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LPDP :: Nouvelles littéraires :: La légende des Étolinam (légende autochtone) vertical_align_bottom arrow_forward_ios

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PAPEMICH


Dans le regard du poète, se consument les mots de l'âme
   
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  Publié: 3 juil 2003 à 08:17
Modifié:  2 avr 2009 à 17:18 par Lunastrelle
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-grand-mère, grand-mère, regarde ce que j’ai attrapé dans mon bocal !!! Une luciole !!!

-Oh !!! Petit papoose, il faut que tu la libères tout de suite.

-Mais pourquoi? Je l’ai attrapée, je la garde.

C’était l’une de ses soirées d’été, chaude et douce comme on voudrait qu’elles le soient toutes. Souvent, il arrivait que mon père rende visite à ses parents, et devant la maison ancestrale, lors de ces si belles soirées, il allumait un petit feu dans l’âtre du foyer de vieilles pierres des champs que mon grand-père avait érigées. Devant les flammes qui dansaient gaiement et au son du crépitement des tisons, ils étaient là, les adultes, à discuter de tout et de rien.

Ma grand-mère se leva et alla prendre place dans la grande balançoire.

-Petit papoose, viens près de moi.

Certains auraient pu penser qu’il s’agissait là d’un prélude à quelques remontrances… Mais pour moi, c’était une récompense.

-Allez, viens coller ta vieille Manouchka (rivière dans les yeux)

-Tu n’es pas vieille grand-mère, tu es belle…

Elle me serra fort contre elle.

-Écoute bien cette histoire. Tu comprendras pourquoi il faut que tu libères ta luciole.

Vous comprenez maintenant pourquoi c’était pour moi une récompense.

-C’est une vieille légende. La légende des Étolinam (petites étoiles oubliées)

Il y a de cela bien des lunes, au temps des premières nations, il y avait la tribu des Arthabaska. Leur territoire se situait au pied des Rokkinam (montagnes au sommet blanc). Ils vivaient bien simplement en cultivant la Patanash (terre nourricière). Ils n’étaient ni guerriers, ni chasseurs. Ce n’était pas leur choix. Ils respectaient la volonté du Grand Manitou qui leur avait donné ces terres en échange de la promesse de ne pas s’aventurer dans la Forêt Généreuse, laquelle était réservée à d’autres tribus.

Le jour, les braves labouraient les champs et quand le temps des récoltes était venu, alors ils prenaient le fruit de leurs efforts. Les squaws, elles, s’assuraient de l’ordre et de la bonne marche des affaires de la tribu. Autour d’elles, couraient et vagabondaient les petits papooses. Quelquefois, ils se rassemblaient autour du vieux Harnash (Harfang vaillant) qui leur enseignait les rites et les coutumes de la tribu. Et c’est ainsi que les jours passaient au rythme des saisons.

Ils étaient bien curieux les petits papooses. Surtout le jeune Kaneth (écureuil fouineur). Un après-midi de la saison chaude, il était réuni avec quelques amis. Il savait que cela était défendu de s’éloigner des wigwams. Mais comme cela arrive souvent avec les petits papooses, il n’écoutait pas toujours. C’est ainsi qu’il entraina ses amis dans la Forêt Généreuse. Ils marchèrent longtemps, le regard émerveillé de voir tant de verdure les recouvrir. Il y avait là des arbres et des plantes qu’ils n’avaient jamais vus auparavant.

Cependant, le temps passait et bientôt, Solenam (astre de feu), fatigué, se coucha. Kaneth n’avait pas été prudent. Il aurait dû revenir avec ses amis bien avant vers les wigwams. Mais là, les papooses se retrouvaient loin de la tribu, et la noirceur les enveloppait. Ils étaient effrayés d’entendre les bruits portés à leurs oreilles par le Vélonesh (vent). La-Haut, le Grand Manitou souriait. Il pensait en lui-même ; « Que cela leur donne une leçon. »

À la tribu, les squaws étaient vraiment inquiètes. Elles demandèrent au sachem Manioki ( celui qui sait écouter) son aide pour ramener les petits. Bien sûr, les braves auraient pu essayer d’aller les retrouver, mais ils connaissaient si peu la Forêt Généreuse qu’ils s’y seraient probablement perdus eux-aussi.

-Manioki, nous t’en supplions, parle au Grand Manitou. Demande lui de nous ramener nos petits papooses.

-Hugh, c’est que cela doit être leur punition pour ne pas avoir écouté. Je peux bien essayer de lui parler mais je ne sais s’il acceptera d’être clément.

Le sachem prit quelques herbes et les déposa sur le feu. Une fumée bleue apparut au dessus des flammes.

-Grand Manitou, entends ma voix. Entends mon appel pour exaucer le vœu des squaws. Ramène vers la tribu Kaneth et ses amis.

Une voix émergea de la fumée.

-J’ai entendu ton appel. Ils devaient apprendre à écouter. Leur peur est maintenant assez grande. Je les ramènerai. J’ai dit.

C’est au son des « merci Grand Manitou » que la fumée s’estompa…

Le Grand Manitou cherchait un moyen d’honorer sa parole. Ce n’était pas si simple.

Car même s’il rendait Dame Lune encore plus blanche et brillante, sa lumière ne pouvait traverser la cloison étanche de la verdure luxuriante de la Forêt Généreuse. Il lui fallait trouver une autre solution.

Et il en trouva une… Après tout, ce n’était pas le Grand Manitou pour rien. Il tendit les bras vers la Lactinam (voûte céleste) et décrocha quelques petites étoiles. Ensuite, il les plaça de manière à tracer une voie lumineuse entre les petits papooses et la tribu. Ainsi, Kaneth et ses amis purent regagner la tribu. À la grande joie de leurs mères qui ne manquèrent pas cependant de les gronder sérieusement.

