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romy
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  Publié: 20 oct 2010 à 11:06
Modifié:  21 oct 2010 à 07:49 par Lunastrelle
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Une question? Croyez-vous en la magie? Non, non, ici il ne s’agit pas de mon opinion, mais bel et bien de ce que vous pouvez appeler par... la magie. Si, je vous disais pour commencer que le mot magie est l'anagramme du mot image, commencez-vous à me suivre. Depuis la nuit des temps, l'Homme représente son environnement par des images: peintures, croquis, dessins, sculptures. Il raconte l'histoire qu'il a lui même vécue en repensant à certaines de celles-ci, vu dans le passé par ses propres yeux. Ou bien, s’en invente-t-il en visualisant l'anecdote que lui conte un autre . N'est-ce pas incroyable. Arriver à percevoir un flot incessant de photos dans notre tête.
La magie. N’est-ce pas tout simplement le mot qu’a donné l’Homme à ce qu’il ne comprend pas? A ce qui n’est pas palpable? Ce mot ne serait-il pas la barrière entre ce que nous comprenons et ce que nous ne comprenons pas?
Autre chose, vous êtes-vous déjà demandé ce qui fait que vous existez. Ce qui fait que votre père et votre mère se soient rencontrés? Pourquoi vous sentez-vous si différent d'eux et pourtant, sans le vouloir vous leur ressemblez tant. Avez-vous déjà pensé au fait que vous soyez unique, oui, je dis bien unique. Le seul à penser comme vous pensez, la seule à écrire comme vous le faites, le seul à rire ainsi... Unique. Incroyable, improbable, diriez-vous presque... Magique?
Oui, c’est bel et bien cela que je veux vous entendre dire, je veux que vous vous posiez les bonnes questions. Je veux que vous commenciez à penser à qui vous êtes réellement mais aussi à quel serait votre destin si vous commenciez à penser comme moi. Surtout connaissez vous réellement les gens et les choses qui vous entourent…
Oh! Ne vous inquiétez pas, je ne veux pas vous rendre paranoïaque loin de là, mais avez-vous déjà regardé comment se comportaient les gens lorsque vous leur parliez de magie. Les réactions sont bien souvent les mêmes. La fascination pour certains, la peur pour d’autres, ou bien la dénégation… Ce mot est précis et pourtant intouchable si je puis dire. Et puis il y a ceux qui… ne réagissent pas. Ne parlent pas. Ferment les yeux puis… Rêvent.
Le rêve. Cette chose aussi incroyable que la magie. Lorsque vous fermez les yeux et que vous vous laissez porter dans vos songes, il vous arrive parfois de perdre pied et de vous laissez tomber. Vous vous réveillez avec cette sensation d'imminence improbable de chute. C'est cette étape que nous réussissons le plus souvent et que parfois nous... loupons. Elle nous rappelle que nous sommes ici sur terre et que nos pieds sont bien ancrés sur le sol. Seulement, lorsque nos rêves nous emportent, nous devenons le maître de notre destin. Pour le meilleur des rêves ou... pour le pire de nos cauchemars.
De quoi sont composés nos rêves? D'images. Multiples et incertaines, elles naissent dans notre esprit pour former une histoire. Parfois elles nous montrent des choses que nous nous cachons puis d'autres que nous désirerions. Cependant, il faut bien comprendre que la magie qui entoure nos rêves est unique et qu'elle définit pour chacun d'entre nous... notre âme.
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Je me suis levé plus tôt ce matin. Je pense avoir un rendez-vous et pourtant je n’arrive plus à mettre les mots sur qui je dois voir, où, et… comment! Je ne me souviens que d’une chose. Quand je ferme les yeux, je vois toujours le visage de cette femme. Il se veut aimant, calme et rassurant et pourtant j’ai beau chercher à l’intérieur de ma tête, je ne connais pas son nom. Alors qu’il m’est presque possible d' humer l’odeur de ses cheveux long et auburn, de dire quelle est la couleur de ses yeux ou encore de sentir en moi un sentiment presque …. d’amour. Quand j’imagine dans ma tête les traits de son visage et de son corps. Je suis certain d'en être amoureux. Mais qui est-elle? Je n’ai le souvenir de rien. Je crains de perdre de plus en plus la mémoire. Est-ce que je deviens fou? Je faisais quoi hier d’ailleurs? Je me suis levé plus tôt mais à quelle heure me suis-je couché. Impossible, je ne me souviens de rien.
