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Stegobulle


Entre mon ombre et sa lumière
   
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  Publié: 25 août 2008 à 17:57
Modifié:  12 juin 2010 à 07:24 par Lunastrelle
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Écrite voilà longtemps, cette nouvelle a été rallongée suite à la connaissance d'une femme qui a été, est et restera toujours dans mon cœur. C'est Elle qui m'a inspiré dans la seconde partie, celle que je préfère d'ailleurs.

MV. cette nouvelle t’est dédiée jusqu'à mon dernier souffle, avec amour et sincérité.




Je suis là, assis à contempler les astres, un par un, à dessiner virtuellement les constellations qu'ils représentent. Mon œil à peine habitué à l'obscurité et voilà que se découvrent à moi les objets célestes les plus facilement repérables tels que les amas globulaires, ces concentrations d'étoiles, peu ou prou scintillantes, qui forment des tâches laiteuses, ou bien encore ces quelques nébuleuses, là-bas, sur l'horizon…
Mon Dieu, que la sombre immensité ici présente m'engloutisse tout entier si je dis que je n'ai jamais rêvé de les approcher. Sommes-nous donc si petits ? Si…rien… ? Les questions sont si nombreuses qu'elles m'étourdissent, c'est d'ailleurs à se demander si mon esprit n'est pas en train de dérailler. Pourquoi ? Parce qu'à cette seconde même une lueur blanche se matérialisa devant mes yeux, c'était pâle, translucide mais bien plus concret qu'un simple nuage…j'ai dit concret ? C'est la troisième fois que je viens ce mois-ci, au même endroit, et c'est la troisième fois que cette vision m'apparaît, à quelques mètres seulement. Bien sûr tout ceci n'est qu'un rêve, je ne connais pas cet endroit mais ça a l'air si vrai, si présent que je me demande si je fais la différence avec la réalité… Mais vers neuf heures du matin ces questions ne se posent plus, d'autres en revanche sont beaucoup plus réalistes du genre – tu ne serais pas en retard ?
-« zut, zut, zut et zut... c'est la troisième fois depuis le début du
mois…merde ! Et bizarrement au sortir de ce foutu rêve ! »
Puis naturellement, le téléphone…
-« Allô… ? Oui je sais, je sais, la réunion au sommet…oui c'est ça, avec les idiots qui la composent et dont tu fais partie, je plaisante…j'arrive dès que je suis prêt. »
J'imaginais prendre mon café devant la fameuse machine symbolique et chère à tous bureaucrates (plus ou moins bons) qui se respectent mais le temps me faisait cruellement défaut, c'est donc avec l'œil morne et une indicible torpeur bovine que je pris place à mon siège. Je vous passe les détails car vous connaissez les réunions aussi bien que moi (je suppose), hurlements, égorgements et saignements et encore quand ça se passe bien .Et ça parle et ça crie et…non…je rêve, la lueur…elle était là, au fond de la salle.
Je me doutais que je devais avoir une mine déconfite car mon assistant me décocha un violent coup de pied dans le tibia plutôt bien senti.
-« je vous prie de bien vouloir m'excuser…vous me demandiez… ? »
-« La production minière doit-elle s’arrêter ? »
-« Ecoutez…voyez cela avec mon assistant, je dois partir…une
urgence… »
Tandis que je me levais sous les mines interloquées de mon groupe, la forme pivota sur son… rien… et m'emboîta le pas.
Je tremblais, je suais, c'était le chaos dans ma pauvre tête :
« Bon sang mais qu'est-ce que c'est que ça, qu'est-ce que c'est… ? »
-« tu disais ? » me demanda la secrétaire alors que je passais devant elle.
-« Rien… »
-« Permets-moi de te dire que tu as vraiment une sale gueule, ça ne va pas ? »
Ne vous inquiétez pas, si elle me parle comme ça c'est normal, on a été amants.
-« non, en effet, je rentre de suite » je ne pus m'empêcher de lui poser la question :
« Tu vois quelqu'un d'autre que nous ici ? »
-« tu as raison, va te reposer ça te fera le plus grand bien ».
-« surtout tu ne me passes aucun appel de la journée ok ?? »
-« Oui Chchchef ! »
Elle sait que ça m'agace quand elle appuie sur le CH…
Le retour fut long…très long, je n'osais pas regarder dans mon rétroviseur de peur de ce que je pourrais y voir puis finalement j'ai craqué. C'était là, flottant désespérément sur la banquette arrière de ma vieille Ford…sauf que là je pus entrevoir un visage se dessiner dans les brumes étales. Bizarrement ma peur s'estompa subitement laissant place à une certaine perplexité voire un sentiment de confiance mais quelque part je ne trouvais pas ça normal.
A partir de là le présent se figea, je ne sais pas combien de temps m'ont paru les heures qui suivirent mais ce n'était plus un rêve, j'en suis sûr…Une fois rentré, je m'installai sur le lit, les bras en croix à me demander si quelqu'un n'avait pas volontairement augmenté la gravité terrestre par la simple pression sur un bouton. Mon corps semblait peser des tonnes, le moindre mouvement était un calvaire.
Une violente douleur dans la poitrine m'arracha un cri distordu, rauque. En plus de la souffrance, la terreur m'envahit, transpirant à grandes eaux je m’aperçus que non seulement mon corps subissait des changements mais qu'en plus il m'était impossible de fuir. L'entité se tenait au pied de mon lit, plus grande qu'avant, plus…compacte, son visage était parfaitement dessiné maintenant, c'était celui d'une femme, belle, de longues boucles brunes lui tombaient en cascade sur les épaules, ses yeux étaient si verts, si profonds qu'ils semblaient aussi purs que le diamant, contrastant avec la douceur de sa peau.