Le Grand Manitou était bien content de lui. En fait, il était tellement content de lui qu’il en oublia les petites étoiles restées figées dans la Forêt Généreuse. Le Vélonesh tenta bien de souffler très fort pour les remonter vers la Lactinam, mais peine perdue.

Il fallut quelques lunes pour que le Créateur se souvienne d’elles, les Étolinam.

-Oh pardonnez-moi petites étoiles, je vous avais oubliées.

-Sache que nous sommes si en colère que nous ne brillerons plus dans la nuit.

-Mais quoi!!! Vous osez me parler ainsi!!! Vous savez qui je suis !!!

-Oui, tu es le Grand Manitou qui nous a oubliées. Et ça ne nous dérange pas…

Il était vrai que c’était là un peu sa faute. Mais cela ne justifiait pas qu’elles s’adressent ainsi à lui. Il prit alors une décision.

-Soit, vous brillerez bien si vous le voulez ou non. Mais si vous souhaitez remonter vers la Lactinam, il vous faudra bien briller et il vous faudra le souffle d’un petit papoose. J’ai dit.

Et c’est ainsi que depuis ce temps, il est dit que la luciole qui brille dans la nuit est une Étolinam qui souhaite remonter vers le ciel…


-Oh grand-mère, je comprends.

Je me levai, dévissai le couvercle de mon pot, et je capturai délicatement l’insecte de lumière. J’approchai ma main de ma bouche , et tout en l’ouvrant doucement, je soufflai le plus fort que je pouvais.

-Va , va, petite étoile oubliée, remonte vers le ciel !!!

Ma grand-mère sourit.

-Dis grand-mère, tu crois que l’Étolinam va rejoindre la Lactinam?

-Hum… Allez, reviens te blottir contre moi, nous regarderons le ciel ensemble.

Quelques minutes passèrent. Puis, je vis là-haut dans le ciel la lueur d’une étoile apparaître. Je serrai fort grand-mère Manouchka , bien fier de mon geste.

Papemich @ 07-2003

Les « légendes autochtones » de Papemich sont des créations de l’auteur. L’utilisation du vocabulaire autochtone est quelquefois authentique, quelquefois inventée. Mais il est vrai que sa grand-mère était indienne.





En mémoire d’un grand poète, qui nous a quittés trop tôt pour un monde peut-être meilleur…


De la part de toute l’équipe, nous tenons à célébrer ce jour qui aurait été son 49ème anniversaire en vous présentant ses œuvres les plus significatives. Si ce poème vous a touché, nous vous invitons à consulter sa liste de poème Ici

N’hésitez pas à lui envoyer un petit message aussi, par messagerie privé… De son petit nuage, il saura à quel point son souvenir continue de vivre parmi nous…


Bon anniversaire Papemich…

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Loup8084


Le Papesite est de retour.. Merci Lalain ) http://papemich.free.fr/
   
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5 juin
  Publié: 3 juil 2003 à 12:57 Citer vertical_align_bottom

Encore une histoire magique...Les lucioles...des étoiles perdues...merveilleux...merveilleux...
Encore Papoose!

Loup

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Tempête


Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, mais moi, mais moi je suis déjà mort...
   
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20 mai 2005
  Publié: 18 juil 2003 à 17:46 Citer vertical_align_bottom

Wow jadore ta legende..!!!
c super interessant et créatif!!
bravo!
Tempête

  On ne peut mourir d'aimer, mais on peut seulement mourir d'avoir espérer...
Lograth
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L'ire du dragon vert, ivre de flammes et de rage...
   
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23 mai 2011
  Publié: 21 juil 2003 à 17:37 Citer vertical_align_bottom

Eh bien, formidable talent de conteur en tout cas!!
"Hugh!" J'ai dit! .
Belle légende sur les lucioles en tout cas, Michel...

  "Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres." [Tristan L'Hermite, extrait de "Les Amours"]. "Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres." [Elsa Triolet, extrait de "Le Grand Jamais"].
PAPEMICH


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4 avril 2011
  Publié: 21 juil 2003 à 22:51 Citer vertical_align_bottom

merci...
vos commentaires sont comme des petites étoiles oubliées pour moi

papemich

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Sims.
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Même le plus bel être u monde ne pourra donner que ce qu'il a.
   
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  Publié: 22 juil 2003 à 04:20
Modifié:  22 juil 2003 à 17:10 par Sims.
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J'ai adoré, que dire de plus,....
BRAVO! Quel imagination tu as.
Serge.

  Sims.
PAPEMICH


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4 avril 2011
  Publié: 27 juil 2003 à 20:43 Citer vertical_align_bottom

merci Sims..
content que cela t'ait plu


papemich

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Virtuelle


Ose devenir qui tu es (A. GIDE)
   
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26 avril 2004
  Publié: 31 juil 2003 à 06:55 Citer vertical_align_bottom

J'ai adoré ton histoire! J'ai les yeux plein d'étoiles et un mot à la bouche: encore s'il te plait! C'est tellement bon de pouvoir oublier la réalité le temps d'une lecture...Merci

Virtuelle

  forgiven but not forgotten...
PAPEMICH


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4 avril 2011
  Publié: 2 sept 2003 à 08:31 Citer vertical_align_bottom

merci virtuelle

c'est vrai que la rêverie est quelquefois douce...

tu es gentille...

((désolé pour le temps à répondre...))

Papemich

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5 juin
  Publié: 2 avr 2005 à 15:52 Citer vertical_align_bottom

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1er mai
  Publié: 3 avr 2009 à 12:18 Citer vertical_align_bottom

Une sacrée belle légende... Les amérindiens m'ont toujours fascinée...


  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
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