Je suis encore en pyjama et … Oh! Un morceau de papier dans ma poche. J’ai du mal à lire on dirait qu’il y a… du sang dessus!! Il y a écrit Lily. Lily. Le nom d’une femme simple et magnifique… Je crois que c’est elle… C’est son nom. Lily.
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-Bonjour M. Hatchkins. Vous avez découvert ces derniers jours quelque chose de très important. Vos recherches, très poussées je dois dire, vous ont amené à trouver ce qui définit l’humain. La science vous a aidé à trouver ce qu’il y a de plus cher à votre race. Je dois vous dire mon cher que toute ma communauté a suivi de près vos recherches. Nous avons été… bluffés! Et… Quel étonnement fut le nôtre de vous voir, vous, le premier de votre espèce à connaître, non pas le secret de la vie comme beaucoup d’autres ont cherché à mettre en lumière; mais à percer le secret de ce qui définit l‘humain. Vous êtes unique M. Hatchkins. Votre cerveau est une source de désir infini dans notre monde.
J'avais laissé parler l'homme en face de moi car je ne comprenais pas trop ce qui était en train de se passer.
-Mais qu’est-ce que vous voulez à la fin! Que je vous dise ce que j’ai trouvé! Vous le savez déjà!
Une larme fine et pesante se mit à couler le long de ma joue.
-Je vous ai dit que nous connaissons déjà le produit de vos recherches.
Je crois qu’il est important de vous préciser une chose. Durant tout le long de cet entretien, j’ai toujours cru que j’étais enfermé et qu’il m’était impossible de sortir. Une prison se définit comme tel, cet un endroit ou tout vos droits sont aliénés et où il existe une sorte de justice parallèle. Je suis certain que chaque personne qui lira ces lignes pourra se mettre à ma place. Pour voir la fin d’un calvaire arriver plus vite, n’importe qui pourrait subitement passer à des aveux ou bien mentir pour en sortir. Eh bien, je ne suis pas de ceux-là. Puisque je suis le seul à connaître le secret. Cela fait de moi le seul à pouvoir leur ouvrir la porte. Et, je ne le ferai pas. Jamais.
L’homme se leva et fit quelques pas dans la pièce. Il dit quelques mots dans une langue que je ne connaissais pas.
-Je ne comprends pas ce que vous dites…
Il se tourna vers moi comme si je venais de le sortir d’une certaine stupeur.
-Oh! Je me faisais juste une réflexion à moi-même.
-Ah oui! Pourtant j’ai bien eu l’impression que vous parliez à quelqu’un. Vous avez une oreillette? Parce que, si vos collègues m'entendent, vous pouvez leur dire qu'ils aillent tous au diable! Je veux voir un avocat! Et d'ailleurs comment m'avez-vous emmené ici! Je n'ai le souvenir de rien! Vous m'avez drogué?!
-Vous devez vous méprendre M. Hatchkins. Nous sommes seuls dans cette pièce. Et nous sommes arrivés ensemble ici, avec votre consentement.
-Eh bien je crois que non! Monsieur… Au fait! Vous ne m’avez pas encore dit votre nom alors que vous connaissez le mien. Peut-être que cette discussion serait légèrement plus fluide si je pouvais vous appeler….
L’homme eut tout à coup l’air contrarié. Je ne compris pas de suite pourquoi. J’eus la réponse assez vite je dois dire.
-M. Hatchkins vous venez de mettre le doigt sur le problème qui nous a tous les deux amenés ici.
Un air grave se dessina sur son visage.
-Mais de quoi voulez-vous parlez voyons?
-De mon nom.
-Oui… et…
-Je n’ai pas de nom.
-Pas de nom? Et pourquoi?
-Ah! Vous semblez enfin émettre de l’intérêt pour mes semblables et moi-même dit l'homme en s'approchant de moi.
-Je dois dire que je ne sais pas trop ce qui vous êtes et qu’effectivement mes antécédents de chercheur prennent parfois le dessus.
-Voyez-vous mon ami, là d'où je viens, personne n’est unique et surtout personne n’éprouve de sentiments.
-Ah oui?! Continuez, ça m'intéresse! dis-je l'air excédé.
J’essayais en vain de détourner la conversation. Je pensais qu’en me parlant de lui, il me lâcherait un peu et qu'ainsi j’aurais le temps de préparer une échappatoire.
-Dans notre recherche de la vérité, nous avons il y a quelques milliers d’années, trouvé LA réponse à LA question que vous vous êtes posée une bonne partie de votre vie. Notre constitution physique est presque la même que la vôtre à quelques détails prêts.