Elle s'avança lentement sur ma droite, fit un geste de la main et la douleur dans ma poitrine s'intensifia, je la voyais tour à tour gonfler puis s'enfoncer puis gonfler à nouveau jusqu'à ce qu'une lumière aveuglante en jaillisse, me vidant de ma force vitale à mesure qu'elle augmentait. Je me vidais, je sentais ma vie me quitter ; En compensation, cette sérénité éprouvée dans la voiture, revint à la charge. La chose s'assit à mes côtés, lentement elle prit ma main puis me dit :
-« Je m'appelle Mel-Hya, je suis la gardienne de l'univers, je voyage à travers celui-ci à la recherche d'âmes pures qui seraient susceptibles de remplacer celles qui s'éteignent. Car ne sais-tu pas que chaque étoile que tu regardes est une âme ? Quand elles meurent, l'âme disparaît aussi et je suis chargé de les remplacer en parcourant les mondes qui composent cette immensité. C'est pour cela que je t'ai obligé à rêver d'elles, je voulais que tu comprennes à quel point elles étaient importantes aux yeux de certaines gens, ces doux rêveurs qui inventent les plus belles histoires en les contemplant. Si ma mission venait à échouer, le ciel sombrerait dans le noir le plus abyssal. Tu trouveras le repos éternel sous le manteau d'un soleil. »
Un frisson glacé me fit frémir, puis soudain, je sentis mon corps s'élever dans les airs, laissant là sans vie mon enveloppe charnelle. Je n'avais aucun regret, aucun remords, l'idée de me dire que tous ceux que j'aimais penseraient à moi en scrutant les cieux m'emplit de bonheur…Le temps de méditer à cela et la terre n'était plus qu'une poussière dans le vide glacial.
Je m’envolais, je volais, pas d’une position commune à certains super héros de bandes dessinées, mais plutôt en flottant rapidement vers une destination inconnue. Le spectre, qui, il y a peu, était venu me chercher, flottait à mes côtés, me dévisageant de ce regard vert si profond, si pur, puis s’effaça brusquement laissant place à cette entité vaporeuse dont j’ai déjà rêvé.
En jetant un coup d’œil dans la direction opposée, je vis que la terre n’était plus là, une fraction de seconde la panique m’envahit puis disparut aussi vite, je me disais que de toutes les manières, la peur ne me servirait pas, je pensais à ma famille, les amis, les gens que j’aime, une sensation de tristesse profonde m’étreignit et me relâcha, je me dis là encore qu’il ne me servirait à rien de les pleurer, que l’amour que nous nous portons reste vraiment ce qu’il y a de plus beau, dans toute la nature humaine, je sais que ça reste le sentiment le plus merveilleux. Mon Amour, resté sur Gaïa, le disais souvent « si l’amour est une folie, je veux bien être folle toute ma vie », elle sait à quelle point elle a raison... J’ai passé sur la peur, sur la tristesse, mais sur l’amour je ne veux pas, remplacer l’âme d’une étoile, ça j’en suis capable, ne plus penser à mon Amour m’est insupportable, inconcevable…et sans le savoir, c’est cet amour qui allait faire briller à nouveau.

