au cimetière…

Où le mal pour le bien s’exhibant en vainqueur,
Et la rose d’amour occultant son odeur,
N’offre plus aux vaincus que couronnes d’épines,
Alors que lentement, nos dirigeants déclinent…

Je ne m’en prends qu’à moi dans cette forfaiture,
De n’avoir protégé, mes idées d’une armure,
Ou d’avoir en guerrier défendu ma pensée;
Mourir s’il le fallait, sans m’être rabaissé…

Mais moi je ne suis pas un guerrier, mais poète,
Ma rime est attribut, et parfois épithète,
Et mes vers un ruisseau coulant de vérité,
Dont leur cours ne sera jamais décapité;

Finissant tôt ou tard en rivières ou en fleuves,
Où certains exilés s’y vautrent ou bien s’abreuvent,
Viennent mourir chez eux, en seigneurs de céans…
Après avoir vaincu les fonds des océans…

Mais pourrait-on plaider, pour soi, sa propre cause,
Abandonnant ainsi le parfum de la rose,
Respirant l’âcre odeur de notre lâcheté,
Pour n’avoir défendu certaine identité?

Le poète n’est pas l’avocat du diable,
Il plaide, c’est certain, mais jamais en coupable,
Plaide pour l’innocent, l’opprimé et le juste,
S’il accuse parfois, c’est pour citer l’injuste.

Je ne suis pas un saint et ne tends point la joue,
Je suis un combattant, qui rendra, coup pour coup,
Mais pas un belliqueux, ni un foudre de guerre,
Mon combat légitime: le cri de la misère…

Tous ceux qui ont besoin, de moi, de nous, des autres,
Et qui, tremblants de froid, implorent les apôtres;
Ayant perdu le nord, leur étoile polaire,
Errant aux quatre vents, l’esprit dans la prière…

Mal chaussé, mal vêtu, son bâton à la main,
Il cadence son pas sur la route sans fin,
Celle qu’il a choisie pour affronter mains nues,
Tous ceux qui n’ont pas su respecter les exclus…

Mais tout seul, il ne peut, sa mission est trop rude,
Et l’aide des nantis est une incertitude;
Je crois plutôt au serf, au gueux obéissant,
Qui ouvriront leurs cœurs, et donneront leur sang.

Pour toutes ces raisons, quelqu’un parcourt le monde,
Traînant comme oripeau, son âme vagabonde,
Exhibant les lambeaux du mauvais des ignobles,
Les cousant à nouveaux pour les rendre plus nobles,

Et qu’il puisse demain, revenir sur sa terre,
Celle qu’il a connue, exempte de misère,
Quand l’arbre du malheur cessera de gemmer,
Et dire à son retour: P atrie ! Je vais T ’aimer !

 
ode3117

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
544 poèmes Liste
24321 commentaires
Membre depuis
22 juillet 2010
Dernière connexion
28 février
  Publié: 21 févr à 10:47 Citer     Aller en bas de page

Superbe écrit malgré une tristesse , un désarroi et un déchirement profonds.
Le dernier quatrain me tient au coeur.
Merci pour ce cri.
Bien amicalement ODE 31 - 17

  OM
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

Administratrice


Pourrait-on rêver mieux comme ultime lecture Que le livre infini de tes lèvres qui tremblent ? (@Chimay)
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
294 poèmes Liste
18784 commentaires
Membre depuis
25 juin 2004
Dernière connexion
26 février
  Publié: 21 févr à 15:44
Modifié:  21 févr à 15:44 par Bestiole
Citer     Aller en bas de page

Une triste réalité servie par des images bien trouvées et un talent certain pour le rythme

La bienvenue sur ce site

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
Luciole123

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
5 poèmes Liste
2 commentaires
Membre depuis
12 novembre 2015
Dernière connexion
28 février
  Publié: Avant-hier à 00:44 Citer     Aller en bas de page

Bravo! Tu as le don de la poésie. Ce poème est triste, chaleureux et plein d'amour pour ll'humanité. Je t'aime

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 42
Réponses: 3
Réponses uniques: 3
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0251] secondes.
 © 2000 - 2021 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.