Je commençai à entrevoir quelque chose d'incroyable, l'homme devant moi me parlait apparemment d'un monde qui n'était pas le mien.
-Je ne comprends pas très bien où vous voulez en venir Monsieur. De quoi parlez-vous? Vous faites parti d'une société secrète c'est ça?!
-La suite des évènements à été très importante dans le déroulement de l’histoire qui est la nôtre M. Hatchkins. Notre monde était à cette époque au bord du gouffre comme le vôtre l’est actuellement. Cette découverte fut bénie par toute la communauté scientifique puis politique, puis enfin le peuple se souleva pour avoir accès à ce que nous avions trouvé. Je vous parle d'une autre planète, semblable à la vôtre, avec certes des différences mais qui se trouve à des millions d'années lumières d'ici.
-Alors, vous viendriez de je ne sais quelle planète dans le but de me trouver, moi, pour le fruit de ma recherche dis-je exaspéré par cet homme qui avait tout l'air de se payer ma tête.
-En effet, M. Hatchkins. Laissez votre esprit s'ouvrir et comprendre que vous n'êtes pas les seuls êtres de l'univers à évoluer et croître.
Je décidai d'entrer dans le jeu de cet homme pour que l'interrogatoire se termine le plus vite possible.
-Eh bien, si ce que vous dites est vrai, je pense que votre peuple a tressailli en comprenant l’importance de cette découverte. J'ai moi même été sous le choc à la fin de mes travaux.
Effectivement. Les dirigeants de nos différents peuples accueillirent la découverte avec un très grand intérêt. Notre monde se mourrait M. Hatchkins, il nous fallait trouver le moyen de partir de notre planète pour que nous survivions tous.
Je vois que c’est ce que vous avez fait puisque vous êtes là!
J'eus tout à coup le sentiment que l'homme face à moi ne mentait pas. La peine que je lisais sur son visage me semblait réelle. Pourtant, les doutes envahissaient mon esprit. Était-ce un canular ou fourberie de mes collègues réfractaires à mes recherches. Je dois ajouter que je n'ai jamais été soutenu dans mon travail. La communauté scientifique m'a toujours mis de côté parce que mes recherches n'intéressaient pas! Plus occupés à trouver des remèdes contre le cancer ou contre certaines maladies infectieuses. Ils n'ont jamais compris que je voyais plus loin.
-Oui repris l'homme coupant le flot de mes pensées.
-Et maintenant que voulez-vous de moi?
-Je veux que vous persuadiez votre peuple d’accéder à notre demande.
-Pouvez-vous la préciser? Je dois dire que vous restez assez flou sur ça.
-Nous proposons un échange M. Hatchkins. Notre savoir est infini. Et nous l’échangeons contre vos corps. Vous saurez où se termine l’univers, mais aussi quelles planètes abritent la vie, ou encore ce qu’il y a au fond des océans…
-Ce marché me paraît vraiment incroyable. Je ne comprends pas bien. Si vous prenez possession de nos corps , nous prendrons possession des vôtres c’est bien ça?
-En quelque sorte oui.
-Pouvez-vous précisez ce point? Je ne vois pas comment il est possible d'échanger des corps ou encore des âmes?!
-Eh bien toutes vos âmes seront en communion et ainsi vous deviendrez éternels.
-Si je comprends bien vous nous proposez de devenir éternels et en échange nous vous donnerions… la mort. Excusez-moi, mais je ne comprends pas ce qui peut tant vous attirer en cela. Et puis d’ailleurs y aurait-il assez d’humains sur cette Terre pour « échanger » nos corps?
-Cela fait quelques siècles que nous vous observons. Nous sommes très patients. Nous avons appris cela au fil des millénaires. Nous avons attendu que vous soyez au minimum neuf milliards d’humain.
Son histoire me semblait de plus en plus incroyable. Échanger des corps, devenir un être unique. Décidément l'homme devant moi n'avait pas toute sa tête!
-Vous êtes neufs milliards à voyager ainsi dans l’espace!!!? C’est improbable voyons! N’importe lequel de nos télescopes aurait détecté depuis longtemps un bâtiment de cette taille se déplaçant dans l’univers. Vous mentez!!
-Le mensonge a hélas disparu de notre mode de vie depuis notre « découverte ».
-Alors comment voyagez-vous dans l’univers sans que l’on puisse vous détecter?
