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pluriels


À ma femme et, puisqu'elle est toutes les femmes, à toutes les femmes pour elle encore
   
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Modifié:  2 déc 2021 à 18:33 par pluriels
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U N E F O I S M O U R I R






Ombres rayées - ambre et brasier, chaleur et froid -
Illustration d'un ventre en plein soudaine empreinte
Prompt octant lent solennisée sous les doigts droits
Belle incendiaire, autre écriture où naît la plainte


Un rire oeuvre sans prix
Faiblir sans en souffrir
Rompre un silence en cri
Vivre en grand du mourir


Neige pareille entre un sein et son double à prendre
Tous deux choix blanc - fascination - en rond ouvrés
Dressés mieux plus vraiment comme deux anges tendres
Jusqu'où longtemps s'étend la paume aux faims livrée


Des touts viennent rugir
Ainsi vers leurs minuits
Un rien nous voit mourir
Chacun loin dans sa nuit


Triomphe aux bonds - plus tard - d'un saut paradoxal
Et la tendresse implore aux chairs des choix d'amour
Nous l'atteignons cette extase au temps dit d'un bal
Presque à l'infini. Nous - une fois - mourons lourds



Extrait de "Nudités" dans "LES CORPS NECESSAIRES"



* Il s'agit, ici, d'un "poème en vers justifiés", forme de poésie dont tous les vers comportent le même nombre de lettres, signes ou intervalles

 
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