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Dominique Bouy

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  Publié: 22 jan à 06:42
Modifié:  23 jan à 01:41 par Catwoman
Citer     Aller en bas de page

Un individu marche sous la pluie, sur la chaussée glissante, son ombre esseulée l’accompagne.
Il déraisonne dans la cité submergée d’anonymes renfrognés, derrière leurs rideaux tirés à la clarté des réverbères, ces derniers épient.

Lui, isolé, la tête basse, épuisé, il fond en larmes, hurlant dans cette rue déserte, son appel reste vain.
Meurtri, dévoré de l’intérieur, il sombre dans l’indifférence la plus totale.
Il est trempé jusqu’aux os, frissonne, il a si peur, si mal, s’écroulant sur un banc, il s’enterre en son cauchemar quotidien…

Les aiguilles de sa montre sont arrêtées.
Apparaît une maison, la toiture s’affaisse, les volets sont fermés, dans le jardin en friche, le chemin boueux.
La porte d’entrée, entrebâillée, machinalement, il la pousse.
Un interminable corridor, au premier pas jaillit une lumière éblouissante.
Une femme est assise sur un sofa, il la dévisage, se rapproche.
D’émotion, ses membres vibrent, ses yeux brillent, il tend ses doigts, elle disparaît.

Il émerge, dans une cuisine exiguë.
Un endroit sordide, seul le goutte-à-goutte du robinet trouble le silence.
La tête entre ses mains, il s’interroge et parle à voix haute.

« En t’observant mon amour, j’essayais de comprendre tes pensées secrètes.
Par lâcheté, j’ai fui, pour oublier le timbre de ta voix, vivre sans toi est une horreur. »

À travers les vitres brisées, la fraîcheur matinale pénètre la pièce.
Sa chevelure broussailleuse, la barbe rêche, il plonge sa figure dans l’eau froide, secouant la tête.

Sur le parquet, une photo attire son attention, une frénésie soudaine le saisit.

« Tous se morfondent, mourant dans ces prisons urbaines, en manque de rêves, ils côtoient la haine, un soulèvement du peuple peut se produire sur des fleuves de sang. »

Tout à l’heure, les oiseaux émigreront.

Paul est assis en tailleur sur une plage, dans le creux de ses mains, de l’eau.
Il entrouvre ses doigts.
Le fluide coule légèrement le long de ses avant-bras, jusqu’aux coudes, le goutte-à-goutte se disperse, avant de toucher le sol.

La brise bouscule les oyats, au fil des heures, l’atmosphère se rembrunit.
Un déluge s’épand sur la terre féconde.

En fin de journée, le soleil couchant illumine l’horizon.
Nuée de feux, le firmament s’assoupit sur la rive brûlante, où les eaux paressent en un pesant sommeil.
En ce décor où le vrombissement des villes n’importe plus, les éléments représentent une parfaite harmonie.

Au milieu des terres, une bicoque rongée par la corrosion, recouverte par endroits de buissons, enserrés de treillis à quelques mètres du seuil, une sorte de table semble abandonnée là.

Le scintillement lunaire reflète le Mont-Saint-Michel.

Craignant de retrouver ses visions, Paul n’ose soulever la paupière, il hésite, rouvre un œil puis l’autre, l’illusion s’est évaporée.

Il se traîne péniblement jusqu’à la baraque délabrée, il se couche, un frémissement l’envahit, pour se rassurer, avec ses bras, il enveloppe son corps, doucement, il se calme et s’assoupit.

Après de longues heures, une lueur s’introduit dans la pièce, dehors l’hiver violemment s’affirme.

Par le poids de la neige, les branchages faiblissent, craquelés, ils se brisent en mouvement incohérent, avec vaillance se défendent, ils sont transis, mais ne meurent pas.

Devant la tasse de café, un plaid étendu sur ses genoux croisés, Paul se tapit dans ses souvenirs.

« Adolescents, mon frère et moi nous passions l’été chez nos grands-parents.
Cette demeure au sommet abrupte d’une falaise était un lieu extraordinaire.
Les tons éclatants des bouquets floraux, renouvelés chaque jour par notre grand-mère, offraient un aspect de fête, aux pièces aérées de légers vents marins. »

Joyeux, Paul chantonne, il décide de sortir, dans l’air, il flotte un calme relatif.
Le froid glace ses joues, sous le poids de ses pas, la neige craque, il piste des empreintes, il retient sa respiration.

Dans le lointain, une silhouette se profile.
Face à l’océan, des galets polis émergeaient du sable, Paul s’assied, il fixe l’horizon, le Mont-Saint-Michel paraît.

Tout devient oppressant, paralysant, insaisissable.

Partout et nulle part.
Les uns s’interrogent, les autres sont terrifiés.

Les mémoires se dégradent.
Sous le regard des dieux horrifiés, la foi et les croyances sont proscrites.

Partout et nulle part.
Les uns hurlent, les autres s’apitoient.

Le long des quais, des femmes, les visages à demi tournés vers la mer, les poings se raidissent de misère, à l’égard de leurs marins.
Chez certaines épouses, endeuiller l’ultime tremblement devient une défaillance.
Les souvenirs rongent les cerveaux et dévorent les songes.

Les rayons du soleil éclairent le faîte d’un terril.
Une onde diffuse dans l’air une fumée âcre.
Des grondements s’accroissent.
Gardiens du seuil, les dragons casqués d’or lacèrent l’éternel.
Hurlant au sacrifice, les loups bavent de rage.
Des vautours profanent un cadavre.
Une voix monte du fin fond du cratère…

« Soldat, je suis le prince obscur des sabbats, l’autorité des esprits diaboliques.
Sublime peuple de la guerre !
Donnez la toute-puissance à la force volcanique.
Hissez son énergie au-dessus de l’éden.
Détruisez les âmes et la conscience. »

Le despote célèbre aussi l’honneur des fous, des sages.
Le crime blasphème.
Les dédaigneux sont épouvantés.

Une première cicatrice ignée s’ouvre.
Se propageant dans la mer, le magma bouillonnant ensanglante l’écume.
Des cumulo-nimbus enferment le ciel, une pluie diluvienne dissémine ses sortilèges dans l’océan.
Souffrant le martyre, le volcan coule.

Paul murmure.
« Pourquoi l’humain voulait-il atteindre la maîtrise des éléments ? »

Partout et nulle part.
Les uns balbutient, les autres se rassurent.

Les enfants courent, jusqu’au port, voir les phares briller comme des boutons d’or.

La nuit décline sur un jour pacifique, les équipages vertueux rentrent souverains, les femmes heureuses du retour de leurs maris.

Partout et nulle part.
Les uns parlent, les autres s’inquiètent.

Paul est poussé dans ses extrémités.

Dans la nature, divers bouleversements ont lieu.
Ils apporteront un plus à la transformation de Paul.

Un typhon affranchit une tête de roche, de forme arrondie.

Prenant le caillou, poli, Paul sourit.

Partout et nulle part.
Les uns raisonnent, les autres ressassent.

 
ode3117

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16 juin
  Publié: 25 févr à 14:36 Citer     Aller en bas de page

Entre rêve et cauchemar, ce serait un beau livre de science fiction.
J'en ai frissonné, un bon récit, avec certaines images réalistes.
Bien amicalement ODE 31 - 17
Joli le passage chez tes grands parents.

  OM
Dominique Bouy

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27 mai
  Publié: 26 févr à 04:26 Citer     Aller en bas de page

Merci Ode. Amicalement

 
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