-Assez parlé de moi mon ami. Parlez-moi un peu de votre découverte. Je crois que vous pourriez trouver seul la réponse à vos questions.
-Je n’ai pas plusieurs siècles pour y réfléchir, moi! repris-je avec ironie.
-Je vais vous guider.
J’étais perdu. Fatigué. Cette journée avait commencé très tôt et je dois dire qu’elle se terminait sur les chapeaux de roue. J’étais face à un être incroyable qui me proposait un marché improbable et qui n’était en rien équitable. Je proposai de faire une pause.

Tout à coup le noir total. Je sentis mon corps étendu sur… un lit. Une lumière tamisée à côté de moi. J’ouvris lentement les yeux. Une pièce spacieuse et sommaire s’offrait à moi. De la nourriture en abondance sur une petite table avec mon soda préféré posé à côté. Comment faisait-il cela? Je me levai avec la sensation d’avoir dormi plusieurs heures alors qu’une seconde me séparait de l’instant d’avant. Étais-je dans un rêve, un cauchemar plutôt! Je me dirigeai vers la table remplie de victuailles puis me servis un verre de soda. Sa voix me glaça le sang.
-Bien reposé M. Hatchkins!
Malgré ma frayeur , je pris un air décontracté.
-Je ne sais pas comment vous faites ça mais oui!
J’allai prendre une gorgée de boisson puis m’arrêtai net. Était-elle empoisonnée?
-Elle ne l’est pas! répondit l’homme en riant derrière moi.
-Vous lisez dans les pensées?!
-Non, mais je suis très observateur.
-Très bien! Alors que voulez-vous savoir de mes recherches Monsieur sans nom?!
Je m’assis dans un siège très confortable. Et sirotai ma boisson en me demandant si j’allais mourir après m’en être abreuvé.
Je vous l’ai dit, il n’y a pas de poison.
-Laissez-moi me méfier tout de même.. Je suis prisonnier ici et j’ai le droit de me méfier de vos… cadeaux!
-Je vous l’accorde. Nous allons reprendre la conversation où nous l’avions laissée.
-Vous vouliez que je vous parle de mes recherches c’est bien cela.
-Oui. Mais je désirerais aborder plus particulièrement l’aspect physiologique de votre découverte.
Je décidai de discuter avec l'homme sans nom, cela dit en passant c'était belle et bien la première fois de ma vie que quelqu'un s'intéressait au fruit de mes recherches.
-Eh bien, je suis diplômé de médecine et chercheur en neuroscience. Depuis ma plus tendre enfance, je me suis toujours demandé pourquoi nous ne pouvions pas exploiter la totalité des fonctions de notre cerveau. Lorsque j’ai élaboré ma thèse sur l’inconscient de l’inconscient j’ai été pris pour un fou. N’est-ce pas hilarant au final. Puisque grâce à cela je suis en train de parler à un extra-terrestre qui s’intéresse à mes recherches?!
L'ironie tintait mes paroles bien sûr!
-C’est-ce que vous pensez? Je ne sais pas trop comment je dois le prendre.
-C’est impossible !Tout ce que vous me dites n’est pas vrai! J’ai tout vu, tout compris. Et vous ne me détournerez pas de mon but. J’ai besoin de toutes ces capacités. Elles m’ont été données par la vie et je suis peut-être doté de tout ça pour une raison dont je n'ai pas encore conscience! C’est-ce que l’Homme se demande depuis la nuit des temps. Pourquoi sommes-nous là? Pourquoi la vie nous a créées avec de telles capacités?
-Je comprends que vous soyez réticent à mes propos, mais je dois vous avertir d’une chose. Ce que vous possédez est peut-être unique mais à l’aide de recherches très poussées, je peux vous dire que nous avons réussi à extraire l’essentiel de votre capacité à vivre en quelque chose d’unique. Vous savez désormais que notre vision du monde tel que vous le connaissez n’est pas du tout la même. Nous voulons juste être comme vous. Et cela doit passer par le projet que nous avons établi.
-Écoutez!! Je suis « Ravi » que notre talent ou capacité soit prisé dans votre monde, mais avouez que pour avoir ce que vous voulez, il faut tuer chaque être humain sur cette terre. Et je ne crois pas qu’il y ait qui que ce soit sur notre planète qui vous offrirait de plein gré ce don! Lorsqu'un être humain meurt, il choisit de quitter son corps pour s'élever, là il ne pourrait plus choisir le moment de quitter le monde des vivants.