Le système solaire n’est plus qu’un jouet comme en fabriquent des milliers d’enfants pour gagner un concours dans une école, je distingue très nettement ces planètes, celle que j’ai observées de longues, longues nuits durant, l’œil fixé sur l’oculaire de mon télescope, appréciant toute la valeur grandiose de cet infini univers, glacial et vide comme un pot de Nutella dont on vient d’en extraire la dernière cuillère au moment d’entrer dans son bain chaud (d’accord j’aurais dû prévoir un pot neuf…mais bon.).
Jupiter, la planète aux bandes gazeuses et colorées, tourmentée de vents colossaux, Saturne, ses anneaux de roches et ses quatre satellites, Mars, ridicule point rouge, et peut-être porteuse de vie dans l’avenir.
J’ai quitté ce qu’il y avait de plus périphérique, j’allais connaître ce que j’observais au plus profond, du moins l’espérais-je, tout est si désordonné quand on se retrouve parmi ces âmes. Toutes cartes seraient ici inutiles, les points de repères sont inexistants, j’étais en elles, me fondais dans « leur » univers.
« Ou nous dirigeons-nous ? » demandai-je au spectre
Elle était redevenue cette superbe femme à la peau blanche et aux longues boucles brunes, elle me fixait du regard et paraissait me demander quelque chose sans le dire.
Quelque chose me titille, je bouge la tête de droite et de gauche, comme si je cherchais le bon angle pour entendre et, m’enveloppant l’esprit, une voix claire, d’une douceur à pleurer se fit entendre, je n’entendais pas au sens propre du terme, mais ma vieille citrouille captait des signes audibles et compréhensibles.
« N’en as-tu pas la moindre idée ? Ne ressens-tu pas l’attirance causée par l’astre qui t’appelle ? »
« Non » lui répondis-je, « tout ce que je ressens c’est l’Amour laissé à même le sol de ma planète »
Elle arbora un sourire de compassion teinté de tristesse, comprenait-elle ce que je ressentais ? Avait-elle, elle-même, été appelée comme je l’ai été ?
Elle me dit ceci : « tout ce que tu portes en toi de bon et de généreux, je le vis en vibrations harmonieuses, tout ce que tu as donné dans ta vie terrestre, je le reçois comme autant de cadeaux, et ce que tu aimes…je t’aime de même. »
J’ai cru ne pas avoir compris la fin, mais ne lui demanda pas de répéter.
« Tu sais, nous sommes tous intimement liés par la nature humaine, le bon comme le mauvais, je ne t’apprends pas que nous pouvons choisir le côté qui nous plaît, mais ici le choix est déjà fait, nous ne somme pas faits pour dispenser la terreur, l’horreur et la violence, spectres ou humains…encore moins dans la tâche que toi et moi avons à accomplir. »
Je la comprenais, mais sans saisir le but, sans doute en saurai-je plus dans quelques temps.
En astronomie, nous sommes souvent dérangés par ce qui s’appelle la turbulence atmosphérique, les courants d’air chaud et froid se mêlent et provoquent des vaguelettes d’ondes dans l’air, ce qui nous empêche souvent d’apprécier les astres à leur juste valeur dans un télescope, ici, rien ne perturbe la vision, tout est parfaitement net, réel et irréel, un rêve si vrai…Les étoiles d’un éclat bleuté sont des étoiles dites jeunes, la couleur vient du gaz consumé, alors présent en grosse quantité quand celle-ci vient de naître, les rouges sont, quand à elle, au bord du drame cosmique, ce gaz, si présent quelque milliards d’années auparavant, a diminué en quantité, augmentant la chaleur intrinsèque, et par conséquent sa masse jusqu’à explosion finale en supernovae. Elle laissera tout d’abord une intense lumière dans le ciel, visible en plein jour et éclairant la nuit comme une pleine lune. Et ensuite ne restera qu’une petite boule pas plus grosse que la lune, d’une masse si élevée que toute matière dans ses environs, sera irrésistiblement attirée puis détruite sous la force magnétique, parfois dans un trou noir.

