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Tizen

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  Publié: 8 juin à 04:02
Modifié:  9 juin à 03:02 par Emme
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"Il est facile de se tenir avec la foule,
il faut du courage pour rester seul."
(Attribué à Gandhi)


La mémoire est un monstre où rien n'est beau longtemps.
Je vous aimais Melvin quand vous étiez lucide.
Je vous aimais avant, je vous aimais pourtant,
Quand vos mots sur les miens escaladaient le vide

Je vous aimais vraiment quand vous aviez des yeux
Avant d'être à genoux pour un bouchon d'alcool.
Et quand nous étions un, et quand nous étions deux,
Je vous aimais mon Dieu, comme un vrai jour d'école.

Avant vos regards creux, avant vos téléphones,
Je vous aimais Sunny, je vous aimais Thibault.
Avant les mains de nuit et les concours de connes
Quand au bout de nos doigts, nous avions un flambeau.

Je vous aimais putain, mais c'est insupportable.
Et quand vous m'invitiez à vos dîners de cons,
Moi j'y venais quand même avec mon air jetable,
Je vous aimais encore au milieu des flocons.

Il faisait froid d'ailleurs et quand vous rigoliez
Je vous aimais toujours c'était mon seul courage.
Jusqu'au bout j'ai pensé être bon parolier
Et écrire avec vous mon carnet de voyage.

Je vous aimais Florian, je vous aimais Madame.
Je vous aimais Docteur quand vous étiez vivant,
Quand j'étais votre externe au pied de Notre-Dame.
Elle était bleue ta peau quand t'es parti devant.

Comme un anesthésiste, il est mort de bonne heure
Avec du savoir-faire et de la discrétion.
Mourir les jeudis soirs, ça porte pas bonheur,
Je le sais tellement que j'en fais collection.

Ma mémoire est un monstre et j'y reviens sans cesse.
Vous auriez dû me croire et j'aurais pu crier
Mais j'ai crié je crois et c'est là ma faiblesse
Je vous aimais et puis. J'ai fermé mon collier.

"J'suis bourrée mais ça va", je sais bien ma jolie.
Je vous aimais un seul, je nous aimais nous tous.
Y a du sang dans ton verre et c'est pas très poli.
J'irais bien au combat mais là j'ai soirée mousse.

Et Selma et Moham' et Julia et Élise,
Par la valse et les fleurs, nous étions audacieux.
Et Valmy et Myriam, j'en ai plein mes valises,
Avant de s'égarer dans des culs capricieux.

J'aimais danser Tommy sur le tempo du roi
Et nos corps innocents bougeaient sans arrogance.
J'aimais danser mon Dieu, ça fait longtemps je crois
Que d'autres objectifs ont saboté nos danses.

Ma mémoire est un monstre et une nécropole,
Pardonnez-moi ce soir si j'y mets vos photos.
Ce collier falsifié me fait mal à l'épaule,
Il était temps je crois de brûler le bateau.

Aux enfants disparus que nous avions su être
Et qu'on a oubliés sur les quais de Paris.
À nos sincérités que l'on fait disparaître,
Jamais plus je n'ai su valser au pont Marie.

Nous savions voyager hors du temps alcoolique
Nous avons oubliés. Désormais, plus un bruit.
Pour cacher ce silence, on a mis la musique,
Et sur nos joues blessées, de fiers masques de nuit.

On les aimait, Je sais. J'y ai cru moi aussi.
Le rideau est tombé et nos espoirs avec.
N'aie pas peur, je suis là. Il faut partir d'ici.
Ils ne nous saignent plus. Ce sont des arbres secs.

Il faut des flots précieux pour tisser un rosier
Mais pour tout arracher quelques gouttes suffisent,
De gazole ou d'absinthe ou quoi que vous osiez.
je suis fou paraît-il. je suis plus qu'ils ne disent.

Je vais grandir de là et le mettre à l'abri
Le garçonnet floral aux mille souvenirs
Aux mille volontés et autant de débris.
Après la pluie peut-être, il y a l'avenir

Le crois-tu Dimitri, je suis là à me plaindre
Comme font les petits devant la soupe chaude.
Sur ton collier vaincu, d'aube lasse il faut peindre
Une pierre de plus, encore une émeraude.

Ce sera la dernière en souvenir de tout,
Le naïf, l'éclaireur, le lugubre et l'hostile.
J'ai beau fermer les jours, la lumière est partout,
Et partout cette odeur de sourire facile.

La mémoire est un monstre emmêlé de soupirs
Qui s'amuse et s'aiguise et qui souvent nous mord.
J'ai voulu vous tuer. En fait j'ai voulu pire.
Et puis j'ai renoncé. Mais en vrai, j'ai eu tort.

La mémoire est un monstre emmêlé et charmant
Qui m'enserre et m'embrasse et qui souvent m'apaise.
Avec mes pieds d'enfant, j'avance lentement,
Attends-moi, j'y suis presque en haut de la falaise.


"Quand on aime les gens, ils meurent bien sûr.
C'est-à-dire qu'ils s'absentent un petit peu.
Jamais personne de ceux que j'ai aimés n'est mort."
(Attribué à Georges Brassens)



 
ode3117 Cet utilisateur est un membre privilège

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  Publié: 8 juin à 04:42
Modifié:  8 juin à 04:45 par ode3117
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Je ne pense pas que la mémoire soit un monstre, mais elle laisse des traces de souvenirs pas toujours agréables à repenser, heureusement il y a du beau.
Merci pour la citation de Georges Brassens.
Ton texte est poignant et magnifique dans son récit du vécu.
Bien amicalement ODE
J'ai apprécié ce que tu dis sur "le bilan de la soirée" dans tes écrits

  OM
silence.


chut...tais-moi.
   
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20 septembre
  Publié: 20 sept à 08:58 Citer vertical_align_bottom

j'étais passé sans trop savoir quoi laisser comme mot
je sais toujours pas plus

mais je suis passé par là et c'est toujours beau de croiser des mots qui touchent.
A bientôt / à un de ces jours, qui sait ?

 
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