-Ah! Oui! s'étonna l’homme froid assis face à moi. Eh bien je ne crois pas du tout à ce que vous dites mon cher ami.
-Je ne suis pas votre ami pour commencer! Et je peux vous affirmer qu’il est impossible que qui que ce soit vous offre ce que vous demandez. Pendant des années, j’ai cherché ce qui rendait unique notre race. Je suis chercheur et j’ai tourné la question dans tous les sens…
-Et vous avez trouvé n’est-ce pas?
L’homme était face à moi. Un costume brun sur lui. Mal taillé. Les cheveux noirs plaqués sur le crâne. La pièce où nous nous trouvions était somme toute assez basique. Une petite table, deux chaises, une lampe de bureau bon marché et un lit somme toute assez sommaire. Aucune fenêtre. L’atmosphère était lourde et je commençais à suffoquer dans cette ambiance fermée.
Je sentais qu’il ne fallait pas que je réponde à cette question et pourtant je répondis sans ménagement. Je commençai à penser que je devenais fou. Je parlais avec un homme qui disait venir d'un autre monde. Il me parlait de mes recherches et pourtant je n'étais pas sûr qu'il soit honnête. Je commençai à penser qu'il n'était effectivement pas d'ici et qu'il y avait quelque chose de malhonnête chez lui. Si ce qu'il m'avait dit était vrai, qu'il n'était pas humain alors je ne pourrais le laisser prendre ce qu'il y avait de plus cher à notre monde.
-Oui! répondis-je.
-Intéressant… dit-il presque en ricanant.
-Qu’est-ce qui vous fait rire espèce de salaud!! Ici, vous n’avez rien d’humain et vous savez que même avec toutes vos connaissances vous ne pourrez jamais être comme nous! Personne sur cette Terre ne sera jamais prêt à payer le prix de ce que vous voulez nous vendre!
Vous croyez ça M. Hatchkins?
Un sourire malhonnête se dessinait sur son visage. Quelque chose d’effrayant.
-Je n’ai pas peur de vous! Et je ne pourrai jamais me résoudre à vous accorder ma bénédiction!
-Je crois qu’aujourd’hui, M. Hatchkins, vous avez fait la rencontre d'une femme, n‘est-ce pas?
Tout à coup, mon cœur se mit à battre sans pouvoir rien contrôler. Des images infinies se mirent à défiler dans ma tête. Impossible de gérer mes émotions. Les couleurs, les odeurs, l’empreinte de son visage dans mon esprit. Incontrôlable.
-Ah! Je vois que j’ai touché une corde sensible. Parlez-moi un peu d’elle M. Hatchkins. Je crois que vous avez beaucoup de choses à me dire.
-Non! Je n’ai rien à vous dire! Je ne la connais pas! C’est la première fois de ma vie que je vois cette femme!
-Et pourtant, mon cher ami, je sens dans votre voix, un certain... attachement. Il est présent dans votre esprit. Pourtant vous dites ne pas la connaître!
-Et vous avez tort!
La colère commençait à prendre le dessus sur les mots. Depuis combien de temps étais-je suivi? Les questions se bousculaient dans ma tête. Puis la panique. Était-elle elle aussi prisonnière? Avait-elle peur comme moi? Ça non! Je ne le tolérerai pas!!
-Qu’avez-vous fait d’elle! lâchais-je sans ménagement. Où nous avez-vous emmenés? Et puis d’où venez-vous?! Qu‘auriez-vous à y gagner à posséder ce que nous possédons si ce n’est les sentiments que j’éprouve en ce moment.
-Très bien M. Hatchkins. Parler moi de ces… sentiments.
-Je ne vous dirai rien!
-Comment pourrais-je comprendre ce que vous dites alors que je ne connais pas cela.
-Parce que vous n’êtes pas humain! Ma réponse vous paraît-elle assez claire?!!
-Très claire oui!
Sur ces mots, il s'approcha de moi avec une vélocité incroyable et pointa le bout de son nez contre le mien. Je fut si surpris que je ne bougeai pas d'un poil.
Vous vous croyez malin Mr Hatchins? dit-il avec sa voix doucereuse. Seulement vous n'êtes pas en position de négocier avec nous! Nous voulions que les choses se passent sans querelles avec vous et votre... monde.