« Serre ma main » me dit-elle « serre la aussi fort que tu peux »
Ce que je fis dans la seconde…alors mon corps accéléra, La vitesse devint de plus en plus phénoménale, je voyais les étoiles autour de moi passer comme des bolides, j’ai bien failli me prendre pour l’un de ces super héros auxquels je rêvais étant gamin. Aucune sensation de froid, de chaud, ni de faim ou de soif, rien qu’un cœur gros comme un monde d’amour.
Nous commençâmes à ralentir, à ralentir encore jusqu’à s’arrêter complètement… La brune spectrale me regarda et me dit :
« Je descends d’une famille hispanique, l’une des plus vieilles connues sur Terre, j’ai toujours gardé cette langue enfouie au fond de moi sans en perdre une seule intonation, pas une once d’accent…nous arrivons en vue de la plus belle étoile de l’univers, Bételgeuse, nous approchons donc de la constellation d’Orion, ce mythique chasseur de la mythologie grecque. Elle est l’une des plus grosses, environ huit cent millions de kilomètres de diamètre, et pourtant, je l’ai appelé la Niña…car elle a toute valeur à mes yeux, c’est la première que j’ai tenté de la sauver, ma petite étoile à moi, mais l’âme que j’avais trouvée était loin d’être pure, le mécanisme de survie ne s’est pas enclenché, elle continue donc de décliner…puis je t’ai trouvé toi, cette âme si belle, toi qui passais des nuits à regarder dans ton instrument, je regrette de ne n’avoir pu te donner le choix, mais le processus de renaissance est si long, et la mort de l’astre est tellement proche. Je dois t’avouer aussi que tu es le dernier à me voir car… »
Elle s’arrêta un instant, troublée, une émotion si intense émanait d’elle que j’aurais voulu la serrer dans mes bras, elle se reprit et continua son récit.
« Car mon heure est arrivée, j’ai sauvé autant d’âmes que j’ai pu, je suis maintenant destinée à en remplacer une moi-même. »
Une larme bleue coula sur sa joue, je me permis de l’essuyer du revers de ma main et en une fraction de seconde, je fus pris d’une violente envie de pleurer, une douleur si grande, je savais ce qu’elle ressentait à ne plus pouvoir faire son devoir, ça me mit dans un immense état tristesse.
Elle reprit : « bien sûr je suis triste, mais heureuse aussi de pouvoir enfin faire tout ce que j’ai toujours obligé les autres à faire, ressentir le bonheur de sauver quelqu’un. Mais pour l’heure c’est à toi de sauver ce que j’appelle maintenant en quelque sorte MON âme. »
« Pourquoi ne pas la sauver toi ? » lui demandai-je.
« Car l’ordre des choses est ainsi fait, je m’exposerai à de trop grands risques et je ne veux pas être privée de ce qu’il va m’arriver bientôt »
« Bien sûr, je comprends »
« Maintenant, si tu le veux bien, nous allons nous diriger vers elle, tu vas sans doute être secoué, voir ébranlé par la masse de douleur qui affecte cette étoile, elle est en train de s’éteindre tu comprends, et elle ne veut pas, naturellement toutes sont vouées à mourir un jour, mais la sauver prolongerait sa vie de bien des milliers d’année encore et je veux qu’elle vive après moi. »
Je la regardai, et la trouvai tellement belle, j’étais très heureux de pouvoir lui rendre ce service, tout ce que j’avais laissé sur la Terre venait maintenant me rejoindre à nouveau, toutes ces émotions, ces sentiments, mon Amour…toute mon âme, tout ce qui la constituait, était là, devant elle, elle me prit les mains, les embrassa, s’approcha de moi, prit mon visage dans ses mains et posa ses lèvres sur les miennes, des larmes d’or coulaient sur son visage, glissant aussi sur mes joues , les miennes vinrent de mêler aux siennes, la couleur disparut, laissant place à une essence de cristal, dont l’éclat reflétait le mot « humanité ».
Elle lâcha mes mains et je me sentis partir, attiré par l’étoile dans mon dos, je la voyais s’éloigner de moi en me faisant un signe de la main, sa larme cristalline continuait de briller, l’entourant d’une vive lumière blanche.
