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LPDP :: Autres poèmes :: Ma main... Dans la sienne. Pour sceller notre amour. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Julie


Rien n'est plus vrai que ce que je ne dis pas...
   
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  Publié: 20 déc 2005 à 05:08
Modifié:  14 nov 2010 à 13:33 par Lunastrelle
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Ma main... Dans la sienne. Pour sceller notre amour.

J'ai pris sa main, elle ne m'a même pas repoussé. N'en a-t-elle plus la force ? Et le regard vague, je la regarde, mélancolique. Je ne sais même plus pourquoi je fais ça en sachant tout ce que je sais. Ça rime à quoi ? A rien. A rien...

Je susurre ces mots à son oreille : J'ai peur de te perdre, encore plus que de te prendre la main. Tu te rends comptes ? J'ai un sourire amer qui s'ancre doucement sur mon visage. Je sais ce que cela veut dire, et elle aussi. Elle me connaît si bien... Je suis loin d'être un homme fort...

L'autre se retourne, et me regarde interrogative. Elle m'a vu faire. Je ne cherche pas à me cacher, je reste pétrifié, gêné. Elle me connaît beaucoup trop bien. Habituellement, je suis incapable de tant de courage... Handicapé devant les gens que j'aime. Cependant, elle tourne la tête, comme si de rien était. Elle sait. Elle sait ça que me ferait. Une remarque anodine en apparence, est blessante pour moi. Je l'admire. Elle aussi je l'aime beaucoup. Différemment. Mais beaucoup. Je la regarde. Je l'observe. Et je me lance dans le vide :

Quand on aime quelqu'un, on cherche à tout prix à le garder près de soi. J'hésite. On ne veut pas qu'il s'en aille, ni qu'il tombe. On veut plus que tout le retenir, le soutenir quand il faiblit. Et on rêve d'attraper sa main, et de la poser sur son cœur. On rêve de vider son amour au creux de sa paume, avec tous nos rêves. Mais, on n'ose pas. Lui dire. Le faire. On ose pas, parce que ça a l'air ridicule, et que c'est trop. Ça gâcherait tout. On a si peur de se tromper. Et puis, on se convainc que ce n'est pas essentiel après tout. Ou du moins on essaie. On verra, on verra... Plus tard - jamais ? -

Et un jour où on s'y attend le moins, la personne qu'on aime, se retourne, se détourne de nous. Passif, on l'observe, qu'est-ce que... Et sans comprendre vraiment pourquoi, on la voit partir... Et là. Et là... Aucun mot n'arrive à traduire nos pensées confuses. On essaie de... mais... Et elle s'en va, elle s'en va ! Les larmes aux yeux, on balbutie des mots incompréhensibles, vides de sens, vide d'elle. On se déteste. On la voit qui s'éloigne. De plus en plus. Et on ne fait rien. Rien pour la retenir. Parce qu'on sait qu'on ne peut rien. Que rien ne la fera revenir vers nous. Impossible. C'est impossible. C'est...

Alors qu'elle disparaît à l'horizon, désespéré, on tend la main vers le ciel, vers elle. On prie sans y croire. Pour la retenir. Mais, une boule alourdit notre ventre. On tombe à genoux, les larmes aux yeux. Pourtant, en sortant de notre rêverie, on a sa main dans la notre. On l'observe, presque stupéfait de notre geste : et elle ne fait rien contre notre ultime (et unique) besoin de la sentir. On esquisse un sourire triste. On sait qu'on a perdu. Tout perdu. En effet, il arrive un moment précis, où l'on se surpasse : quand c'est trop tard. Dans un geste sans but, notre peine dépasse notre pitoyable courage. C'est pour ça qu'on ose. On prends sa main. En sachant qu'on ne la reverra plus jamais, qu'elle est partie, déjà. Loin d'ici, loin de nous. On l'a perdu, sans savoir comment la retenir, sans arriver à agir à temps, même si parfois on se doutait que ça allait arriver (parce que ça arrive, toujours, toujours...).

Je sens sa main dans la mienne, qui tremble légèrement, elle sent que j'ai raison, et que c'est mon cœur qui raconte ses faiblesses. Ces faiblesses qu'elle n'a plus. Elle se sent coupable de ne plus m'aimer. Mais, rien ne pourra changer cela. C'est trop tard. L'autre me regarde perplexe, et ne répond rien. Il n'y a rien à répondre, non vraiment rien, je continue...