Il releva la tête et se redressa doucement . Il me faisait face. Alors je vis quelque chose que vous aurez peine à croire, mais je vous en conjure, dans vos pires cauchemars vous ne pourriez imaginer cela. Il tourna la tête sur le côté comme s'il avait un mal de cou. Je vis son visage, ses cheveux sont corps tout entier prendre une autre apparence. Celui d'une femme grande et élancée, les cheveux d'un blond profond et doux et des yeux d'un bleu perçant. Elle me regarda et sourit.
-Cette apparence vous plaît M. Hatchkins?
Mon visage trahissait la frayeur qui venait de naître en moi. La femme dut le voir car elle se tourna de dos à moi.
Je vous fais peur dit-elle avec une voix suave. Alors peut-être que mon apparence ne vous convient pas!
La femme se retourna et son enveloppe corporelle changea en même temps pour laisser place à un vieil homme barbu à l'air sympathique. Vêtu d'une toge blanche et d'une barbe courte, il fixa son regard noir dans le mien.
-Cette forme là vous convient-elle plus?
J'arrivais alors à articuler quelques mots.
-C..Com... comment vous...?
-Qu'est-ce que vous voyez M. Hatchkins dit l'homme devant moi.
J'avalai ma salive puis répondit terrorisé.
-Je vois un vieil homme... je crois répondis-je perplexe.
Un sourire sympathique se dessina sur son visage. Il s'assit sur un fauteuil en face de moi. Pourtant, il n'y était pas la seconde d'avant.
-Nous allons parler sérieusement M. Hatchkins adressa le vieil homme à mon encontre. Mes amis et moi même ne voulons pas vous brusquer. Votre découverte est, je dois dire, le fruit d'une grande maturité humaine. Vous êtes l'unique être à avoir percé le secret de l'Homme. Voulez-vous me poser des questions sur notre univers où y-a-t-il des choses que vous voudriez éclaircir par rapport à votre découverte?
L'homme qui me parlait à présent paraissait beaucoup plus sage et surtout beaucoup plus ouvert à la conversation. Je relâchai tout à coup les muscles qui serraient ma mâchoire. Tout ce que m'avait dit l'autre homme était vrai ou alors je sombrais dans le délire total!
-J'aurais tant de questions à vous poser, mais je dois dire que j'émets des réserves à m'entretenir avec vous. Je ne sais même pas à qui je parle à présent.
-Eh bien, vous voyez devant vous l'une des milliards de personnalité qui voyagent à travers l'espace depuis plusieurs millénaires mon ami.
- Mais, cela n'est pas possible...
-Comme la découverte que vous venez de faire? C'est bien cela? dit-il en relevant l'un de ses sourcils broussailleux.
Mon esprit perdait pied. J'étais tout à coup égaré dans les profondeurs de mon mental.
-Vous dites voyager à travers l'univers, vous et les milliards d'individus qui ont décidé de quitter leur corps physique, c'est bien cela?
-Oui, M. Hatchkins, nous sommes tous ici présent et nous vous écoutons attentivement.
-Comment avez-vous pu faire ça?
-C'est très simple et en même temps très compliqué dit l'homme en se levant doucement. Comme vous l'a dit l'un de mes compagnons (il faisait allusion à l'homme brun du début de l'entretien) la découverte que vous venez vous même de faire nous a projetés dans un avenir plus que radieux. Plus de maladie. Plus de ressentiments. Plus de besoin primitifs comme manger, boire ou encore devoir... aller aux toilettes comme vous dites dans votre langue.
-Mais, je ne comprends pas le cheminement de vos pensées. En quoi cette découverte vous a-t-elle dispensée de vivre comme nous le faisons?
-Et bien, chaque personne ayant accès au savoir universel ne prenait plus le temps de vivre sa vie de chair et cela causait beaucoup de désagréments à la population de notre monde. Des souffrances physiques pour la plupart car nous n'avions plus goût à nous nourrir ou encore à faire l'amour. Aussi, il fut décidé par tous nos habitants de quitter nos enveloppes corporelles pour accéder à la mémoire unique de manière constante. Cela nous permettrait d'être ainsi tous ensemble, hommes, femmes et enfants et ceci pouvait nous permettre de voyager à travers l'univers dans un vaisseau construit avant la réunification mondiale. Celui-ci était merveilleusement empli de tout notre savoir et de notre corps unique. Comme vous le disiez M. Hatchkins, il nous était impossible d'explorer l'univers en étant autant d'êtres vivants.
-Permettez moi de vous poser une question qui vous semblera peut-être ridicule mais, n'était-il pas possible d'envoyer une personne faire ces voyages et qu'elle vous rapporte les faits à chaque retour de mission?