Je me retournai vers l’étoile, et partis en sa direction. La chaleur dégagée se faisait sentir à mesure que j’approchais d’elle, mes vêtements se consumaient, jusqu’à me laisser nu.
Je suis maintenant à proximité, je sens déjà sa peine me transpercer, sa douleur me mordre, et plus j’avançais, plus j’avais mal pour elle, mais le bonheur d’agir effaça tout ça.
Je traversai maintenant son manteau, tout est magnifique ici, de mes yeux, je ne vois plus ce que je voyais dans mon télescope, mais juste un cœur battre lentement, un cœur qui s’épuise,
Je pourrais imaginer ses yeux si elle en avait, plein de tendresse, de joie, de peine…mais son calvaire allait bientôt se terminer et j’étais là pour la soulager.
Je pris place en son cœur. Je me mis à tourner sur moi-même, de plus en plus vite, jusqu'à commencer a m’éparpiller…mes molécules s’évanouirent dans l’atmosphère brûlante jusqu’à rejoindre les parois…celles-ci se mirent à briller, puis à ressembler à l’essence de cristal qui coulait sur les joues de mon Ange…puis tout s’arrêta…mes molécules recomposèrent mon corps et tout le mécanisme s’arrêta…je regardais dans tous les sens en essayant de comprendre mais…tout resta en plan. Un cri me vrilla le cerveau, tout se déformait, tout paraissait se rompre, le bonheur ressenti avant d’entrer ici se dissipa, laissant place à la douleur.
L’étoile s’ébranla de toutes parts, puis se mit à gonfler, à gonfler encore, s’arrêta et je la vis s’entrouvrir délicatement, laissant une petite fissure visible, rien ne se passa, plusieurs secondes passèrent, ça semblait…éternel…Puis…un éclat de lumière traversa cette fissure, illuminant le cœur de l’âme…vint jusqu’à moi, et prit une forme, cette forme qui m’a embrassé dans l’immensité universelle.
Je fus tellement surpris de la voir que j’étais incapable d’émettre une seule pensée, mais elle comprit ce que je ressentais et m’offrit à nouveau un baiser, un si doux baiser…
Tout autour de nous se remit à briller, les parois de l’étoile en firent de même…le cristal, cette pureté éclatante vint nous éclairer, notre baiser se fit fougueux, elle me regarda un instant et me dit :
« Si je t’ai rejoint c’est pour une bonne raison, je me suis aperçue qu’il manquait un élément à la bonne marche du mécanisme, puis mon bébé m’a appelée, et j’ai compris. Tu te souviens de mon nom…n’est-ce pas ? »
« Oui bien sûr tu t’appelles Mel-Hya et.. »
« Ne dis plus rien et écoute moi, ce nom là a été modifié dans le temps, au tout début ça ne ressemblait pas vraiment à ça, en fait mon nom véritable est My-Lha. »
Mon cœur fit un bond dans la poitrine, menaçant celle-ci d’exploser, mes larmes se mirent à redoubler, plus rien ne comptait à part l’instant présent.
Je la pris dans mes bras, elle m’enlaça tendrement, m’offrit un baiser, je constatai que la couleur de ses yeux avait changé, toujours aussi verts, ils étaient maintenant parsemés de paillettes dorées. Elle posa sa tête au creux de mon épaule, je la serrai fort, si fort…Un silence profond se fit, seule notre respiration était perceptible, nos cœurs battaient ensemble, l’Amour emplissait tout, je la serrai plus fort encore, elle me regarda encore plus intensément, je peux dire que ce que j’ai vu à l’intérieur ressemblait à tout ce que l'on pouvait espérer de plus beau dans toute une vie.
Nous sentîmes tous deux l’étoile renaître à la vie…nous l’entendions respirer, son cœur battre comme jamais…à nouveau enlacés, nous tournâmes sur nous-mêmes, nos molécules s’éparpillèrent remplissant l’espace autour de nous puis le manteau de l’étoile nous aspira.
Nous ne formions plus qu’un, mais surtout, notre fusion s’avéra plus que bénéfique car désormais Bételgeuse brillerait à jamais…


