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OuLiPoMad
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  Publié: 26 jan 2009 à 11:52
Modifié:  3 sept 2010 à 09:34 par OuLiPoMad
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Le vent hystérique mugissait derrière les volets clos. Les aiguilles de la pendule marquaient sept heures. Le jour chassant l’aube n’allait plus tarder à se lever. Tels des gifles d’écume, les embruns fouettaient la façade de ma maison. Il fallait que je sorte malgré la tempête, je voulais défier les éléments déchaînés. J’essayais de sortir en tirant la porte d’entrée de toutes mes forces mais c'était comme si des mains de géant la retenaient. J’aurais dû tenir compte de cet avertissement, j’aurais dû comprendre…

- « Tiens, tiens… Mais voici le jeune Orwee, mon lutin du matin qui s’en revient du pays lointain… Silence ! Ferme ton clapet, farfadet ! Par tous les rocs de Carnac, tu conduis ta bicyclette comme un coureur aussi je te nomme pédaleur de son altesse Nutela, fille chérie de notre roi Patatartinet dit « le gourmand sentimental ». Demain tu devras la conduire en pirogue à pédales car elle doit se rendre à un rendez-vous d’une extrême importance. »

- « Whaow ! Une pirogue à pédales… Je ne savais pas que cela existât !!!

- « Ne t’ai-je point dit de fermer ta bouche ? Je n’ai pas fini mon explication… Tu pédaleras jusqu’au bout du chemin que tu aperçois à gauche du chêne doré, ensuite tu suivras la Grande Ourse puis traverseras le pont de Leffe, mais fais bien attention de ne pas tomber dans le fleuve de bière bouillante car nul n’en réchappe, je dis bien personne. Passé le pont, tu prendras le sac posé près des buissons. Il contient un os de seiche, une banane-murmure et un tomahawk. Un conseil : la banane-murmure est très émotive. Adresse-toi à elle avec tact sinon elle ne te sera d’aucune utilité. Ces objets te serviront en cas de coup dur. Ce sac doit toujours rester bien fermé. Et souviens-toi de ces quatre mots : "psychédélum, picadum, psychédélique, picadique". Ils te sauveront peut-être la vie. Et à propos, je m’appelle Mugdul. »

Ainsi, la banane-murmure n’était pas une légende. Maman me racontait souvent ses histoires quand j’étais petit et là, je pouvais la tenir dans un simple sac bien fermé.

Soudain, l’étrange petit être me prit la main et m’entraîna vers le somptueux château médiéval que je n’avais encore remarqué. Pourtant, nous étions en rase campagne et je ne m’étais jamais aperçu de sa présence. Fortement armé, un garde, vêtu d’un béret catalan et d’une chasuble brodée d’une lune pleine, en barrait l’entrée.

- « Nous venons voir Nutela notre princesse bien-aimée ! J’ai une excellente nouvelle à lui annoncer, laisse-nous passer ! »

Le garde s’inclina devant Mugdul et se mit à glouglouter comme un dindon. Quel mystérieux comportement, j’en étais abasourdi. Mugdul me dit qu’il s’agissait du code pour ouvrir la lourde porte d’entrée. J’allais très vite remarquer que beaucoup de choses fonctionnaient par code ou mot de passe au château. Ainsi mon guide devait être un haut personnage car le garde s’était incliné à son approche.

- « Nutela n’a pas été prévenue de notre visite. Il te suffira d’ânonner quelque politesse ou compliment à son égard... À mon signal frappe à la porte et donne le mot de passe selon le code établi. Voilà, nous sommes arrivés. Je dois maintenant te laisser seul et surtout n’oublie pas : tout fonctionne par mot de passe… »

- « Comment ? Tu me laisses seul, mais… je ne connais pas le … »

- « Entrez, mais entrez donc ! s’écria une voix stridente »

Entrer ! Entrer ! Il n’y avait pas de poignée à la porte. Que fallait-il faire pour l’ouvrir ? Alors que je réfléchissais à une solution, une petite voix étouffée me parvint. Je tendis l’oreille vers le sol et me rendis compte qu’elle provenait du sac que m’avait remis Mugdul. Nutela, quant à elle, s’époumonait en me criant d’entrer. J’ouvris le sac et vis gesticuler la banane qui murmurait cette phrase étrange : « le roi Olaf aime le pâté Hénaff. Quel festin ! »

- « Mais oui, bien sûr ! Mugdul me l’a dit tout à l’heure, il s’agit de la banane-murmure, elle va m’aider à donner les mots de passe car tout fonctionne par mot de passe ici… Et surtout ne pas oublier de bien refermer le sac. »

- « Le roi Olaf aime le pâté Hénaff ! Quel festin ! »

Enfin, la porte s’ouvrit. Le spectacle qui s’offrait à moi était époustouflant. La princesse Nutela trônait au milieu de la pièce. Elle était énorme. Comment allais-je transporter un tel fardeau sur ma pirogue à pédales. Il aurait été plus judicieux de me fournir un traîneau à réaction pour la conduire. À la seule pensée de mon calvaire, je sentis mon corps se recouvrir de la sueur qui ne manquerait pas de couler durant l’intense effort.