Le vieil homme parut décontenancé suite à cette question. Il se rassit dans son fauteuil et leva le regard pour le replonger dans le mien.
-Chaque être de notre monde s'étant élevé spirituellement n'aurait pu tolérer qu'un seul et unique individu découvre l'univers seul. Vous comprenez?
-Je comprends oui... L'égoïsme.
-Non! reprit l'homme outragé. Ce n'était pas de l'égoïsme. Nous étions déjà bien au-dessus de cela!
-Pourtant, c'est ce que je ressens, moi qui éprouve des sentiments, lorsque vous parlez de votre histoire.
-Nous ne ressentions déjà plus de sentiments lorsque chacun avons décidé de permettre à nos cerveaux d'évoluer grâce à cette découverte!
-Je ne crois pas. Ce que je crois, c'est que vous vous êtes précipités, que vous n'avez pas pris le temps de peser le pour et le contre et que maintenant que vous avez voyagé et découvert les secrets que renferme l'univers, vous avez envie que cela se termine, n'est-ce pas?!
-Bien sûr que non! répondit l'homme en colère face à moi.
-Je croyais que l'élévation spirituelle que vous ressentiez vous permettait de ne plus ressentir de colère ou même... de joie?!
-Nous sommes des érudits M. Hatchkins et nous pensons au bien-être de tous les êtres vivants de l'univers. Nous vous proposons de prendre vos corps et ainsi de prendre notre place pour accéder au même savoir, la jouissance que vous ressentirez sera tellement jouissive que vous et vos semblables ne le regretterez pas.
-Ah oui?! Alors plus aucun parent n'aura l'occasion de serrer son enfant dans ses bras. Plus personne ne pourra pleurer la mort d'un proche et en sortir plus fort pour faire quelque chose de sa vie... charnelle bien sûr! Ce que je pense « M. Milliard », c'est que vous regrettez votre décision d'il y a je ne sais combien de milliers d'années et que par conséquent vous cherchez dans l'univers un peuple à dépouiller et lui offrir ce « merveilleux » cadeau empoisonné!
-Non!!! Vous n'avez rien compris!!
-Si j'ai tout compris! Seulement, vous ne vous êtes pas posé les bonnes questions à l'époque. Vous ne vous êtes jamais demandé ce qu'il y avait après la mort charnelle?
-Il n'y avait rien non! Toutes nos recherches ont montré qu'il fallait que nous choisissions d'être éternels de notre vivant sinon nous aurions perdu toute notre connaissance.
« M. Milliard » ne connaissait pas en fait le fruit de ma recherche en totalité. J'avais découvert en effet qu'il nous était possible de débloquer les capacités cérébrales qui couvaient en nous. L'humain est un mélange incroyable de cellules, d'électricité et d'eau. Un cocon. Oui, un cocon. A notre âme. C'est la seule chose qui n'est pas scientifiquement quantifiable.
-Ce que vous ne saviez pas dans votre monde et que vous avez découvert trop tard, c'est que la mort physique n'est qu'une étape, somme toute difficile, mais une étape. Nos corps fait de chair et de sang abritent notre âme jusqu'à ce qu'elle soit mature pour entreprendre le même voyage qui vous a amené jusqu'à moi. Je suis navré de devoir vous dire que vous vous êtes trompé!
- Il est impossible que nous nous soyons trompés!
L'homme s'était levé et la pièce où nous nous trouvions commença à trembler. La peur m'envahit et je m'accrochai à mon siège pour ne pas en être éjecté. Le vieil homme se transforma en une femme ronde et petite puis en une jeune fille apeurée, enfin son image se fixa sur une petite fille. La pièce cessa de trembler. L'enfant s'avança vers moi. Ses yeux étaient humides, je lus la tristesse sur son petit visage. Elle tendit sa petite main vers moi. Je n'arrivais pas à la prendre car je ne savais pas de quelle manière l'être « milliard » prenait possession du corps d'un humain.
-Vous avez peur de moi? me demanda la fillette.
-Non, c'est juste que j'ai un peu de mal à cerner tes intentions.
-Je ne suis pas là pour vous persuader Monsieur. J'écoute attentivement cette conversation comme tous mes compagnons, seulement je sais que vous n'accéderez jamais à notre demande.
-Ah oui dis-je presque gêné devant l'enfant qui se trouvait devant moi.
-Oui reprit-elle en faisant volte-face. Quand nos parents ont décidé d'accéder à la mémoire unique, ils ne nous ont pas demandé notre avis.