Alors si d’aventure vous venez à rêver d’étoiles, souvenez-vous d’une chose, c’est que l’amour a peut-être quelque chose à voir là-dedans…l’Amour et l’Humanité.

  Quand on observe des ruines, on se dit qu'il n'y a que l'extérieur qui n'ait pas été rongé...
James


La vie est la cruauté de la mort (James)
   
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  Publié: 26 août 2008 à 08:47 Citer vertical_align_bottom

très bel écrit ! coup de coeur aussi
j'adore et j'adore

amitiés

james

  Membre de la Société des poètes Français.
Stegobulle


Entre mon ombre et sa lumière
   
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6 décembre
  Publié: 26 août 2008 à 09:57 Citer vertical_align_bottom

Je ne sais que dire, vraiment, malgré les quelques maladresses, cela vous a touché et moi ça me coupe le souffle, un grand grand grand merci !!!

  Quand on observe des ruines, on se dit qu'il n'y a que l'extérieur qui n'ait pas été rongé...
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A chaque souffle s'accorde un vagabond
   
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1er mai
  Publié: 29 août 2008 à 07:58 Citer vertical_align_bottom

Merci... Tout simplement...

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
Stegobulle


Entre mon ombre et sa lumière
   
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6 décembre
  Publié: 8 oct 2008 à 15:39 Citer vertical_align_bottom

Tout le plaisir est pour moi !!!

  Quand on observe des ruines, on se dit qu'il n'y a que l'extérieur qui n'ait pas été rongé...
Rêveuse de Bulle


Enfant des nuits noires.
   
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12 novembre 2012
  Publié: 6 nov 2009 à 12:03 Citer vertical_align_bottom



Mon grand-père a toujours contemplé les étoiles avec fascination. Grâce à ton histoire, j'ai replongé avec bonheur dans mes souvenirs.

Merci beaucoup.

Yaël

  Ne contemple pas le sac pesant sur tes épaules, et fonce vers le chemin qu'il te reste à parcourir...
Stegobulle


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6 décembre
  Publié: 7 nov 2009 à 06:42 Citer vertical_align_bottom

C'est avec un plaisir et une émotion non dissimulés que je te suis reconnaissant Yaël.

Merci.

  Quand on observe des ruines, on se dit qu'il n'y a que l'extérieur qui n'ait pas été rongé...
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