Quand on prend la main de quelqu'un, c'est que tout est fini. C'est que notre monde est tombé. Quand on arrive à garder ce précieux cadeau, c'est un adieu qu'on se fait : on accepte notre situation, des larmes emplissant nos yeux déjà trop plein d'incompréhension et d'impuissance : c'est trop tard. C'est alors qu'on profite des derniers instants qui nous sont encore donnés de vivre ensemble. On s'imprègne de chacun de ses traits, caressant sa main attentivement, minutieusement, pour garder le plus de souvenirs possibles en nous - car c'est tout ce qu'il nous restera... -

Je passe ma main sur la sienne, m'attardant sur chaque détail. Mon ventre me fait mal, je ne veux pas l'accepter, mais il le faut pourtant. Je la regarde, je la dévisage presque. Je dérobe son visage pour le graver dans ma mémoire. Je l'aime tellement. Mais... Je poursuis.

Mais quand le moment tant redouté est arrivé. Quand il est là, inéluctable. On la laisse partir en paix. On a plus rien à lui dire, plus rien à lui donner, plus rien qui ne puisse encore l'intéresser. Plus rien de ce qu'on fera ne lui importera maintenant. A partir de ce moment, on ne fait plus partie de sa vie. On disparaît en même temps que le soupir qui s'échappe de notre bouche crispée. Doucement, notre main se délie de la sienne qui reste impassible, et glisse doucement tout le long, jusqu'au bout de ses doigts. Je la caresse, imperturbable, presque hypnotisé. On s'attarde un moment, parce qu'on sait que c'est la dernière fois. Je ferme les yeux. On oublie tout, comme pour suspendre cet instant dans une éternité. Et puis... Et puis. On lâche prise.

Ma main quitte la sienne, et rejoint vivement mon visage pour cacher la larme qui vient de souiller ma joue. C'est fini. C'est fini. Mon cœur se tord de douleur. Et ces mots résonnent : C'est fini, c'est fini, c'est fini... Ils tourbillonnent dans ma tête, troublant mes pensées. Comme pour en finir vraiment, je balbutie péniblement quelques mots :

En réalité, quand on arrive à attraper sa main, notre amour n'est plus depuis longtemps. Mais, quand on lâche prise, quand on la laisse partir, c'est pire encore... C'est nous qui avons cessé d'exister.

On n'est plus sans elle. On est plus... rien.


P.S: Je l'ai mis dans "Autres poèmes" parce que je ne savais pas ou le mettre... Donc, si ça ne va pas... Je le déplacerai.

  Savoir qu'on n'a plus rien à espérer n'empêche pas de continuer à attendre.
Julie


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15 mars 2013
  Publié: 20 déc 2005 à 06:41 Citer     Aller en bas de page

Merci beaucoup Lauriane, de l'avoir lu... de l'avoir compris. Un geste anodin pour certain, certes, mais pas pour moi. C'est pour ça qu'on ne me comprend pas toujours. Pour moi, tous ces gestes ont une importance décuplée. Ils sont comme une foule d'émotions qui se bousculent.

C'est pour ça que j'ai peur du contact. Je le vis beaucoup trop intensément. Beaucoup plus que ce que je ne le devrais.

Merci encore d'être venue jeter un oeil par ici, ça me fait
très plaisir

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15 mars 2013
  Publié: 20 déc 2005 à 07:15 Citer     Aller en bas de page

Alors on se comprend très bien

Tous ces gestes qui nous touchent plus que ce qu'on ne le saurait dire...

J'ai même l'impression que je frôle la crise cardiaque quand une personne que j'aime me touche la main, sans intention particulière pourtant. Ca fait tellement de bien, qu'on a presque honte d'y prendre autant de plaisir... C'est démesuré, mais on y peut rien...

Merci beaucoup, Romain, de comprendre. Je m'sens moins seule

Je suis contente d'avoir pu te toucher... comme ça me touche.

[J'aimerai un jour, qu'ils se rendent compte que tous ces détails, pour moi, n'en sont pas...]

Amicalement,

Julie.

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