-Votre avis? m'interrogeai-je.
-Oui, à nous. Les enfants.
Un coup de massue tomba sur mon esprit. Je n'y avais pas pensé. Les enfants. Ces petits humains qui n'avaient pas eu la chance de grandir. Ils étaient restés enfants, depuis des millénaires. Il n'avaient jamais eu la chance de rencontrer l'amour, de fonder eux aussi leur propre famille! Quelle folie! Les enfermer dans ce corps unique sans leur avoir demandé leur avis.
-Nous sommes des âmes pures vous savez et nous avons compris très vite ce qu'ils nous avaient fait, cependant, il nous est impossible de revenir en arrière. Vous avez parlé tout à l'heure du fait de serrer son enfant dans ses bras, et bien dites-vous que cela fait trop longtemps que nous, l'enfance de l'être unique, n'avons pas connu cette chaleur!
-Je suis sincèrement désolé pour vous tous, mais vous comprenez alors que je ne peux pas imposer cela à nos enfants.
-J'ai compris que vous étiez plus humain que l'ont été nos parents. Votre société a évolué différemment et je vous souhaite de réussir à sauver votre planète sans avoir à payer le même prix que nous.
-Mais je suis ici avec vous et je dois dire que je ne suis pas sûr d'en sortir vivant!
-Il faut vous dépêcher M. Hatchkins, nous sommes un petit groupe à retenir les âmes de nos pères!
-Mais me dépêcher de quoi?!
-D'oublier M. Hatchkins! s'écria la petite fille en me prenant les mains. Vous devez oublier cette découverte pour sauver votre humanité. Tant que vous serez vivant et en possession de ce savoir vous serez ici, avec nous jusqu'à ce que vous craquiez!
-Mais... je ne veux pas oublier! J'ai travaillé toute ma vie pour réussir à percer le secret de l'humain!
-Et vous avez trouvé M. Hatchkins. Même si vous oubliez, vous aurez toujours ce sentiment de satisfaction. Vous devez oublier cette journée! En totalité!
Je pensai tout à coup à cette femme. Celle que j'avais rencontrée ce matin en allant prendre un café à Bastille. J'étais sûr. Sûr qu'elle était la femme de ma vie.
-Attends une minute! dis-je à l'enfant en me rendant près de la petite table. Je veux du papier et un stylo!
-Nous n'avons pas le temps! Il faut oublier maintenant!
-Je veux juste écrire le nom de cette femme! S'il te plaît!
La pièce tremblait déjà. Les « milliards » essayaient de reprendre possession du corps. Un calepin apparut sur la table ainsi qu'un crayon. J'écrivis à toute vitesse le nom de l'élue de mon cœur, arrachai le bout de papier. Une goutte de sang perla de mon nez pour s'écraser sur le nom que j'avais inscrit. Je ressentais comme une forte pression dans ma tête. Je le pliai rapidement et le glissai dans la poche de mon pyjama, car oui, cet entretien s'était déroulé alors que j'étais en pyjama!
-Qu'est-ce qu'on fait maintenant?! criai-je à l'encontre de l'enfant.
La pièce était secouée dans tous les sens. Un bruit assourdissant tambourinait dans toute la pièce. La fillette prit mes mains dans les siennes.
-Fermez les yeux! me cria-t-elle.
-Et qu'est-ce qu'il va se passer répondis-je aussi en criant.
-Tu vas... oublier me dit-elle.
Le sol s'évanouit alors sous mes pieds et il me sembla tomber dans le vide. Je me réveillai en sursaut allongé dans mon lit, je venais de faire un rêve ou plutôt un cauchemar. Je ne me rappelai de rien mais la sensation bizarre de m'en être sorti me satisfit sur le coup.

 
M♥l♣ka


Un jour, ma mère m'a acheté en soldes une robe. J'étais si contente que j'ai dormi avec
   
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Je ne peux pas lire tout ça, je vais m'évanouir

  Je déteste le mistral, il est sec et souvent violent, son bruit est comme les youyous d'une sorcière
romy
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  Publié: 12 nov 2010 à 12:36 Citer vertical_align_bottom

Merci. Beaucoup.
J'attendais avec impatience un commentaire. Et je dois dire que je ne suis pas déçue. T'es remarques sont pertinentes et je prends note de cela pour mes prochaines nouvelles.
Merci encore d'avoir eu la patience de me lire.

bises

 
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