- « Bonjour Princesse, je suis Orwee votre nouveau pédaleur. Mugdul m’a mené jusqu’à vous, aussi ordonnez et j’obéirai. »

- « Mais je n’ai nul besoin d’un nouveau pédaleur, d’ailleurs je n’ai pas de pédaleur. Mugdul t’a fait une farce. Je me déplace toujours par mes propres moyens ! Vois les chaînes qui me ceignent ? Elles m’emprisonnent pour m’empêcher de m’envoler. »

S’envoler ? Comment une personne aussi imposante pouvait-elle s’envoler ? Et Pourquoi Mugdul avait-il fait cette farce ? À force de triturations, mon cerveau se remplissait de points d’interrogations. Nutela me gratifia d’un sourire étrange et me demanda d’approcher car elle avait quelque chose de très important à me demander.

- « Tu te demandes comment je pourrais m’envoler, n’est-ce pas ? Sache que j’ai été victime d’un mauvais sort. Un pédaleur ! Quelle idée saugrenue ! Ce dont j’ai besoin, c’est d’un cerveau.... Pépinière d’entreprises en seize lettres ! Je cale depuis des jours sur cette définition sans en trouver la solution. Il me la manque pour terminer le concours de mots croisés du royaume. Si je le gagne, je redeviendrai libre de mes mouvements. Si tu m’aides je saurai te récompenser. En revanche, si tu ne trouves pas, ta correction sera de me transporter sur une pirogue à pédales jusqu’aux tréfonds de l’univers. »

Son sourire avait disparu. Une flamme de défi éclairait ses yeux rétrécis. Que lui répondre ? Je ne savais même pas ce qu’était une pépinière d’entreprises. Mon trépas allait sonner. Je ne me voyais pas survivre à l’épreuve de la pirogue. Que faire ? Il y avait bien l’os de seiche et le tomahawk au fond du sac. Avec le dernier, je pouvais briser les chaînes qui maintenaient Nutela sur la terre ferme. Une fois détachée, elle serait inoffensive, coincée sous le plafond ! Mais ses cris alerteraient les gardes. Il fallait que je gamberge, ma vie en dépendait. Mais à quoi pouvait bien servir l’os de seiche ?

- « Que tu es sot ! Tu n’as donc rien dans la tête ? Écoute-moi, dit la banane en murmurant. La réponse est : « zone industrielle » ! Et puis tu me déranges ! L’os de seiche me fait la cour, je crois qu’il tombe amoureux aussi je te prie de bien vouloir ne plus nous interrompre. Et s’il te plaît, peux-tu prendre le tomahawk avec toi ? Ce petit vicieux passe son temps à se rincer l’oeil. Il nous observe comme s’il découvrait pour la première fois de sa vie les peintures rupestres des grottes de Lascaux. C’est gênant ! »

Afin de ne pas la vexer, je pris le tomahawk. Nutela avait le nez collé sur sa grille de mots croisés.

- « J’ai votre solution, princesse ! Il s’agit de Zone Industrielle. »

- « Mais sais-tu que tu es très intelligent petit lutin du matin ! Mais que tiens-tu dans la main ? Mon dieu mais il s’agit du tomahawk maudit ! Ahhhhhhh ! Qui te l’a donné ? » Au secours, à l’aide ! On veut me tuer ! »

Pauvre de moi, je me retrouvais dans de beaux draps ! Les gardes allaient arriver ! Que faire ? Mais que faire ? Le tomahawk m’attirait inexorablement vers la princesse, mon bras ne répondait plus à ma volonté, j’allais tuer Nutela… Je tentais de résister à la folie meurtrière qui s’était emparée de ma main armée. Il y avait bien ces mots que Mugdul m’avait dit d’utiliser en cas d’extrême urgence, mais quels étaient-ils ? Le stress de la situation m’embrouillait l’esprit. Me prenant les pieds dans le sac posé près de moi, je m’étalais de tout mon long, le tomahawk m’échappant dans la chute. Je me retrouvais à moitié assommé, la tête près du sac. Comme dans un rêve, j’entendis la banane-murmure glousser d’aise ou de plaisir, je ne saurais dire ! Soudain, de façon saccadée, elle râla les quatre mots que j’espérais. « Psychédélum, picadum, psychédélique, picadique. Psychédélum, picadum, psychédélique, picadique…» Je m’empressais de les répéter le plus fort que je pus et pffffftttt, je ne sais par quel pouvoir, je me retrouvais dans le fauteuil de notre salon, bien au chaud devant la cheminée ! Une reprise de flamme me fit recouvrer mes esprits. Ainsi, j’avais rêvé tout cela ! À bien y réfléchir, je me rendis compte que j’avais été l’instrument de Mugdul. Il fallait que je retourne le plus vite possible au château pouravertir la famille royale du complot qui se tramait.
À cette nuit, cher Mugdul…

 
OuLiPoMad
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9 août 2013
  Publié: 30 mars 2009 à 17:21 Citer     Aller en bas de page

écrit à partir de mots imposés, voilà pourquoi il fallait trouver un nom au papa.
Merci de m'avoir lue.

 
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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18 septembre
  Publié: 4 avr 2009 à 13:30 Citer     Aller en bas de page



J'imagine être un gamin qui écoute sa mère lui raconter cette histoire...

* sourire *


Merci



Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
OuLiPoMad
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9 août 2013
  Publié: 6 avr 2009 à 11:11
Modifié:  16 juin 2009 à 18:18 par OuLiPoMad
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Merci de vous être perdus dans la sphère des contes fantastiques.

 
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